Et la fois où je visitais le royaume des chats

Une des questions qui revient le plus souvent à propos de mes voyages, c’est de savoir quelle ville ou pays j’ai préféré… et à chaque fois, je ne sais pas quoi répondre car chaque endroit a son petit quelque chose, chaque voyage apporte quelque chose de différent. Toutefois, une ville a su se faire une petite place toute spéciale dans mon coeur et semble vouloir se hisser parmi mes favorites: Istanbul. 

J’ai visité Istanbul pour la première fois en juillet 2009, et j’y suis retournée en mai 2014. C’est rare que je visite 2 fois le même endroit, mais je vous avoue avoir eu un gros coup de coeur pour cette ville. C’est peut-être dû à son architecture qui nous transporte vers les Mille et Une Nuits, ou à ce moment où je regardais le soleil se coucher sur les mosquées en fumant la chicha sur le pont Galata, ou aux gens sympathiques qui tentaient toujours de nous aider même s’ils ne parlaient pas ma langue, ou aux roses de toutes les couleurs qui égayent les jardins… ou peut-être, serait-ce dû à tous les chats?

Dudy au cours de sa première visite à Istanbul

Je me rappelle en avoir vu beaucoup lors de ma première visite; je me rappelle surtout de celui qui était carrément venu se poser sur mes genoux alors que j’étais assise dans un parc – j’étais charmée!

Le genre de situation qui peut m’immobiliser très longtemps…

J’étais contente de voir que non seulement ils étaient nombreux, mais ils étaient aussi plutôt en forme. En effet, on peut apercevoir régulièrement des bols d’eau et de croquettes un peu partout dans les rues qui leur sont destinés. Une ville qui fait attention à ses chats, c’est une ville que je peux difficilement ne pas aimer!

Quelques chats de la ville…

On les trouve partout, et partout ils sont rois!

En y retournant la 2e fois avec ma petite maman (autre fan incontestée des chats), si j’ai pu constater que mon amour pour la ville était toujours aussi fort, j’ai bien eu l’impression que la population féline avait quant à elle explosée! Ce qui n’était pas pour me déplaire, bien entendu. Je pense que le plus impressionnant était au parc Maçka Demokrasi où il y en avait vraiment partout! Sur la photo suivante, il y en a déjà 8 de visibles, ça vous donne une idée du nombre de chat au mètre carré. C’est assez impressionnant, non?

Véritable parc à chats!

Le souvenir le plus mignon que je garde, c’est ce monsieur qui tranchait sa viande de kebab et qui de temps en temps faisait « accidentellement » tomber un morceau par terre, comme si de rien n’était, au plus grand bonheur du chat qui s’y trouvait! On voit bien que s’occuper des chats fait parti de la routine pour les locaux.

Finalement, je sais bien qu’on en trouve partout des chats, mais je n’en avais jamais autant vu que dans cette ville. C’est vraiment un phénomène, au point qu’un film-documentaire a été réalisé sur les chats d’Istanbul: « Kedi« .  Pour les amoureux des chats, c’est vraiment à regarder, idéalement avec son chat sur les genoux!

Visionnement de « Kedi » avec Monsieur Travis, mon gros kedi à moi!

De mon côté, après le visionnement, je redoublais d’amour pour les chats et pour Istanbul!

Dudy (la crazy cat lady)

unnamedPour toutes les photos d’Istanbul, c’est ici!

PS: Voici la bande-annonce officielle de Kedi!

Et la fois où toute chance de devenir végétarienne un jour était anéantie

Je ne sais pas si c’est parce que je suis à la diète que j’ai envie de parler encore de bouffe, ou si c’est la grisaille qui me donne envie de retourner sous le soleil de l’Espagne, mais je vais partager avec  vous mon super week-end de carnivore à Salamanca. Enfin, mon samedi de carnivore, car je dois avouer que le dimanche, j’ai quand même eu besoin de prendre un break de protéines…

Quand je voyage, j’essaie de jeter un coup d’œil sur Internet pour dénicher des restos sympas, ou au moins éviter des attrapes-touristes. Ce n’est pas toujours concluant, mais parfois, c’est aussi le jack pot ! Je peux être un peu difficile sur la bouffe, je ne mange pas de poisson ni de fruits de mer, ce qui peut me limiter. Mais pour de la bonne viande, je suis là ! Et Salamanca avait de quoi me contenter (et me faire grossir !).

Midi : CUZCO Bodega

J’avais lu qu’ils avaient de bon tapas, et ça me semblait l’idéal pour luncher! En voyant les prix sur la carte, j’ai pris peur car je pensais que pour 3.80, j’aurais un petit bout de viande sur un bout de pain (comme j’avais déjà mangé à San Sebastian). Je me lance quand même, je prends deux ou trois trucs avec un petit verre de vin… et je me retrouve avec des morceaux de viande plutôt normale! Mais c’était si bon, si tendre, que je voulais en commander encore et encore! Mais bon, j’ai essayé d’être raisonnable, enfin juste assez pour éviter l’explosion sur les trottoirs de Salamanca! Voici donc un petit aperçu des tapas dégustés:

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Burrito de canard confit

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‘Solomillo Iberico’ avec fromage de chèvre

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Filet de porc à la sauce aux champignons

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‘Pluma Iberica’ au Pedro Ximenez

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J’ai un peu honte, mais j’ai pris un déssert!

On aurait pu croire que je n’aurais jamais plus eu besoin de manger après ce repas, mais il faut croire que j’ai un appétit (ou une gourmandise?) sans limite, et en plus, on mange tard le soir en Espagne alors j’avais eu le temps de bien digérer en découvrant la ville, et faire de la place pour une nouvelle expérience culinaire en soirée!

Soir: Bordadores 12

Je me disais que j’avais eu trop de chance le midi, que le soir ne pourrait pas être aussi bien… mais je faisais erreur! Je me suis régalée à nouveau: entrée, plat et… non pas de dessert, je n’en pouvais plus! Mais du bon vin, quand même! Voici donc de quoi ça avait l’air:

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Un délicieux risotto aux asperges en entrée

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Une savoureuse pièce de boeuf qui n’aurait jamais dû finir

Après ça, je me suis roulée jusqu’à l’hôtel, le ventre plein et les papilles régalées. Et la conviction que même si je le voulais par principe, jamais je ne pourrais me passer de manger de la viande…

Dudy (la carnivore)

unnamedPour toutes mes photos de Salamanca qui ne sont pas que de la bouffe, c’est ici!

 

 

Et la fois où je prenais le pouvoir à King’s Landing

Si vous vous demandez où se trouve King’s Landing, je vais devoir vous juger un peu, car ça signifie que vous ne regardez pas la série Game of Thrones, ou (presque) pire, que vous la regardez en français ! Le reste d’entre vous me verront donc venir avec une autre visite dans un lieu de tournage de la série.

*** Spoiler alert***

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves le 26-07-2016*

En effet, après avoir déjà partagé avec vous ma visite à Dorne/Séville, c’est cette fois à Dubrovnik que je me rendais enfin pour découvrir cette ville qui non seulement fait partie du patrimoine de l’Unesco, mais est aussi devenue une des villes clés dans la réalisation de GoT.

Bien entendu, je n’allais pas à Dubrovnik uniquement pour la série. Je savais que cette ville était à découvrir, et je n’ai pas été déçue par les quelques jours passés là-bas. Ok, juste un peu par les plages de galets et non de sable… mais la couleur de l’eau pourrait presque nous faire oublier cet inconvénient ! Cette ville a vraiment du cachet, depuis ses hauteurs ou depuis la mer.

Dubrovnik depuis les remparts

Dubrovnik depuis les remparts

La vieille ville est assez petite, donc on peut en faire le tour assez rapidement. Comme j’avais fait une petite recherche sur Internet avant mon départ, je savais déjà où ouvrir les yeux pour identifier les lieux de tournages de la série, et ils sont assez faciles à trouver au cours d’une visite régulière de la ville. Franchement pas nécessaire de payer un tour plutôt cher, sauf si vraiment vous voulez voir le moindre coin de rue apparaissant à l’écran. De mon côté, les sites principaux me convenaient très bien !

Depuis l’aéroport, un bus nous amène à l’entrée de la ville, Pile Gate, alors on commence tout de suite l’immersion !

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En commençant par une balade sur les remparts entourant la ville, on aura déjà une très bonne vue du Fort Lovrijenac, qui représente le Red Keep dans la série, avec quelques retouches numériques bien entendu.

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Juste à côté, le quai où on voyait Sansa et Littlefinger discuter, et le Fort Bokar où c’était au tour de Tyrion et Varys de papoter.

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Plus loin, on trouvera la tour Minčeta, où Daenerys demande conseil à la House of the Undying. Ce qui est ironique c’est qu’il y avait un poste mobile de la Croix-Rouge au lieu de notre Khaleesi. On ne veut vraiment pas que vous y mourriez !

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À l’autre extrémité de Pile Gate, on trouve St Dominika Street où se sont retrouvés les Manteaux d’Or, mais il y a aussi le fameux escalier où a commencé la Walk of Shame de Cersei Lannister !

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Finalement, j’ai aussi passé une journée sur l’île de Lokrum, qu’on atteint avec une balade de 10 minutes en traversier depuis le port. C’est très sympa d’y faire le tour, entre son jardin botanique, ses nombreux coins pour la baignade ou la bronzette, pour monter jusqu’au fort qui donne une vue superbe de la côte, ou pour voir des lapins et des paons se balader librement…

Vue depuis le fort de Lokrum

Vue depuis le fort de Lokrum

Mais aussi, parce que le monastère est aussi l’endroit où Daenerys a visité les pureborn de Qarth !

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Pour finir, on y trouve un petit centre d’interprétation qui vous raconte l’histoire de l’île, mais qui diffuse aussi  des vidéos sur le making-of de la série, où les acteurs louangent Dubrovnik et la Croatie en général… mais le plus fun, une copie du fameux Iron Throne ! Bon, en y regardant de plus près, elle n’est pas terrible, mais avec un éclairage tamisé, ça passe très bien pour une petite séance photo.

Comme vous pourrez le constater, c’est donc en visitant Dubrovnik que je me suis retrouvée Reine des Sept Couronnes !

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Valar Morghulis!

Dudy (the Queen)

unnamedPour plus de photos de Dubrovnik et l’île de Lokrum, c’est ici!

Et la fois où je passais un dimanche parfait à Trakai

Vous aurez sans doute constaté que je voyage pas mal, et c’est souvent avec un rythme assez soutenu pour essayer de maximiser mon temps lors de mes courts séjours, surtout en Europe. Mais parfois, j’ai envie de prendre ça un peu relax. Et parfois, je me retrouve dans un endroit parfait pour ça, comme lors de mon dernier week-end à Vilnius, où j’ai décidé de faire un petit tour à Trakai pour ma 2journée en Lituanie.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je me lève quand même tôt pour aller prendre le minibus à la gare de Vilnius qui mène à ma prochaine destination. Le tout pour un gros euro! Le samedi avait été pluvieux, mais 30 minutes plus tard, le soleil avait clairement décidé de m’accompagner jusqu’à Trakai. Il est 10h, et la ville me semble déserte. Je monte la rue principale, bordée de ses cottages en bois coloré et de ses églises. Les locaux émergent doucement, mais je profite du calme par cette belle journée d’automne, en faisant un crochet par le lac tout aussi endormi que la ville.

Lac Galvė qui entoure Trakai

Lac Galvė qui entoure Trakai

Une fois arrivée près du Château (l’attraction principale de la ville), il y a un peu plus de gens, mais tout le monde semble heureux d’être là. Je fais un tour, c’est très joli et on a même droit à une reconstitution de combat de chevaliers !

Le Château de Trakai

Le Château de Trakai

Je me dirige ensuite vers un resto recommandé, question de goûter quelques spécialités locales. Je suis un peu déçue par le kininai, qui me rappelle un pâté à la viande dans une forme plus originale. Je me régale des blinai, un type de crêpe de patates farcies avec du porc, et je complète avec des dumpling de porc gratinés… Parce que c’est toujours bon des dumplings ! Le tout agrémenté d’un petit verre de vin, bien sûr. Comme si ce n’était pas assez ou que je ressentais le besoin de faire des provisions pour l’hiver, je me prends un petit dessert de ricotta aux baies.

'Petit lunch léger'

‘Petit lunch léger’

Repue et pleine de félicité, je repars tranquillement en longeant le lac pour retourner au bus. Une charmante balade d’environ 30 minutes, au calme parmi les arbres colorés et le soleil d’automne. Je respire à grande bouffée sachant que, le soir-même, je serai de retour en ville, à Paris. Il n’y avait rien de très spécial à voir le long de cette balade, c’était que pour le bien-être que ça procurait. Et aussi pour digérer un peu !

Parfois, je fais rien de spécial en vacances, mais c’est justement ça qui rend le moment spécial.

Dudy (du dimanche)

unnamed Pour plus de photos de Trakai et Vilnius, c’est ici!

Et la fois où j’ai amené mes linges à vaisselle au Parthénon

J’ai la chance d’avoir encore ma grand-mère paternelle, ma grand-maman Monique. En plus, elle est cool, elle a même son propre Facebook ! Comme toute bonne grand-maman digne de ce nom, elle aime gâter ses petits-enfants. Un jour que je passais la voir dans le temps des fêtes, elle me sort un beau petit kit de linges à vaisselle aux couleurs de Noël ; mais avant de me les donner, elle tenait à s’assurer que je les utiliserais… Cré grand-maman!

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Ben oui, j’allais les utiliser ! J’en avais justement des vieux pas beaux à la maison, alors ça tombait bien! Mais comme elle ne pouvait pas savoir que j’étais vraiment sincère dans ma promesse de les aimer, les chérir, et potentiellement les utiliser pour essuyer ma vaisselle, il fallait bien que je lui prouve.

Son anniversaire de 75 ans arrivait bientôt, et toute ma famille serait réunie pour elle. Sauf moi, qui rate tout, comme d’habitude, parce que je suis à Paris. J’allais donc faire une petite vidéo (question que toute ma famille puisse rire de mon pseudo accent français) pour lui souhaiter bonne fête. Mais bon, c’est un peu plate de faire une vidéo juste pour dire « Bonne fête » alors je voulais le personnaliser un peu.

Revenons-en à nos torchons ; je voulais donc lui prouver que j’étais contente de les avoir, et je partais à Athènes à cette période-là, alors je me suis dit que j’allais les sortir un peu et que ça me ferait une niaiserie à dire dans ma vidéo.

Je les ai donc trimballés avec moi jusqu’au Parthénon, où j’ai fait l’effort (pour une fois!) de demander à un autre touriste de me prendre en photo avec lesdits torchons. Concept pas évident à expliquer sous son regard incrédule, mais ce n’est pas comme si j’allais revoir tout ce beau monde qui me regardait et devait se dire que ce n’est pas pour rien si je voyage seule…

Bref, j’étais contente de montrer fièrement ma photo avec mes linges à vaisselle dans ma vidéo pour ma grand-maman, ce qui établissait officiellement que je les aimais tellement, que je les amenais même avec moi en voyage !

Ce qui est con, c’est que c’est la seule photo que j’ai de moi à Athènes, avec des torchons dans les mains!…

Mes linges à vaisselle et moi, c’est l’amour depuis!

Mes linges à vaisselle et moi, c’est l’amour depuis!

Pas facile d’avoir des photos de soi en voyageant seule… je devrais peut-être investir dans un selfie stick! Mais c’est contre mes principes!

Dudy (qui fait encore la vaisselle avec ses torchons là!)

unnamed Pour toutes les photos d’Athènes, c’est ici!

Et la fois où je mangeais la pizza parfaite

Je pense que la plupart des gens seront d’accord si je dis que c’est bon, de la pizza. Dans mon cas, je spécifierais déjà « oui, mais pas n’importe laquelle ». Les pizzas congelées style Delissio n’ont jamais rien eu de délicieux pour moi, et les pizzas plus « authentiques » des restaurants italiens ont trop souvent une croute trop fine et sèche à mon goût. Rien à voir avec ma bonne pizza de la Pizzeria du Boulevard à Thetford avec sa bonne croute épaisse comme des petits pains ! C’est d’ailleurs celle que je considérais la meilleure au monde (enfin, de mon petit monde à moi), jusqu’à ce que je visite la ville de Naples en Italie, qui serait aussi la ville d’origine de la pizza.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

J’étais un peu sceptique, car les meilleures pizzerias là-bas sont souvent réputées pour leur pizza margherita, une variété que je n’aurais même pas idée de commander au Québec ou à Paris (que du fromage et de la sauce tomate, vraiment ?). J’avais donc prévu au programme deux pizzerias faisant partie du top des tops à Naples. C’était donc la pizzeria Sorbillo VS la pizzeria Da Michele !

Sorbillo

Challenge accepted!

Challenge accepted!

J’arrive juste à temps, 5 minutes avant l’ouverture où une petite foule est déjà attroupée devant la porte. Une fois à l’intérieur, je me retrouve à partager la table d’un autre voyageur solo car l’endroit s’est rempli en 30 secondes. Il y a plein de variétés de pizza au menu, mais question de tester la chose, je choisis ladite margherita (extra fromage, quand même !). Mamma mia ! Le fromage est frais et élastique à souhait, la sauce tomate est fraîche et savoureuse, et la pâte n’est pas trop fine et juste bien cuite à mon goût, et les petites feuilles de basilic viennent en parfumer le tout. Bref, je me régale, et ça tombe bien parce qu’elle est tout de même très grande, cette pizza ! Avec une bouteille d’eau (toujours payant en Italie !), j’en ai pour la modique somme de 6.50€, et y’a plus de place pour le dessert ! Enfin, pas tout de suite après…

Da Michele

C’est sans doute la pizzeria la plus connue internationalement, surtout si vous avez lu ou vu « Eat Pray Love ». C’est la fameuse pizzeria décrite dans le roman d’Elizabeth Gilbert, dont le rôle est aussi tenu par Julia Roberts. C’est donc là qu’elle décrit la meilleure des pizzas au monde, et je voulais en avoir le cœur net. Là-bas, le menu est simple car on a le choix entre deux pizzas uniquement : margherita ou marinara. La seconde étant seulement de la tomate, de l’ail, de l’origan et de l’huile (pas de fromage !!), une fois de plus je me vois dans l’obligation de demander une margherita extra-fromage, per favore. Je dois avouer que je comprends le petit air satisfait de la photo de Julia qui trône sur le mur du restaurant (pas très déco sinon). Elle aussi est vraiment, vraiment bonne… et toujours à un prix aussi doux (7€ comprenant 1l d’eau !).

Pareille que Julia, juste un peu plus sweaty!

Pareille que Julia, juste un peu plus sweaty!

Verdict *roulement de tambour*

Je pense que j’ai une petite préférence pour Sorbillo. Peut-être parce que c’était la première margherita avec laquelle je pouvais me vanter de m’être régalée.  Peut-être parce qu’elle était juste un peu meilleure aussi ! Ce qui est sûr, c’est que les pizzas par la suite me semblent bien tristounettes, et tous les ingrédients du monde ne me feront plus autant saliver que ma petite margherita de chez Sorbillo…

Pizza margherita de Sorbillo

Pizza margherita de Sorbillo

Dudy (l’Italienne)

unnamedPour toutes mes photos de Naples, c’est ici!

Et la fois où je faisais un tour dans le sud de Westeros

Au cours de mes nombreux voyages, il m’arrive de visiter des lieux de tournage. C’est généralement de façon volontaire, par exemple à Londres où j’avais fait mon petit pèlerinage jusqu’à la maison de Bridget Jones, ou encore dans le désert de Tunisie pour voir le village Mos Eisley dans Star Wars. Mais ce qui est encore mieux, c’est quand je visite un endroit qui devient par la suite un lieu de tournage d’un film ou d’une série très cool, par exemple Game of Thrones !    

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

En septembre 2014, j’ai eu la chance de visiter Séville en Espagne. Avec 30 degrés, c’était encore l’été et donc week-end parfait pour découvrir cette superbe ville et ses nombreux charmes, des plus classiques aux plus modernes. En plus on y mange plein de bonnes choses pour pas très cher, mais bon, cet article n’est pas dédié à la bouffe comme celui de Porto !

J’ai donc fait la visite du Real Alcázar de Sevilla, un palais qui date de l’an 844 bien qu’il ait été un peu retapé et modifié depuis. C’est ce qui explique son style unique vu toutes les influences subies au fil du temps. On se croirait plutôt en Turquie qu’en Espagne lorsqu’on le visite d’ailleurs ! Bref, il est vraiment magnifique et ses jardins le sont tout autant.  Mais ce que je ne savais pas encore à ce moment-là mais que j’ai appris peu de temps après, c’est que l’Alcázar allait en fait devenir les Water Gardens de Dorne en vue de la saison 5 de la série Games of Thrones !

Il aura quand même fallu que j’attende 6 mois avant de pouvoir voir le résultat… Et je dois avouer que j’étais un peu trop enthousiaste dès qu’une scène se déroulait dans la plus chaude des régions de Westeros!

Water Gardens of Dorne

Water Gardens of Dorne

Ma photo du Real Alcazar

Ma photo du Real Alcazar

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L’arrestation d’Ellaria Sand

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Donc voilà, j’y étais et peut-être que sans le savoir, j’attendais mon chéri Oberyn Martell?
Oberyn Martell, mon chéri aussi hot que Dorne!

Oberyn Martell, mon chéri aussi hot que Dorne!

Dudy de Dorne

Dudy à l’Alcazar attendant Oberyn

En attendant, j’ai bien envie d’aller à Dubrovnik pour visiter King’s Landing…

Dudy (de Dorne)

unnamedPour toutes les photos de Séville, c’est ici!

Et la fois où j’ai mangé comme une cochonne à Porto

Je sais, si on pense à la ville de Porto, on s’imagine plutôt en train de boire que de manger. Mais moi, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt de boire du vin accompagné de chocolat.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Et pendant mon week-end à Porto, mon coup de cœur n’a pas été la dégustation de porto aux Caves Kopke (même si c’était très sympathique), mais plutôt la découverte de la Taberna Santo Antonio !

Dégustation de Porto

Dégustation de Porto

En effet, je suis arrivée à Porto en fin de soirée avec mon amie, et il pleuvait tellement que nous avions juste envie de trouver notre hôtel, aller manger, et rentrer. Sur les bons conseils du réceptionniste, on se dirige vers ce restaurant (qui n’en avait pas vraiment l’air vu de l’extérieur) et on y entre sans trop de conviction. Et c’est là que la magie a commencé ! On se rend compte que l’endroit est géré par une famille (qui parle français en plus !). Le garçon au service et la mère en cuisine. On est accueillies comme si on était de vieux amis, gentiment mais sans chichis, et on nous fait goûter le vinho verde tout en nous expliquant le menu. En effet, pas de menu traduit en anglais pour les touristes. Ici, le menu écrit en portugais change tous les jours en fonction des envies de la mamã. On commence donc avec nos entrées, et notre quart de vin chacune (pas de vinho verde pour moi, ce sera du rouge !). On passe ensuite au plat principal… My God, c’est immense !

J’avais opté pour la francesinha, question de commencer par un plat typique. On pourrait comparer ça un à genre de croque-monsieur (pain, jambon, fromage), servi avec un œuf sur le dessus et plein de sauce. Servi avec des frittes, au cas où ça ne suffirait pas… Mon amie avait quant à elle opté pour un autre classique, lebacalhau (morue) accompagné de arroz de feijão (riz aux haricots). Je ne pourrais pas dire pour le poisson, mais le riz était tellement bon que j’en ai mangé malgré ma propre assiette d’ogresse ! Je pense qu’à ce moment-là, on avait déjà dû déboutonner nos pantalons… Mais quand on nous a offert le dessert, on ne pouvait juste pas refuser.  Cet endroit était reconnu pour sa mousse au chocolat, il y avait même un article de journal sur celle-ci accroché au mur, alors il fallait bien tester !

Notre repas « léger »

Notre repas « léger »

La soirée avançait, et à force de discuter avec le serveur et la mère qui venait s’assurer qu’on se régalait, et de prendre des photos avec eux, on se sentait vraiment comme à la maison. On prend donc le digestif, une eau de vie qui nous a bien arrachés la gueule (même pour des alcoolo comme nous !). Mais il fallait bien quitter à un moment ou à un autre (pour mieux revenir !), alors on finit par demander l’addition : un gros total de 23 euros. On regarde et regarde encore, on se dit qu’ils ont dû oublier quelque chose ! Mais non. Entrée, plat, dessert, quart de vin et digestifs en quantité et qualité ; le tout dans une ambiance des plus chaleureuses pour un gros 11.50 euros par personne.

Porto, je t’ai aimé dès le premier soir !

Dudy (la grosse)

unnamedPour toutes mes photos de Porto, c’est ici!

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Et les fois où je trouve ça dur de repartir

Je vis à Paris depuis 2008. L’été 2007, j’ai rencontré un gars à Paris pendant un voyage/stage, et après avoir dû rentrer pour terminer ma dernière session d’université, j’ai lâché ma job et mon appart pour venir dans la Ville Lumière.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Quoi de mieux que de découvrir Paris avec un nouvel amoureux ? Par la suite, il y aura des hauts et des bas, je commencerai à avoir une vie plus normale et faire moins touriste, je finirai par quitter le mec en question… mais 7 ans plus tard, je serai toujours à Paris. J’ai une bonne job ici pour l’instant, et surtout, c’est tellement facile de voyager depuis l’Europe ! Plein de destinations sont à portée de main, même pour un court week-end, en plus des tonnes de compagnies aériennes low-cost qui se font compétition pour mon plus grand plaisir. En plus, le vin n’est pas cher. Quoi demander de mieux ?

Tout ce qui me manque ici, c’est ma famille, mes amis et le bon lait du Québec. Pis toutes les autres cochonneries sucrées ou grasses que je ne retrouve pas en France bien sûr ! C’est pourquoi faut bien que je retourne « chez nous » de temps en temps, au moins une fois par année.

C’est tellement le fun de retrouver mon monde, ma famille et mes amis, comme si on s’était vu hier. Surtout ma nièce qui s’en vient de plus en plus cute, et même mon filleul qui ne me reconnaît pas encore et qui me boude niveau câlin… Je profite à fond du temps passé avec ma mère, je vois le plus d’amis possible, et je retrouve ces moments où je ne faisais pas nécessairement grand-chose avec eux, sinon de niaiser sur le divan en regardant la télé ou en jouant à un jeu d’ordinateur « comme dans le temps », comme si je n’étais jamais partie.

Sauf qu’au bout de mes deux semaines habituelles, mon départ approche et j’ai comme une boule dans le ventre qui grossit au fur et à mesure que l’heure de partir pour l’aéroport se rapproche. Pis les 3 maudites heures d’attente me paraissent tellement plus longues au retour parce que me sens 100 fois plus seule à me demander pourquoi je quitte encore ceux que je suis venue retrouver.

La dernière fois que je suis rentrée au Québec, j’y passais un peu plus longtemps, et mon meilleur ami m’a dit qu’on avait passé trop de temps ensemble… Je ne comprenais pas avant qu’il m’explique « que d’habitude, si on se voit juste un petit peu, c’est comme plus facile quand tu repars… ». Ouch. Comme si le fait de passer parfois en coup de vent était plus facile au final pour pouvoir se dire que ma présence était une hallucination et de continuer à vivre comme si je n’existais pas vraiment en réalité et que ma courte présence n’avait été qu’un mirage.

J’aurais pu pleurer quand il m’a dit ça. Je fais la fière comme ça, mais je trouve ça tellement dur parfois et je m’ennuie tellement de lui et des autres. Mais j’ai retenu mes larmes. Après tout, c’est moi qui ai décidé de partir, non ?

Dudy (qui parfois s’ennuie)

Photo d’une époque où j’étais encore au Québec

Photo d’une époque où j’étais encore au Québec

Et la fois où j’ai joué avec des gros guns en robe de soirée

Comme j’ai presque autant de plaisir à préparer mes voyages qu’à les vivre, j’utilise beaucoup les sites comme le Routard pour avoir une idée d’itinéraire à adapter, ou TripAdvisor pour me donner des idées de choses à faire.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

En général, les activités proposées en top 10 sont généralement sans grande surprise : principaux monuments, châteaux, musées, parcs… D’où mon étonnement le jour où j’ai voulu planifier mon long week-end à Budapest où se trouvait en première place le Celeritas Shooting Club. Comprenant qu’il s’agissait d’un club de tir (d’armes à feu), je suis un peu perplexe, et je me dis que jamais je n’allais faire ça. Mais ma curiosité est piquée ; les commentaires sont excellents, tant par ceux qui venaient célébrer des enterrements de vie de garçon que par des femmes.

Cinq minutes plus tard, je réservais une session, décidant que ce serait mon challenge du week-end. (En vérifiant aujourd’hui, le numéro un sur TripAdvisor est un musée de machines à boule. Original, mais l’expérience n’aurait surement pas été la même !)

J’arrive donc à Budapest, une ville magnifique soit dit en passant, et après avoir retrouvé mon studio à deux pas du Parlement, je me balade un peu avant qu’il soit l’heure de me diriger au club. C’est en dehors du centre, donc environ 1h avec le tramway et le RER (un train qui semble sortir d’une autre époque). Au moment de descendre, je me retrouve dans ce qui semble être un parc industriel, pas trop bien indiqué, et à ce moment-là je me demande si je ne vais pas me retrouver victime d’un film du genre Hostel.

Une fois l’entrée trouvée, on se retrouve dans le sous-sol vouté d’un bâtiment, dans une salle d’attente avec une grille du genre prison qui nous sépare de la « zone armée ». On remplit un formulaire avec quelques notions de sécurité, et surtout une clause de non-responsabilité ! (Est-ce que j’avais prévenu ma mère que j’allais là, moi ?). On vient enfin nous chercher, avec les lunettes et le casque pour protéger nos tympans, et on nous fait passer du côté de la salle de tir. Toutes les armes sont étalées sur la table et on nous fait une belle présentation, comme si c’était des Tupperware. Il y a tout un choix de packages selon les armes qu’on veut essayer. Personnellement, j’avais opté pour le « Greatest Hits » qui me semblait contenir tous les noms que je connaissais grâce aux films et aux romans : Ruger, Glock, Smith & Wesson… et dans les plus gros, un Uzi, une Kalashnikov et un fusil à pompe ! Moi qui ne peux m’empêcher de fermer les yeux chaque fois que je donne un coup de marteau, ce n’était pas gagné…

Un aperçu du pack 'Greatest Hits'

Un aperçu du pack ‘Greatest Hits’

Malgré la fraîcheur de la cave, j’ai l’impression que les 40˚ de l’extérieur nous rattrapent. Je n’ai jamais trippé sur les armes en général et j’avais vraiment la chienne (de tuer quelqu’un involontairement, bien entendu). Mais les gars du club sont des pros, et je me porte finalement volontaire pour tirer en premier. Consignes de bases : ne vise pas le plafond, ni le plancher, et pointe toujours l’arme devant toi. Simple mais efficace.

Je commence donc avec le plus petit. Bon ok c’est pas si pire… puis un semi-automatique… « Place bien ta main si tu veux pas te faire arracher la petite peau entre le pouce et l’index avec le recul du chargeur ! »… Puis vient le calibre Magnum. Il est lourd. J’ai les mains moites et je sens que je vais l’échapper. Quand je tire, je vois le feu exploser un peu trop proche de mes lunettes embuées par ma sueur. Et le gun remonte à 90 degrés vu la force du tir. Je capote un peu! Je ne peux pas encore dire que j’aime ça à ce stade-là, mais je peux dire que je réalise vraiment tout ce que ça implique d’avoir une arme à feu entre les mains ! Puis on passe aux gros guns qu’on voit dans les films de guerre. J’ai mal partout (mine de rien c’est lourd tout ce bordel !) et je suis toujours aussi stressée. Après un coup de fusil à pompe, je dois le redéposer parce que j’ai plus de force. C’est là que le gars me propose de le tenir au niveau de la hanche, charger et tirer. Et là je me suis vraiment trouvée cool !

Une fois terminé, je peux enfin relaxer, car c’est maintenant le temps du shooting photo ! Pas mal moins stressant quand toutes ces belles armes sont enfin déchargées ! C’est d’ailleurs là que la robe de soirée intervient.

J’avais une amie à l’époque qui avait visité le Portugal, et sur les photos je la voyais en petit talons hauts… Je lui disais que ça n’avait aucun sens de visiter une ville comme ça, et que dans ce cas j’irais bien tirer en robe. J’ai sans doute eu l’air un peu fou devant le reste du groupe, mais telle Mme Smith (sans son Mr Smith, par contre), j’ai pu faire un shooting très drôle et ça m’a fait des souvenirs plus originaux encore !

Dudy alias Mme Smith

Dudy alias Mme Smith

Car comme disait le gars qui prenait des photos vraiment chouettes : « Qu’est-ce qui est mieux qu’un Smith & Wesson ?… Deux Smith & Wesson ! ».

'Qu'est-ce qui est mieux qu'un Smith & Wesson? DEUX Smith & Wesson!' -Le coach

‘Qu’est-ce qui est mieux qu’un Smith & Wesson? DEUX Smith & Wesson!’ -Le coach

NB : J’espère que vous aurez compris que je ne fais pas du tout l’apologie des armes à feu dans ce texte ! Je continue à en avoir un peur, et même si dans un contexte bien encadré comme celui-là j’ai pu (finalement) prendre plaisir à essayer de viser le front de ma cible en papier, tu prends vraiment conscience du fait que ce n’est pas un jouet, que c’est pas aussi simple à manier que ce que les jeux vidéo ou le ciné nous laissent croire, mais surtout que le danger est sérieux. Je continue toujours de penser que ça devrait être interdit partout dans le monde ! Mais l’expérience en valait la peine… Peace !

Je vous laisse d’ailleurs sur une petite vidéo qui vous montre mon désespoir à la dernière seconde!

Dudy (Mme Smith)