Et la fois où je pensais vomir dans la Baie d’Ha Long

Je commence à avoir quelques pays d’Asie sur ma petite carte du monde, et les gens s’étonnaient toujours de ne pas y voir apparaître le Vietnam. Ça faisait longtemps qu’on m’en parlait, surtout de la fameuse Baie d’Ha Long; c’est donc en avril dernier que j’ai décidé de remédier à la situation en partant avec quelques membres de ma famille. Je suis partie le 1er avril, mais croyez-le ou non,  je vous jure que ce n’est pas une blague : je l’ai fait en voyage organisé !

En fait, je m’incrustais dans un voyage organisé depuis le Québec, question de pouvoir rejoindre ma mère et ma tante sur place, mes partners de voyage par excellence. Je me suis dit que pour une fois, je n’aurais pas à me casser la tête avec la logistique et que je pourrais profiter un peu plus en me laissant guider. En plus, on avait un super guide local et pour une fois je pouvais comprendre un peu plus l’histoire et le contexte du pays que je visitais grâce à lui!

Bref, quelques jours après notre arrivée au Vietnam, nous allions donc embarquer en matinée sur le bateau qui nous ferait traverser ce site mythique faisant d’ailleurs partie du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre beau bateau qui a mis les voiles juste pour se la péter le temps d’une photo!

Pour notre première journée, le ciel était plutôt nuageux et ne nous offrait pas la lumière nécessaire pour profiter de la Baie dans toute sa splendeur. C’était quand même plutôt impressionnant de traverser tous ses îlots (plus de 1500 !), à travers lesquels les bateaux pourraient facilement y jouer à cache-cache, tellement la Baie est vaste.

Notre premier aperçu de la Baie d’Ha Long

Une fois les amarres larguées pour le reste de la journée, nous avons pu faire une première excursion jusqu’à la grotte de Hang Luan. En prenant une petite barque, on passe pas une petite ouverture dans la pierre qui nous mène à un lac au mileu de l’îlot rocheux. C’était tellement beau et on avait tellement cette impression de grandeur que même notre groupe de joyeux lurons a fini par contempler en silence le paysage. Certains se plaisent à dire que ce serait dans cette grotte que James Bond cache son bateau dans  le film Tomorrow Never Dies… même si en vérifiant les sources, on apprend que tout a été filmé en Thailande et non au Vietnam où il est censé se trouver!

L’entrée de Hang Luon

Retour au bateau, un plateau d’ananas bien frais et juteux nous attendait, parfait pour déguster tout en regardant le soleil se coucher sur la Baie. Enfin, je dirais plutôt dévorer à en être malade vu la quantité que j’ai engloutie, même si ce n’est pas encore à ce moment là que j’ai voulu vomir !

Coucher de soleil sur Ha Long

Le lendemain, réveil aux aurores avec une petite session de stretching, tai chi et massage. Le soleil était cette fois au rendez-vous pour la journée!

Lever de soleil sur Ha Long

Après le petit-déjeuner, nous sommes doncs aller visiter Hang Sung Sot, aussi appelée la Grotte des Surprises. C’était la première fois que je visitais une grotte aussi immense, et j’ai bien apprécié la balade qui permettait de l’explorer avec ses lumières colorées qui mettait en valeur les différentes formes et reliefs de la grotte.

On est ensuite retournés au bateau et on a nagivué pour rentrer doucement au port, cette fois avec le soleil pour des photos beaucoup plus satisfaisantes, qui n’ont toutefois pas réussi à capturer toute la beauté et l’immensité du lieu.

 

Mais alors, à quel moment au milieu de tant de beauté ai-je bien pu avoir envie de vomir? Non, ce n’est ni le mal de mer ni les prix prohibitifs du bar à bord qui m’ont donné mal au coeur, mais bien les odeurs de gasoil.

Malheureusement, les bateaux remplis de touristes qui envahissent la Baie sont loin d’être eco-friendly, et l’odeur entêtante du fioul vient un peu gâcher le tableau. J’ai eu beau essayer d’en faire abstraction, après le repas du soir et les fenêtre de la cabine ouvertes, j’ai eu la nausée au point de devoir sortir de table et aller m’appuyer sur la rambarde, tête au-dessus de l’eau et n’osant pas rentrer à ma cabine… Ce n’est pas ce qui nous vient en premier à l’esprit en pensant à Ha Long, non? En attendant, on peut seulement espérer qu’un jour, les bateaux seront plus propres et redonneront tout le charme qui est dû à un tel panorama.

D’ailleurs si vous avez envie de voir de jolies images de la Baie d’Ha Long (sans odeur!), faites comme moi récemment et regardez le (pas très récent) film Indochine. Par contre, je dois dire que je ne sais pas ce que j’ai trouvé le plus beau entre les paysages dans le film et Vincent Perez du haut de ses 27 ans!

Vincent Perez dans le rôle de Jean-Baptise (Indochine) © Jean-Marie Leroy/Sygma/Corbis

Vous pouvez aussi regarder le nouveau King Kong qui y a également été filmé, mais ce sera tout de suite moins glamour…

Dudy (qui n’a pas trouvé Jean-Baptise à Ha Long)

unnamedPour toutes les photos de Ha Long et ses environs, c’est ici!

Et la fois où je nageais avec plein de poissons

Je ne suis pas douée dans tout, et même si j’adore la mer, je suis un peu moumoune aussi de m’y aventurer car je ne suis pas vraiment une super nageuse. J’avais essayé le snorkeling pour la première fois au Cambodge en 2009, et ça n’avait franchement pas été un succès.

D’une part, j’hyper-ventilais en essayant de respirer avec le tuba, et d’autre part, j’étais un peu inquiète d’être lâchée au milieu de la mer au-dessus d’un paquet d’oursins qui semblaient en vouloir à mes pieds ! Je n’avais donc pas spécialement apprécié l’aventure, et pendant longtemps, je n’ai pas tenté d’en refaire. Jusqu’à ce qu’un produit miracle arrive sur le marché et me réconcilie avec le snorkeling !

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves le 27-05-2016*

Non, je ne vais pas vous faire une info-pub ! Mais quand j’étais aux îles Gili en Indonésie l’été dernier, je me suis rendue compte que certaines personnes avaient de drôles de masques de plongée. Une gentille dame m’a d’ailleurs offert de l’essayer pour observer une grosse tortue qui se baladait tranquillement tout près de la rive… et là, ce fût la révélation ! J’avais trouvé un masque qui me permettait de respirer normalement sous l’eau, par le nez ou par la bouche, et pour une fois de profiter de la vue sans avoir peur de mourir noyée ou asphyxiée : le masque de snorkeling Easybreath Tribord. Bon, ça ne donne pas un look d’enfer et on se fait regarder un peu bizarrement lorsqu’on l’enfile, mais pour les débutants comme moi, c’est juste MAGIQUE ! Je regrettais tellement de ne pas en avoir entendu parler avant pour en profiter en Indonésie…

Look d’enfer!

Look d’enfer!

Heureusement, je repartais en Thaïlande en automne, et cette fois, j’étais bien décidée à profiter de mon masque d’extra-terrestre ! C’est donc depuis la plage de Koh Samui que mon amie et moi avons décidée de booker un tour desnorkeling vers Koh Pha Ngan. C’était une bonne approche, mais la mer était malheureusement un peu sale. On s’est donc reprises depuis Koh Lanta, avec le tour des 4 Islands.

Le premier stop était au milieu de la mer, depuis le bateau et j’étais encore un peu hésitante, mais une fois rassurée par le fait que je flottais, j’ai pu commencer à profiter… mais c’est lors de l’arrêt suivant, depuis la plage, que j’ai vraimentKIFFÉ (en bonne française que je suis !).

La vision était meilleure, il y avait plein de corail, de plantes, et des poissons de styles et de couleurs différents. Le coin était tranquille alors je pouvais profiter tranquillement du silence comme si j’étais seule au monde parmi les poissons. J’aurais pu rester comme ça pendant des heures, mais il fallait bien repartir !

Je partage avec vous deux vidéos (qui ne rendent pas aussi bien, évidemment!) mais qui vous donneront un aperçu !

Dudy (qui barbotte)

Et la fois où j’ai marché pendant 3 jours

Après vous avoir raconté mon vol en montgolfière à Bagan, je poursuis avec une autre histoire sur mon voyage au Myanmar. En effet, il y avait encore une nouveauté pour moi dans cette aventure : un trek de trois jours pour se rendre de Kalaw au Lac Inle. Pour moi qui aime bien mon petit confort minimum – toilette, douche et lit, c’était un nouveau challenge!

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves le 21-04-2016*

Faute de temps pour ce voyage, j’ai dû enchaîner ce trek après une nuit en bus depuis la capitale. Arrivée en plein milieu de la nuit dans la petite ville de Kalaw, je trouve le seul café ouvert pour manger un morceau, avant de trouver un hôtel qui daignera bien me laisser une chambre (pré-utilisée pour un gros 3€!) pour 1h ou 2, question de prendre une dernière douche chaude avant le départ – vous aurez compris que je redoute un peu l’hygiène dans les 72h à venir !

Je retrouve donc l’agence Eversmile, qui formera deux groupes de 12 personnes (un peu plus gros qu’à l’habitude en raison de la fin de saison). Moi qui n’ai pas trop l’esprit de communauté, je sens que ce sera déjà un challenge de me taper un tel groupe pendant trois jours… Après avoir fait ses réserves de papier de toilette – on nous avertit qu’il n’y en aura pas en route, c’est le grand départ !

La première journée commence doucement, les paysage ne m’impressionnent pas encore, mais la marche est tout de même sympathique. Heureusement, car 6-7 heures de balade nous attendent! Pour la pause déjeuner, on était plutôt choyés, c’était bon et généreux, je ne comprends toujours pas pourquoi j’avais entendu de mauvais commentaires sur la bouffe au Myanmar. Mais c’est vraiment en fin de journée (le soleil se couche tôt quand même) que je commence à apprécier le décor, avec le soleil qui décline sur les champs de riz et les montagnes.

Jour 1

Jour 1

On arrive enfin à notre premier hôtel 5 étoiles… je rigole, c’est chez l’habitant que nous passerons la nuit. Une maison en bois, avec à l’étage un tas de matelas (enfin, épaisseur tapis de yoga, on s’entend !) et des couvertures. La nuit tombe vite et la seule « douche » (un bac rempli d’eau avec un petit bol en plastique pour verser l’eau) ne suffit pas pour tout notre groupe avant qu’il ne fasse noir et froid. Ce soir, ce sera une douche aux lingettes humides ! La grande fan de camping en moi doit prendre sur elle, surtout du fait de ne pas pouvoir se laver les cheveux. Faut dire que la marche se fait au gros soleil et souvent dans des sentiers poussiéreux. Mais bon, c’est l’aventure !

La nuit chez l’habitant

La nuit chez l’habitant

Le deuxième jour, je me réveille avec le soleil avant tout le monde (enfin, sauf la famille qui nous accueille, bien entendu). J’apprécie ce moment de tranquillité, qui donne l’impression d’être vraiment seule et loin de tout. Après un bon petit déjeuner, c’est reparti pour un autre 6-7 heures de marche. Les paysages me semblent plus beaux cette journée-là, et je papote un peu avec notre gentille guide sur sa vie et son pays. Bref, c’est une belle journée, mais bien fatigante aussi !

Jour 2

Jour 2

Le soir, je prendrai la douche la plus pittoresque de ma vie : non seulement c’est encore un bac d’eau, mais contrairement à celle de la veille qui était tout de même isolée, cette fois le bac se trouve entre 4 murs de planches pas trop étanches, pratiquement dans le milieu de la cour. Bref, de là où on dormait à l’étage, si quelqu’un avait eu la bonne idée de sortir sur le balcon, il aurait eu droit à tout un show !

Douche à gauche, toilette à droite…

Douche à gauche, toilette à droite…

Le 3e jour, on se réveille une fois de plus à l’aube. Les paysages sont très différents ce jour-là, tandis que nous approchons de notre destination. Nous avons tout de même quelques heures de marche encore devant nous, bien sûr ! A l’heure du lunch, on retrouve un peu plus la civilisation pour manger dans un vrai resto. Ensuite, c’est en bateau que nous traversons le lac Inle pour atteindre la ville de Nyaung Shwe. Ce qu’il y a de particulier sur ce lac, ce sont les pêcheurs et leur façon de se tenir en équilibre tout au bout de leur embarcation ! Après une petite heure de traversée, c’est la fin officielle du trek.

Maisons sur pilotis du lac Inle

Maisons sur pilotis du lac Inle

Pêcheurs du lac Inle

Pêcheurs du lac Inle

Je peux enfin rejoindre mon hôtel, et sous une vraie douche bien chaude, oublier les ampoules, les muscles des jambes endoloris, les coups de soleil, ces trois jours de toilettes turques, et effacer toutes ces traces de poussière sur mon corps. Ce qui ne s’effacera pas toutefois, ce sont les souvenirs de cette excursion inoubliable!

Dudy (la fausse roots sportive)

unnamed Pour toutes les photos de la randonnée, c’est ici!

Et la fois où je survolais 2000 temples en montgolfière

Après avoir visité la Thaïlande et l’Indonésie en 2015, j’avais envie d’une destination un peu moins touristique et plus authentique. Ça faisait déjà un bon moment que je rêvassais de visiter le site archéologique de Bagan, moi qui avais été charmée par Angkor au Cambodge. C’est donc ce que j’ai fait le mois dernier ; toute seule comme un grande, sac sur le dos, j’ai pris l’avion direction Yangon, Myanmar !

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves le 21-03-2016*

J’ai pu trouver ce que je cherchais dans ce pays qui est encore méconnu, quoique  de plus en plus populaire. Même en visitant Shwedagon, la plus grande pagode de la capitale, je pense avoir croisé tout au plus quatre touristes européens… on est loin d’une visite en Thaïlande à Doy Suthep, une pagode envahie par les touristes qui crient et ne respectent rien ! J’étais aussi un peu surprise de voir que tous les hommes (même les jeunes) portent le longyi (genre de sarong), de la campagne à la capitale. J’ai donc passé deux semaines fort agréables, et j’avais gardé Bagan pour la fin, question de finir en beauté.

Les deux premiers jours, je me suis levée aux aurores pour contempler le lever du soleil au sommet d’un des innombrables temples, pour les visiter ensuite en passant de l’un à l’autre avec mon ebike loué pour la journée, puis à  terminer la journée au sommet d’un autre temple pour regarder le soleil se coucher. C’était magnifique, et j’ai surtout aimé le fait de m’être retrouvée pratiquement seule dans de nombreux temples pendant la visite ! C’est un luxe qu’on ne retrouve que difficilement maintenant en voyage, surtout pour un site pourtant connu et populaire. Le matin, on voyait les montgolfières survoler le site et c’était de toute beauté avec les lumières de l’aube, et j’avais bien hâte que ce soit mon tour d’en faire l’essai ! J’ai donc booké mon vol avec la compagnie Balloons Over Bagan, que je recommande pour leur professionnalisme.

Lever de soleil au temple Bulethi

Lever de soleil au temple Bulethi

Le troisième matin, on est donc venu me chercher dans un bus datant de la Deuxième Guerre Mondiale tandis qu’il faisait encore noir, pour nous amener à un immense terrain vague. De là, nous pouvions regarder le processus pour gonfler les ballons, tasse de thé à la main.

Préparation du ballon

Préparation du ballon

Je dois avouer que j’avais une légère appréhension, imaginant le ballottement des nacelles et la hauteur à laquelle j’avais pu apercevoir certaines  montgolfières la veille. Toutefois, une fois tout le monde à bord, c’est tout en douceur que nous nous sommes élevés dans les airs. Et tout le reste de notre vol à environ 600 pieds a été aussi smooth, ce qui était pas mal du tout, surtout pour prendre des photos ! Ce qui est génial avec le vol en montgolfière, c’est d’avoir cette perspective du ciel, cette vue d’ensemble. En se promenant dans Bagan, on voit bien qu’il y a des temples partout… mais depuis les airs, on comprends mieux l’ampleur du site! Mais une fois de plus, je pense que les photos seront plus parlantes que mon texte :

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Après environ 1h de vol, nous sommes redescendus sur terre pour être accueillis par l’équipe pour un petit déjeuner au champagne. Normal à 8h du matin, me direz-vous ! En bref, malgré l’investissement important que ce vol en montgolfière représente (il faut compter dans les 300$ US…), je pense qu’il faut se l’offrir une fois dans sa vie – et tant qu’à faire, aussi bien choisir un site magnifique comme Bagan !

Les montgolfières sont même équipées de GoPro pour nous offrir un petit souvenir!

Les montgolfières sont même équipées de GoPro pour nous offrir un petit souvenir!

Dudy (up in the air)

unnamedPour voir toutes les photos prises avant, pendant et après le vol, c’est ici!

Et la fois où le ciel était constellé de lanternes

En novembre dernier, je cherchais une destination qui n’avait pas trop mauvaise réputation pour ce qui est des femmes voyageant seules, ce qui devait être mon cas une fois de plus. Je n’avais jamais été spécialement attirée par la Thaïlande, qui me paraissait trop touristique, la place où tout le monde va… Je me suis décidée à y aller seulement pour y être à la pleine lune de novembre, quand se tiendrait le festival Yi Peng qui coïncide avec un autre festival, le Loy Krathong. En gros, le festival des lanternes.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves le 24-02-2016*

Au final, mon amie a rejoint l’aventure, et c’est ensemble qu’on s’est envolées pour la Thaïlande. Dès notre premier jour à Bangkok, on pouvait voir les préparatifs de la fête : décorations dans les rues et préparation des krathong (les petits paniers fleuris destinés à être lâché sur l’eau). Le lendemain, on repartait déjà pour la ville de Thaïlande, plus réputée que la capitale pour les festivités.

Le premier soir, on s’installe devant l’hôtel de ville, car on nous annonce de la danse. Il y a déjà de la musique traditionnelle, et lorsque le soleil commence à décliner, on allume des lanternes colorées tout autour de nous. Après un speechqui nous semblait sans fin par des gens importants de la ville, nous avons assisté à une prière bouddhiste qui aurait presque pu nous envoyer en transe ! Les locaux apportaient leurs petits lampions et ça devenait de plus en plus joli à voir.

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Certaines lanternes ne s’envolent pas!

Nous avons ensuite eu droit à la fameuse danse, qui consistait en une centaine de jeunes filles dansant avec des chandelles dans les mains. C’était très beau !

 

Une fois terminé, on s’est dirigées vers un temple bouddhiste, le Wat Phantao, repéré l’après-midi. Une cérémonie avec les plus jeunes moines bouddhistes s’y déroulait, et le décor était enchanteur. Puisqu’une image vaut mille mots, voici un peu de quoi ça avait l’air :

Cérémonie au Wat Phantao

Cérémonie au Wat Phantao

 Pour le moment le plus important du festival (celui où les lanternes sont principalement lâchées), je voulais aller à l’Université de Mae Jo qui est the spot, mais nous avons appris que c’était maintenant payant (100$ US quand même !) et surtout qu’il fallait réserver presque un an à l’avance. On s’est donc rabattues sur l’alternative d’un pont qui serait un bon point de vue en ville. En route, nous sommes tombées sur une parade haute en couleurs, en costumes et en lumières!
Parade sur Kotchasan Road

Parade sur Kotchasan Road

On se rapproche finalement du pont, guidées par les petits points lumineux qui commencent à s’élever dans le ciel. Plus on se rapproche, plus il y a de monde, évidemment. Une fois atteint, on le traverse doucement au milieu de la foule de gens qui allument leurs lanternes en essayant d’éviter qu’elles ne prennent feu. C’est vraiment incroyable!

C’est comme ça que les constellations se forment?

C’est comme ça que les constellations se forment?

Peut-être pas aussi léché et tranquille que dans Raiponce quand elle est sur le lac avec son chéri, mais ça reste franchement beau et impressionnant; le ciel est constellé de lanternes! Moi qui ai toujours aimé regarder les étoiles, il y en avait des dizaines et des dizaines de nouvelles qui s’envolaient à la minute! C’était tellement beau que, comme à mon habitude, j’aurais pu verser une petite larme tellement j’avais le cœur gros et que j’étais contente d’être là, à ce moment exact de l’année.

Après avoir pris plein de photos floues avec mon appareil et plein de photos mentales beaucoup plus réussies, on a fini par quitter ce bain de foule (un peu étouffant je dois dire) pour rentrer doucement à notre hôtel, le cœur léger et les yeux plein d’étoiles… enfin, de lanternes !

Dudy (dans les étoiles)

Dernier regard sur le ciel avant de rentrer…

Dernier regard sur le ciel avant de rentrer…

Et une vidéo réalisée avec une GoPro pendant le festival:

Et la fois où j’ai cru mourir dans un volcan

Cet été, je suis partie en Indonésie avec mon amie. Je pense qu’elle aurait bien voulu un ratio plage plus élevé que l’itinéraire que je lui ai proposé, mais j’ai quand même insisté pour faire au moins 50/50 en visites et excursions par rapport au temps passé à la plage. Et une chance, parce que même si on a cru mourir au volcan Kawah Ijen, au final, ça aura été notre gros highlight du voyage.

En me renseignant sur le pays, j’avais entendu parler de ce volcan qui permet de voir du feu bleu. C’était assez weird pour piquer ma curiosité et convaincre mon amie de non seulement faire une excursion au Kawah Ijen, mais bien entendu de le faire de nuit pour avoir la chance de voir ce phénomène surréaliste !

Le départ se fait donc à 1h du matin depuis notre hôtel pourri de Banyuwangi, car le but est aussi d’assister au lever de soleil en haut du cratère après y être descendu. Une fois arrivées au pied du volcan, on se rend compte que la montée serait plus ardue et longue qu’on ne le croyait ! Après une heure ou deux (on sait plus, c’était juste long et éprouvant !), on arrive enfin au sommet avec notre guide d‘Ijen Miners Tours qui a été d’une grande aide, et qui nous permet aussi de descendre dans le cratère, une descente pas évidente non plus entre les touristes et le sentier de pierres pas super safe. L’odeur de soufre se faisait déjà sentir depuis un moment, alors on avait sorti nos beaux masques à gaz pour se balader avec style.

Hiking in style

Hiking in style

Une fois en bas, on s’approche du solfatare (c’est la source du soufre, merci Wikipedia !), avec les mineurs qui extraient le minerai dans des conditions vraiment désolantes. Ça fait un peu mal au cœur de les voir travailler si fort, sans masques adéquats alors que les yeux nous brûlent déjà après 5 minutes, pour ensuite transporter des paniers remplis de souffre et pesant plus de 40 kilos à travers ces cons de touristes que nous sommes… et en même temps, je m’émerveille de ces lueurs bleues qui apparaissent derrière la fumée, même si c’est pas aussi net et assez long pour que j’immortalise ça en vidéo ou en photo (d’autres ont réussi mieux que moi, ici par exemple !).

Mais c’est là aussi que j’ai cru mourir dans le fond d’un cratère, en pleine nuit, à l’autre bout du monde.

C’est arrivé tout d’un coup, une bourrasque de vent qui nous a tous plongé dans la fumée de soufre. On ne voit plus rien, parce que ça pique d’abord les yeux et parce qu’on n’a plus d’autre choix que de les fermer ensuite. Moi qui a du mal à faire du snorkeling sans hyper-ventiler, le masque à gaz me faisait un peu le même effet, et dans la fumée complète, il ne filtrait plus grand-chose. On a donc vraiment du mal à respirer, je pense étouffer alors je retire le masque en me bouchant le nez mais en avalant une bonne goulée de fumée qui me brûle la gorge. Mon guide qui me dit de m’accroupir. Je ne sais pas si je vais vomir ou juste arrêter de respirer drette là et mourir bêtement dans mon masque plein de larmes et de morve.

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Heureusement, la fumée a fini par se dissiper. Je suppose que ça n’a même pas duré plus que 30 secondes, peut-être même moins, mais ça m’a paru aussi long que ma montée de l’Adam’s Peak ! J’ai retrouvé mon amie qui en menait autant pas large que moi, et on ne s’est pas trop fait prier pour remonter aussi vite que possible ! On se remettait de nos émotions au fur et à mesure que le ciel s’éclaircissait, et en voyant le paysage qui s’offrait à nous,  on n’avait pas d’autre choix que d’oublier la panique 20 minutes plus tôt. La vue était juste MA-GNI-FI-QUE. Le contraste de couleurs, la joie de respirer à nouveau même si on pue le soufre et qu’on a la gorge qui pique encore, la satisfaction d’être là debout devant l’immensité du volcan et de son lac turquoise, l’envie de contempler ça pour toujours…

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

J’ai cru mourir au fond d’un volcan, mais au final, je me suis sentie crissementvivante à son sommet !

Dudy (qui aime être en vie)

unnamedPlus de photos du Kawah Ijen ici, et plus de photos de l’Indonésie en général ici, ici et !

Et la fois où je buvais un jus entourée de plein de chats

Quand je voyage, j’achète rarement des bébelles en souvenir ; mais je prends beaucoup de photos. Parmi toutes ces photos, il y a souvent un gros pourcentage de photos de chats. Je l’avoue, j’aime beaucouples chats. Tellement que parfois ça m’inquiète d’être célibataire et de vivre seule avec mon chat et mes quelques kilos en trop ; ça pourrait dégénérer et je pourrais me transformer en crazy cat lady… mais ça c’est une autre histoire pour la rubrique psychologie. Quoique certains diront qu’il faut être un peu bizarre quand même pour aller dans un café de chats !

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je suis partie au Japon le printemps 2013, question de voir les cerisiers en fleur, et parmi toutes les beautés et les curiosités de ce pays, il y avait les neko cafe. Ça se traduit littéralement par café chat. J’en avais entendu parler auparavant, et je trouvais l’idée assez sympathique (évidemment). Question de se mettre en contexte, il faut comprendre qu’au Japon, beaucoup d’appartement interdisent les animaux de compagnie. Pour ceux et celles qui ont un petit animal à la maison, on sait tous le bien fou que ça peut nous faire, et dans une société comme le Japon avec un niveau de stress élevé, la zoothérapie au café du coin a toute sa raison d’être !

Le premier café que j’ai visité, c’est le Cat Cafe Nekokaiji à Kyoto. Dans une grande tour de bureaux, la seule chose qui nous indique qu’on est au bon endroit est la petite patte féline qui nous indique l’étage dans l’ascenseur. A notre arrivée, c’est tout un rituel qui doit être respecté : après avoir déposé nos effets personnels et nos chaussures dans un casier, on doit se laver les mains (oui oui, avant et pas juste après !) et écouter les directives avant de pouvoir entrer. En effet, on ne fait pas ce qu’on veut avec les chats : pas le droit de les réveiller, pas le droit de prendre dans nos bras… bref l’amour ne se commande pas !

asce

Après avoir commandé notre jus d’orange (ce n’était pas encore l’heure de l’apéro…), on se retrouve dans une grande pièce avec des futons tout autour et des petites tables basses. On s’installe, pas trop sûr de ce qu’on est censés faire devant cette douzaine de chats vénérés. On regarde autour, il y a des jeunes qui ont l’air de se contenter de regarder les chats, une vieille habituée qui a l’air complètement zen avec son gros matou orangé sur les genoux… on se rend compte que chacun y va pour des raisons différentes. On s’approche donc du centre, où il y a des arbres à chats et des poufs, question de tenter une approche avec les « bêtes ». C’est indépendant un chat, hein ?

Échantillon de chats

Échantillon des chats

Après maints efforts équipés de petits jouets à plumes, et la peur de penser que des chats ne puissent pas m’aimer, c’est Tampopo, une petite femelle dont le nom veut dire pissenlit, qui viendra se poser sur mes genoux. Victoire ! Puis d’autres viendront et repartiront, tout ça pendant la grosse heure pour laquelle on avait payé. Après avoir traversé la ville au complet à pied, c’était un bon petit moment de détente dans un contexte original.

La joie d'être acceptée par les chats

La joie d’être acceptée par les chats

Depuis 2012 à Paris, deux Cafés des Chats ont vu le jour, comme un peu partout dans le monde (dont à Montréal).  J’y étais allée en préouverture, et peut-être que je suis trop critique parce que j’ai connu ceux du Japon, mais je ne retrouvais pas ce petit quelque chose que j’avais vécu là-bas. Peut-être parce qu’à Paris, tu payes pour prendre un café et voir des chats, alors qu’au Japon, tu payes pour voir des chats et on t’offre le café… A Paris, les meubles étaient massifs, il pleuvait dehors et les gens gardaient leurs chaussures, donc ce n’était pas super pour s’assoir par terre avec les chats, qui sont censés être la raison première de notre visite après tout.

Je sais que tout ça paraît complètement absurde (voir débile) pour quelqu’un qui n’aime pas les chats, mais c’est vraiment relaxant et cute! Dans le cas du Japon, ça permet aussi de prendre des pauses quand on a un circuit chargé, et de découvrir un côté authentique de la vie nippone. J’y ai en effet vu plus de locaux que de touristes ! Et pour ceux qui n’aimeraient pas les chats, il y aussi des bars à lapins ou à hiboux !…

Dudy (crazy cat lady)

Et la fois où je faisais des bulles de savon à Angkor

Quand j’étais petite, en feuilletant une revue (le Lundi ou le 7 Jours, sûrement !), j’étais tombée sur un reportage à propos de la cité d’Angkor. Le sort en était jeté, un jour, j’irai la visiter. Ça a pris du temps, mais en 2010, j’ai fini par réaliser ce rêve au cours d’un voyage de deux semaines au Cambodge.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

On est parfois un peu déçu quand on a plein d’attentes pour quelque chose, mais dans ce cas-ci, j’ai vraiment adoré l’expérience, et le pays en général. Pour une première visite en Asie, ça n’allait pas être la dernière.

Je passe quelques jours dans la capitale à profiter des festivités organisées pour le Bon Om Touk (la fête de l’eau) : des courses de pirogues le jour, et des bateaux illuminés qui descendent la rivière Tonlé Sap avec un feu d’artifice le soir. Magnifique !

Bon Om Touk, la Fête de l’Eau

Bon Om Touk, la Fête de l’Eau

Puis c’est enfin temps de partir pour Siem Reap, la ville principale près des temples d’Angkor. Les festivités ne sont pas encore terminées, alors on profite de l’animation du village et d’un petit fish pedicure agrémenté d’un massage de dos. Le lendemain, il faudra se lever tôt pour assister au lever de soleil aux portes de la cité.

Il fait encore noir, notre chauffeur de tuk tuk nous mène jusqu’au guichet pour acheter le billet d’entrée (l’entrée pour 3 jours est un must même si on n’y reste que 2 jours !). Notre chauffeur nous accompagnera toute la journée de temple en temple,  mais il nous laisse d’abord devant Angkor Wat, le temple principal pour assister au lever de soleil. Ok, honnêtement, ce n’est pas le plus beau lever de soleil de ma vie et une partie de la façade du temple était en rénovation, mais j’étais tellement contente d’être là que ça m’était bien égal !

C’était à la fin du mois de novembre, et même s’il y avait beaucoup de monde, ce n’était pas le chaos non plus et on réussissait à visiter tranquillement et prendre des photos sans attroupements, pour mon plus grand bonheur. Parmi les plus beaux temples visités, il y a Bayon avec ses centaines de visages sculptés,  et le fameux Ta Prohm, celui qu’on voit partout sur les photos avec des arbres qui poussent au travers des cailloux… En dehors des temples les plus connus, on en visite des plus petits mais qui ont tous leur charme… celui qui a l’air d’une petite pyramide maya, le bassin des éléphants, etc. Il faut au moins y passer 2 jours pour bien profiter, ce qui permet aussi d’aller faire la petite randonnée vers la chute de Kbal Spean. C’est vraiment original comme endroit, le lit de la rivière est sculpté, et quand on s’y baigne, un tas de papillons orange viennent ensuite se poser sur nous !

Temple de Ta Prohm

Temple de Ta Prohm

Mais que viennent faire les bulles de savon dans cette histoire ? Et bien en fait, lors d’un voyage en Équateur, j’avais vu un monsieur apporter des petites choses à offrir pendant la visite d’une famille autochtone où il y avait des enfants, et il y avait entre autres une bouteille pour faire des bulles à savon. Les enfantstrippaient et j’avais trouvé que c’était une super idée. Je m’étais donc équipée d’une petite bouteille, spécial princesse Disney, avec l’objectif de faire sourire quelques gamins pendant le voyage. Mais comme je ne suis pas très fan des photos classiques de « moi qui souris devant un bel attrait », je me suis dit que ce serait peut-être beau de prendre des photos dans les temples en faisant des bulles et profiter d’une superbe lumière. Ce sont finalement mes photos préférées de moi de tout le voyage ou presque ! (Je n’en ai malheureusement plus qu’une à vous montrer vu que mon ex garde en otage toutes les autres…)

Faire des bulles à Angko Wat

Faire des bulles à Angko Wat

Avant de repartir, j’étais aussi tombée sur un groupe d’enfants et, question que ça ne profite pas juste à moi, j’ai donc ressorti mes bulles. Moi qui n’a pas trop le tour avec les enfants même chez nous,  ça donné un super moment avec eux, même sans devoir parler ! Après tout, il y a des choses qui sont universelles, comme les sourires et les bulles de savon…

Dudy (l’enfant dans son coeur)

Et la fois où j’ai monté une grosse montagne pendant la nuit

Je ne fais pas trop dans le spirituel en général… je visite bien des temples, des églises, et j’ai lu « Eat Pray Love », mais ça s’arrête à peu près là. Pendant mon séjour au Sri Lanka, j’avais tout de même proposé un petit défi à l’amie qui m’accompagnait : celui de faire la montée du Adam’s Peak.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Pour vous situer, Adam’s Peak est une montagne de plus de 2000 mètres considérée comme un lieu saint par les hindous, les bouddhistes, les musulmans et les catholiques. Pour une fois que tout ce beau monde est d’accord sur quelque chose, je me disais qu’il devait bien y avoir quelque chose de spécial. Là où ça se corse, c’est que c’est aussi un pèlerinage à faire, avec ses quelques milliers de marches. Et moi, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de le faire aussi, question de donner un peu de profondeur à notre voyage.

Le fameux pic d'Adam!

Le fameux pic d’Adam!

Alors avec mon amie, on se prépare mentalement, on prépare même des petits papiers avec les noms de gens qu’on aime en se disant qu’on se prendra en photo avec lesdits papiers pendant la montée, question de faire un pèlerinage d’amour pour eux, enfin quelque chose du genre.

On commence la montée de nuit, car le but est de voir le lever du soleil. On est pleine de motivation, le ciel est rempli d’étoiles et on se dit qu’on est belles et qu’on est capables. Sauf que 3h de montée, avec des marches pas égales, un sac à dos qui finit par peser et la fatigue accumulée pour des filles pas spécialement sportives, je peux vous dire que c’est long. Je pense que ça m’a paru plus long que l’intégralité du Seigneur des Anneaux en version extended !

Quelque part en chemin, on trouve un spot pour faire une pause devant un bouddha et on se dit que c’est le moment de faire notre trip photo pour les gens qu’on aime. Sauf qu’il y a plein de monde, et quand on s’arrête, en sueur, on se met à avoir froid vu l’altitude, et en plus on se sait pas combien de fichues marches il nous reste à monter ! On se regarde, et d’un accord commun, on se dit « f**k  le spirituel ». On voulait juste arriver.

Je n’y croyais presque plus, mais on a fini par atteindre le sommet. J’aurais pu pleurer. Sauf qu’il restait presque 2h encore avant le lever de soleil et, au sommet, c’est en fait un tout petit plateau avec un temple. C’était déjà bondé avec tous les gens qui étaient montés de jour et s’étaient fait un campement pour être aux premières loges. L’aube arrive, mais on ne voit rien derrière tous ces gens et ces téléphones et appareils photos brandis bien haut vers l’Est.

Lever du soleil au sommet de Adam’s Peak

Tout ce beau monde attendait aussi le lever du soleil

Tout ça et je n’aurai pas la possibilité de voir le lever de soleil promis ? Pas question ! Je détecte un bout de muret sur le côté, où il n’y a personne. Je grimpe sur le muret à l’aide d’une poubelle, j’aide mon amie à se hisser avec moi sur notre petit bout de mur, et là, c’était le carré VIP : vue parfaite et au-dessus de tout le monde.

Début du lever de soleil

Début du lever de soleil

Bon, pour être honnête, ce n’était même pas le plus beau lever de soleil que j’ai vu dans ma vie. Mais c’était quand même particulier avec tous ces gens et les coups de tambours qui accompagnaient le spectacle. Ce qui m’a coupé le souffle, c’est la vue qui s’offrait à nous ensuite : à 2000 mètres dans le noir, on ne se rend pas compte de ce qu’on a pu monter, et on ne voit rien en dehors du sentier. Après le lever du soleil, on voyait les montages et les lacs en contrebas, et on réalisait vraiment l’ampleur de notre parcours. On aurait dit une peinture, et les photos ne rendent malheureusement pas le dixième de la beauté du décor.

Notre vue du sommet une fois le soleil levé

Notre vue du sommet une fois le soleil levé

Voilà, nous avions accompli notre défi. Mais vous savez ce qui est plus dur que de monter des marches pendant 3h ? Les redescendre ! Car dès la première marche, nos mollets voulaient exploser. Mais il y en avait encore pour 3h…

Mission accomplie!

Mission accomplie!

Dudy (la fausse sportive)

unnamedPour plus de photo du Sri Lanka, c’est ici, ici et  et aussi! Mais le safari lui est ici!

Et la fois où j’ai mangé une grosse araignée pas belle

Quand je pars en voyage, j’essaie toujours de me dépasser à un niveau quelconque, parce que je suis un peu moumoune dans la vie, alors je me lance des petits défis, aussi banals qu’ils puissent sembler pour certains. Et je m’assure de bien en parler autour de moi avant de partir, question de bien me mettre la pression et de ne pas pouvoir faire marche arrière. C’est comme ça que je me suis retrouvée à manger une mygale au Cambodge.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je suis comme à peu près tout le monde par rapport aux araignées : je trouve ça dégueulasse et ça m’écœure d’en trouver chez moi, même petites. Mais avant de partir, j’avais appris que les mygales étaient une spécialité locale, servies même dans les restaurants gastronomiques du pays. Bien évidemment, j’ai commencé à me vanter devant mes collègues de travail que j’allais en manger une, et plus ils me disaient que j’étais folle, plus j’en remettais une couche. Toujours facile à dire quand t’es en train de manger tranquillement ton steak-frites à la cantine…

Dès les premiers jours de mon voyage, je me retrouve devant une table remplie de bibittes prêtes-à-manger et plus dégueulasses les unes que les autres, étalées comme dans un présentoir à bonbons : les fameuses mygales, des espèces de cloportes, des petits serpents piquées sur un bâton, etc. J’avoue que devant ce tableau, je me suis bien dégonflée et que j’ai dit à mon ami « Ok, peut-être pas tout de suite… ».

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Deux semaines plus tard, je me sens cheap de ne toujours pas être passée à l’action. Le soleil décline déjà et je repars le soir-même. Je fais le tour du marché à Phnom Penh, qui est en train de fermer, en demandant « Spiders ? » à tout le monde. La seule réponse positive a été d’une femme qui m’a présenté un sac plastique bien remplis et qui grouillait encore… ça n’allait pas être possible ! Je retourne donc à l’hôtel avec mon ami pour attendre le tuk tuk qui devait nous conduire une heure plus tard à l’aéroport pour rentrer à Paris, la queue entre les jambes devant mes collègues qui n’avaient pas cru à mon audace avec raison. Je m’en voulais de ne pas avoir réussi à relever le seul défi que je m’étais donné pendant ce voyage.

Alors dans un élan soudain de détermination, j’ai demandé au premier tuk tuk du bord de m’amener au Palais Royal. Je savais qu’il y avait toujours des vendeurs installés là-bas… je me retrouve donc à nouveau confrontée à une belle table pleine de délicatesses locales. Pour un gros 25 cennes US, on me remet une belle grosse mygale frite dans un petit sac plastique. Sur le chemin de retour, j’avoue que je m’inquiète un peu du moment fatidique ou je devrai mettre ça dans ma bouche. On s’y prend comment d’ailleurs, avec ces grandes pattes qui partent dans tous les sens ?

mygales-by-jonk

Photo de Jonk

Je commence donc justement par une patte, pour avoir une idée. Bon, c’estcrunchy et on goûte presque juste l’huile à friture… mais il reste le corps, ça va pas être tout gluant ça ? C’est ce que j’ai découvert tandis que mon ami filmait l’expérience (ça prenait des preuves quand même non ?). Ce n’était pas si mal que ça finalement, c’était croustillant partout, et la seule chose qui finit par écœurer est le goût d’huile (je n’avais pas de petite sauce au poivre comme dans les restaurants moi !).

Comme disait la plupart des gens après avoir vu la vidéo : « Que tu y aies goûté, ok. Mais pourquoi tu l’as mangé au complet ? ». Bonne question. Parce que même si c’était moins pire que ce à quoi je m’attendais, et qu’on ne peut pas le voir sur la vidéo… j’avais les mains qui shakaient ben raide pendant que je la mangeais ! Et même après cette expérience, je suis toujours aussi écoeurée de trouver des petites bibittes chez nous…

Question de finir en beauté, je vous fais cadeau de la vidéo, en tenant à spécifier que je mange pas toujours la bouche ouverte comme ça, c’était juste pour ajouter une touche de drama!

À la vôtre!

Dudy