Et la fois où je passais une journée presque parfaite à Amboise

Après avoir découvert le blog Carnet de Juliette, j’ai eu envie de parler châteaux, moi aussi, puisque j’adore en visiter! Et bien qu je sache que la mode est plutôt dans l’esprit « prendre son temps » dans la vie (comme dans les voyages), moi, si je ne maximise pas mes journées quand je pars, j’ai l’impression de passer à côté de plein de choses! C’est donc comme ça que je me suis retrouvée à visiter la jolie ville d’Amboise et ses châteaux par un beau samedi d’août l’an dernier. Une journée bien chargée dans un temps limité, mais où les étoiles (enfin les visites) se sont alignées presque à la perfection pour m’offrir une superbe journée!

Avec un train matinal depuis Paris, j’arrive à la gare d’Amboise vers 10h30.  La gare étant un peu excentrée, la balade en direction du centre-ville permet d’avoir un joli panorama du Château Royal sur la Loire. Dès que je suis arrivée à la Place Michel Debré, j’ai su que la ville me plairaît!

Je commence donc par le Château Royal, vu l’entrée qui se trouve juste à côté. J’arrive juste à temps pour la visite guidée, ça tombe bien! On commence donc par la toute mignonne Chapelle Saint-Hubert, où se trouve la tombe de Léonard de Vinci, avant de poursuivre avec l’intérieur du Château. Notre guide est super intéressant, et au travers des explications et des anecdotes, on peut profiter de très belles vues sur la ville depuis les remparts. Puis c’est temps libre pour terminer avec la visite des jardins, plutôt classiques mais très agréable également!

Le Château Royal d’Amboise

La Chapelle Saint-Hubert

Visite du château

Vue du balcon

Mon estomac gronde, il est donc temps de trouver un endroit sympathique pour manger, sans y perdre trop de temps non plus. Je me retrouve donc un peu par hasard à L’Ancrée des Artistes,  qui se spécialise en crêpes et cocottes et qui a su me régaler avant de repartir à l’aventure!

Une délicieuse cocotte en entrée

Une crêpe du pays

Et une crêpe au caramel pour terminer!

Je poursuis donc avec le Château du Clos Lucé, qui fût la résidence de Léonard de Vinci pour les trois dernières années de sa vie. Pas de visite guidée cette fois, je découvre par moi-même et parmi les touristes qui se font soudainement beaucoup plus nombreux! J’ai tout de même pu apprécier la résidence, et le coin atelier qui permet d’imaginer monsieur de Vinci au travail! Il y a un immense jardin tout autour, avec ses inventions grandeur nature disséminées ici et là. J’ai bien aimé car tout le monde connaît évidemment le nom de Léonard de Vinci, mais cette visite m’a permis d’en apprendre en peu plus sur sa vie et son oeuvre.

Le Clos Lucé

La chambre du maître

L’atelier

L’atelier

Le Char d’assaut de Léonard de Vinci, l’origine du tank!

Les jardins

Je poursuis donc mon chemin jusqu’au Château Gaillard, où une visite guidée vient juste de commencer (quel timing!). Je m’y incruste donc pour une autre visite très intéressante avec des faits étonnants. En effet, ce château qui a plus de 500 ans avait un peu été laissé à l’abandon, et après plus de 4 ans de travaux de restauration, il a enfin été ouvert au public en 2014! C’est vraiment un petit château particulier avec tous ses vitraux, et son orangerie qui a été « découverte » sous la végétation qui avait repris ses droits depuis longtemps. Pendant la visite, on y traverse ses jardins aux fleurs magnifiques, et par la suite on peut aussi faire une promenade dans les sentiers entourant le domaine et passant par le boisée juste derrière.

Le Château Gaillard

Un des nombreux vitraux

Aperçu du jardin

Sentier autour du domaine

Il me reste encore un peu de temps avant l’heure du départ, je fais donc une pause thé et gâteau chez Le Maître d’Art. J’ai la terrasse pour moi, un délicieux thé parfumé à l’ananas et un gâteau au caramel au beurre salé à tomber par terre… quoi de mieux pour se reposer un peu après toutes ces heures passées debout?

Très très très yummy!

Repue dans ma tête et dans mon ventre, je peux enfin retourner prendre mon train de 19h et être chez moi pour dîner. Des journées comme ça où on découvre plein de belles choses pas loin de chez soi, avec le soleil en plus, que demander de mieux?

C’était vraiment proche de la perfection, moi je dis…

Dudy

unnamedPour toutes les photos de ma journée à Amboise, c’est ici!

Et la fois où je déjeunais au sommet

Je ne suis pas très sportive à la base, mais je peux marcher longtemps quand je visite un nouvel endroit, et j’aime aussi me donner des petits défis. Pendant mon séjour dans les Balkans, j’avais donc planifié faire la randonnée du mont Vrmac, entre les villes de Kotor et Tivat. Mais en arrivant à Kotor, et en contemplant les montagnes autour, je les trouvais tout à coup bien hautes et moi bien petite! Et j’avoue que j’étais un peu stressée car j’avais trouvé peu d’information en ligne sur cet itinéraire à part le fait que ça prenait entre 6 et 8 heures, et j’avais le sentiment que j’allais m’y égarer toute seule et mourir de faim (bon, j’exagère un peu mais quand même!).

Le défi: le Mont Vrmac

J’ai eu la chance de louer un appartement chez des gens super sympas (la photo juste au-dessus a d’ailleurs été prise juste devant), j’ai donc eu un lift en scooter jusqu’à la base du sentier vers 8h du matin. Et le propriétaire m’a aussi rassurée que c’était facile et que j’avais juste besoin d’une grande bouteille d’eau (et pas nécessairement de toute la bouffe dans mon sac)! Mais bon, on ne sait jamais…

Le début du sentier depuis Kotor qui mène à l’ancien Fort Vrmac n’est pas évident à repérer, il se trouve près d’une entrée de propriété privée et pour l’éviter j’ai gravi une pente de gros cailloux avant de tomber sur un sentier bien délimité ensuite. C’est la partie qui monte le plus, mais comme c’est en zigzag, ce n’était pas trop difficile. Et la vue sur la baie de Kotor était déjà plutôt pas mal, ce qui donne un bon petit boost de motivation pour continuer! Sur le chemin, que le bruit de la nature, et une rencontre avec quelques chèvres!

Première étape: sentier en zigzag menant au Fort Vrmac depuis Kotor

Ces chèvres savent apprécier un point de vue de qualité!

Vue depuis la première partie de la montée

Une fois au sommet, il y a quelques campeurs, mais je me concentre plutôt sur une petite exploration du fort abandonné. La porte est grillagée, mais on peut facilement y entrer par une des fenêtres. Il vaut mieux avoir une lampe de poche (dans mon cas la fonction lampe de poche de mon smartphone!) car il y a quand même des trous et c’est très sombre par endroit. Il n’y a rien de spécial à y voir, mais c’est quand même amusant (et un peu creepy?) d’y faire un tour!

Le Fort Vrmac, vestige de l’Empire austro-hongrois

(

L’une des casemates fabriquées par Škoda, qui contenait un canon PH M05 de 10 cm (merci Wikipedia!)

La partie suivante était plutôt facile, un sentier assez large et des arbres tout autour, et quelques bâtiments abandonnés. On es déjà bien en hauteur, et on a souvent de belles vues dégagées des deux côtés de la montagne avant d’arriver à l’antenne radio qu’on peut voir facilement depuis Kotor. Encore un petit effort, et ça y est, c’est le sommet!

La vue y est presque de 360 degrés: la baie de Kotor, ses montagnes, sa verdure… le panorama est à couper le souffle!  Et je suis là, seule au sommet, à contempler toute cette beauté qui semble n’être réservée que pour moi à cet instant précis!

Une petite plate-forme en béton s’y trouve, alors je m’y installe pour mon pique-nique au sommet comme une VIP dans un resto où on m’aurait réservé la meilleure place.

Pas mal comme vue pour luncher, non?

J’en tire 3 conclusions:

1) Ce moment sera définitivement un de mes plus beaux souvenirs de mes 2 semaines dans les Balkans.
2) J’ai effectivement pris trop de bouffe avec moi!
3) Y’a vraiment de la mouche au sommet, et elles sont vraiment insistantes et ça gâche juste un tantinet le moment!

C’est un peu difficile de quitter cet endroit, mais je ne suis qu’à la moitié du parcours alors il faut bien m’y résoudre! Après un court shooting photo et un dernier coup d’œil sur cette vue splendide, je poursuis mon chemin. Je ferai deux nouvelles rencontres sur la route: une vache (au sommet??) et un serpent!

Au cours de la descente, je suis passée par une petit village perdu au milieu de la montagne, avec une petite église et une vue sur la ville de Tivat en contrebas.

J’avais prévu prendre le sentier qui se terminait justement à Tivat, mais vu mon passage au village de Gornja Lastva,  c’était plus simple et logique de poursuivre avec la route asphaltée qui se rend jusqu’à Donja Lastva – elle reste tout de même agréable car au milieu de la montagne et avec de jolies petites fleurs sauvages autour.

Fin de la randonnée à Donja Lastva

Voilà, plus de 18 kilomètres plus tard, j’avais terminé (les 5h ne comprennent pas le temps passé au sommet). Moi qui appréhendais un peu la difficulté de ce parcours, je l’ai trouvé au final relativement facile à parcourir et suivre. Cela ne m’empêchait pas d’avoir les jambes mortes et d’avoir apprécié avoir Google Map pour me rassurer de temps en temps!

Bref, je pense que cette randonnée mériterait un peu plus de publicité, car elle est vraiment super – la difficulté n’étant pas très élevée pour ce qu’on y gagne en beauté des paysages! En même temps, j’étais bien contente  que ce ne soit pas si populaire et d’avoir eu le sommet de la montagne juste pour moi!

Dudy la hiker-amateur

unnamedPour toutes les photos de Kotor (dont toutes celles de la randonnée), c’est ici!

 

Et la fois où je retournais à Disney World pour souffrir

Je vous ai déjà raconté ma première visite à Walt Disney World en Floride, remplie de magie et avec tout l’enthousiasme de la fan qui découvrait le parc pour la première fois. J’y suis donc retournée pour commencer l’année 2018, exactement 12 ans plus tard, mais dans un contexte tout à fait différent et avec un objectif un peu fou que je m’étais fixé en début d’année 2017: aller y courir mon premier demi-marathon!

Cette idée me paraissait déjà un peu folle au moment de l’inscription à la course, mais plus l’évènement se rapprochait, plus je me disais qu’elle était vraiment folle. Pour résumer la situation, je n’avais jamais couru plus que 12 kilomètre d’affilé dans ma vie, mon entraînement a été compromis par de vilaines périostites, et je passais 2 semaines chez moi au Québec à manger plein (trop) de bonnes choses (mais pas pour la santé) juste avant de partir pour Orlando…

Il faut dire aussi qu’on commençait par 4 jours de parcs, ce qui veut aussi dire 4 jours à marcher beaucoup, faire le piquet dans les files d’attente et rentrer le soir bien crevée avec les jambes mortes.  C’était aussi 4 jours avec pas mal de fast food au menu. Oh, et il fallait se lever à 2h45 du matin question d’aller prendre la navette jusqu’au point de départ de la course…

Les meilleures conditions pour performer en course, pas vrai?

Samedi matin, après 4 pauvres petites heures de sommeil, je suis déjà réveillée à 2h15 du matin. Le stress? Sûrement!… Je suis tellement convaincue de ne pas arriver à terminer les 21 km sans pleurer, vomir ou m’effondrer en plein parcours…

Photo pré-course, je me suis fait Minnie pour courir!

Avec mon frère, on arrive sur le site du demi-marathon et j’essaie de me convaincre que tout va bien aller! Il fait froid, mais on doit attendre le départ, ce qui me laisse le temps de stresser encore un peu. Je voudrais donc partir tout de suite pour en finir! Le feu d’artifice de départ est finalement lancé, et c’est parti pour moi, avec le soutien de mon frère qui a promis de m’attendre tout au long de la course (c’est que c’est un pro du marathon, lui!). Je vais lentement, mais sûrement. Je ne veux pas marcher dans mon demi-marathon!

L’ambiance est assez particulière: c’est déjà rare que je cours la nuit, mais aussi parce que tout au long du circuit, en plus de l’animation habituelle, il y a aussi des personnages Disney avec lesquels on peut se faire prendre en photo! Évidemment, on s’arrêtait pour tous – à quoi bon faire spécifiquement cette course à Disney sinon? C’était d’ailleurs bien apprécié, non seulement pour les souvenirs que ça laisse, mais aussi question de souffler un peu et masser ses jambes endolories en attendant notre tour pour les photos!

Jack n’avait malheureusement pas de rhum pour me faire oublier la douleur!

Course ou pas, on reste polie et on fait la révérence en présence de royauté!

Au 14e kilomètre, j’avais déjà battu mon record niveau distance, mais mon genou me faisait souffrir… mais il restait encore 7 km à faire, soit le tiers! Grâce à mon orgueil, les pauses-photos, les encouragements de mon frère et la magie de Disney sans doute, j’y suis arrivée! I fucking did it! 

Ma tête de victoire – ou de fille qui était pu capable et avait hâte de finir!

Bon, je voulais un peu mourir ensuite quand mes jambes ont commencé à « dégeler » de l’anesthésie de la course et que j’ai dû me taper 10h d’avion le soir-même sans savoir comment placer mes pauvres jambes pour être à peu près confortable, mais tout en marchant comme une handicapée à l’aéroport et pour rentrer chez moi, je pouvais au moins me dire avec fierté:

Dudy, demi-marathonienne!

If you have to run 21 km, do it in style!

 

Et la fois où j’étais sur les traces d’Indiana Jones et la Dernière Croisade

J’avais envie de visiter la Jordanie depuis un bon moment déjà, mais je repoussais toujours ce projet, en espérant finir par trouver quelqu’un pour m’y accompagner… mais je ne trouvais pas ! Toutefois, pour célébrer la visite de mon 50e pays, j’avais envie de faire les choses en grand, et je me suis dit qu’au final, c’était maintenant ou jamais, en solo s’il le fallait! Une amie s’est finalement jointe à l’expédition, et c’est avec elle que j’allais découvrir l’une des Sept Nouvelles Merveilles du Monde!

On commence donc l’aventure en après-midi, et je suis déjà toute excitée à l’idée d’être si près du but ! Depuis l’accueil des visiteurs, il faut encore marcher un peu avant d’arriver à l’entrée du Siq, et c’est là que le spectacle commence. C’est déjà très impressionnant de marcher le long de ce petit sentier, avec les falaises qui nous entourent et nous font sentir si petits ! Le Siq fait environ 1.2 km, donc on a bien le temps d’en profiter – entre deux calèches qui y circulent à toute allure, à mon grand désespoir (et sans doute celui des chevaux). J’ai déjà envie de prendre plein de photos des rochers, même si ça ne peut jamais rendre hommage à la réalité et la grandeur du Siq !

Dudy dans le Siq

J’avance encore, un peu fébrile, quand tout-à-coup, j’y suis: j’aperçois la Trésorerie entre les parois du Siq. J’avais tellement attendu ce moment, un peu comme quand je visitais Angkor, que les larmes me montent aux yeux et je suis trop émue pour émettre des sons autre que « pffffff » d’admiration. C’est juste magnifique, et tellement improbable comme architecture ! Et je contemple cette merveille de mes propres yeux!

Quand tu arrives, c’est comme une giffle de bonheur!

El Khazneh (la Trésorerie)

J’en arrive même presque à oublier les autres touristes, les vendeurs et le pauvre chameau qui sert à faire des photos pour les touristes. J’ai du mal à lâcher des yeux la Trésorerie, mais Petra recèle bien d’autres beautés, alors nous poursuivons notre route. De toute façon, on ne peut pas vraiment entrer dans la Trésorerie, sauf si on est Indiana Jones à la recherche du Graal… j’avoue que j’ai eu une petite déception, la façade ne cache ni un temple, ni le chevalier gardien du Graal !

Indy devant le temple du Graal (enfin, El Khazneh, la Trésorerie!)

Il était trop tard pour compléter le sentier principal jusqu’au Monastère ce jour-là, alors nous avons pris le sentier secondaire des tombeaux, puis entrepris la montée jusqu’au sommet de la falaise pour voir la Trésorerie de haut, une vue assez sympathique je dois dire ! C’est aussi là qu’on a rencontré un des fameux Jack Sparrow de Petra, mais ça, je vous en reparlerai dans un prochain article ! On a quand même fini par redescendre alors que le soleil se couchait déjà, et au moment de retraverser le Siq, la nuit était tombée et nous avons dû fait le chemin du retour au clair de lune et à la lumière de nos smartphones, sans personne autour, ce qui était assez sympathique au final.

Un des tombeaux de Petra

Vue sur El Khazneh (la Trésorerie) depuis le sommet du sentier des tombeaux

Le lendemain, nous avons commencé avec la petite randonnée du « back trail », un sentier où il vaut mieux être accompagné mais qui permet d’arriver directement au Monastère « par le haut », et donc d’éviter de revenir sur ses pas sur le sentier principal de Petra (et éviter une bonne montée). Encore une fois, je suis sous le charme; on voit toujours des images de la Trésorerie quand on parle de Petra, mais beaucoup moins du Monastère qui est pourtant tout aussi impressionnant!

Al Dayr (le Monastère)

De là, on commence donc à redescendre le long du sentier principal pour contempler les autres merveilles du site (un temple, une église Byzantine…). Comme rien ne nous arrête et qu’il est encore tôt, on entreprend le sentier du Haut Lieu du Sacrifice. On se perd un peu au début car les indications ne sont pas très claires, et en plus on faisait un peu le chemin en sens inverse de la majorité des gens, mais on finit par se retrouver et le chemin devient plus clair! Sur la toute, une petite pause thé est de mise, pour se donner un peu d’énergie avec toutes ces marches qui nous attendent. Une fois au sommet, on a toute la satisfaction de notre effort (pour les sportives que nous sommes…) et la vue sur les montagnes tout autour est une belle récompense.

Paysage pendant la montée vers le Haut Lieu du Sacrifice

Dudy au sommet de Petra!

Les tombeaux vus depuis le Haut Lieu du Sacrifice

Vue pendant la descente du Haut Lieu du Sacrifice

On peut enfin redescendre, se rafraîchir avec un petit jus frais au restaurant faisant face à la Trésorerie et qui permet de l’admirer une dernière fois avant de repartir.
J’ai trouvé le Siq tout aussi beau sur le chemin du retour, malgré mes pieds fatigués. Mais c’est tout de même le cœur serré que je suis repartie et l’envie de dire « Voir Petra et mourir ».

Mais bon, le désert m’attendait…

Dudy Jones and her 50th Crusade

unnamedPour toutes les photos de la Jordanie, il y a la Partie 1 et la Partie 2!

Et la fois où je visitais le royaume des chats

Une des questions qui revient le plus souvent à propos de mes voyages, c’est de savoir quelle ville ou pays j’ai préféré… et à chaque fois, je ne sais pas quoi répondre car chaque endroit a son petit quelque chose, chaque voyage apporte quelque chose de différent. Toutefois, une ville a su se faire une petite place toute spéciale dans mon coeur et semble vouloir se hisser parmi mes favorites: Istanbul. 

J’ai visité Istanbul pour la première fois en juillet 2009, et j’y suis retournée en mai 2014. C’est rare que je visite 2 fois le même endroit, mais je vous avoue avoir eu un gros coup de coeur pour cette ville. C’est peut-être dû à son architecture qui nous transporte vers les Mille et Une Nuits, ou à ce moment où je regardais le soleil se coucher sur les mosquées en fumant la chicha sur le pont Galata, ou aux gens sympathiques qui tentaient toujours de nous aider même s’ils ne parlaient pas ma langue, ou aux roses de toutes les couleurs qui égayent les jardins… ou peut-être, serait-ce dû à tous les chats?

Dudy au cours de sa première visite à Istanbul

Je me rappelle en avoir vu beaucoup lors de ma première visite; je me rappelle surtout de celui qui était carrément venu se poser sur mes genoux alors que j’étais assise dans un parc – j’étais charmée!

Le genre de situation qui peut m’immobiliser très longtemps…

J’étais contente de voir que non seulement ils étaient nombreux, mais ils étaient aussi plutôt en forme. En effet, on peut apercevoir régulièrement des bols d’eau et de croquettes un peu partout dans les rues qui leur sont destinés. Une ville qui fait attention à ses chats, c’est une ville que je peux difficilement ne pas aimer!

Quelques chats de la ville…

On les trouve partout, et partout ils sont rois!

En y retournant la 2e fois avec ma petite maman (autre fan incontestée des chats), si j’ai pu constater que mon amour pour la ville était toujours aussi fort, j’ai bien eu l’impression que la population féline avait quant à elle explosée! Ce qui n’était pas pour me déplaire, bien entendu. Je pense que le plus impressionnant était au parc Maçka Demokrasi où il y en avait vraiment partout! Sur la photo suivante, il y en a déjà 8 de visibles, ça vous donne une idée du nombre de chat au mètre carré. C’est assez impressionnant, non?

Véritable parc à chats!

Le souvenir le plus mignon que je garde, c’est ce monsieur qui tranchait sa viande de kebab et qui de temps en temps faisait « accidentellement » tomber un morceau par terre, comme si de rien n’était, au plus grand bonheur du chat qui s’y trouvait! On voit bien que s’occuper des chats fait parti de la routine pour les locaux.

Finalement, je sais bien qu’on en trouve partout des chats, mais je n’en avais jamais autant vu que dans cette ville. C’est vraiment un phénomène, au point qu’un film-documentaire a été réalisé sur les chats d’Istanbul: « Kedi« .  Pour les amoureux des chats, c’est vraiment à regarder, idéalement avec son chat sur les genoux!

Visionnement de « Kedi » avec Monsieur Travis, mon gros kedi à moi!

De mon côté, après le visionnement, je redoublais d’amour pour les chats et pour Istanbul!

Dudy (la crazy cat lady)

unnamedPour toutes les photos d’Istanbul, c’est ici!

PS: Voici la bande-annonce officielle de Kedi!

Et la fois où je dînais en tête à tête avec une tortue

Je vous ai déjà parlé du fait qu’on me trouvait brave de partir seule, et que franchement, c’était loin d’être la fin du monde. Par contre, je dois avouer qu’au tout début, ce que je redoutais le plus, c’était l’heure des repas! En effet, se balader et visiter toute seule, c’est une chose; prendre place seule à une table et passer tout un repas avec une chaise vide devant soi, c’en est une autre!

Enfin, c’est ce que je trouvais, du moins au début. Combien de fois j’étais presque embarassée de confirmer au serveur que « oui, c’est juste pour une personne »! Combien de fois je trouvais le temps long entre l’entrée et le plat principal, puis entre le plat et le dessert à regarder autour de moi sans savoir que faire! Il faut dire qu’au cours de mes premiers voyages, je n’avais même pas de smartphone pour faire semblant d’être occupée…

J’ai aussi eu affaire à des serveurs qui me disent que c’est complet ou que les tables en terrasse sont réservées, clairement parce que ça les fait tout simplement chier, disons-le,  de « gaspiller » une table que pour une seule personne! Vous direz peut-être que je suis parano, mais j’ai eu cette forte impression quelques fois, et ce n’est pas plus mal car qui a envie d’encourager un endroit comme ça? Mais en général, les restaurants tentent plutôt de me trouver un petit coin sympa et s’assurer que tout se passe bien pour moi!

Mais ce qui me sauve vraiment, c’est ma fabuleuse liseuse! Car oui, j’ai parlé du smartphone, mais après avoir fait le tour de mes notifications, je n’ai pas spécialement envie de traîner plus longtemps sur mon téléphone… Par contre, lire tranquillement en sirotant un verre de vin tout en attendant les différents plats qui se succèderont, ça, c’est parfait! La preuve:

On pourrait coire qu’on me paie pour faire du placement de produit tellement ma liseuse apparaît toujours dans le coin de mes photos de repas!

Quoi demander de plus, vraiment? Non seulement ça occupe, mais ça détend et j’en oublie presque l’attente! Je dis bien liseuse et pas livre, car c’est quand même plus pratique à une table qu’un bouquin qu’on doit tenir ouvert et changer les pages tout en mangeant! Honnêtement, depuis que j’ai ce petit bijou, les repas ne sont plus une source d’ennui ou de malaise, mais de pure détente!

Parfois, en plus, le roman colle parfaitement à ce qu’il y a sur sa table!

Mais alors, que vient faire cette tortue dans mon histoire? En fait, en étant seule, parfois les serveurs prennent un peu plus le temps pour nous parler, ou de s’assurer que tout va bien comme je le disais plus haut. Alors que je retournais pour un deuxième soir consécutif dans un restaurant de Dubrovnik (c’était bon et le décor était joli, avec de la musique live et tout et tout!), un serveur a décidé que je ne devais pas passer mon repas en solo, m’a fait dégager la liseuse, avant de m’installer le menu, une chandelle, et une belle tortue avec une feuille de salade en apéro. Voilà, j’avais ma date de la soirée!

Mon compagnon qui m’a finalement abandonné après l’apéro…

Je dois avouer que l’idée m’a quand même traversé l’esprit que le serveur avait eu pitié de moi, mais j’ai préféré en rire et me prêter au jeu. J’ai fini par apprendre que la tortue était un peu leur mascotte, qu’ils la baladaient même parfois sur une voiture téléguidée, donc qu’ils l’aimaient beaucoup!

Bref, j’étais en fait une cliente privilégiée, juste parce que j’étais toute seule!

Dudy (qui a parfois de la compagnie pour ses repas!)

Et la fois où je pensais vomir dans la Baie d’Ha Long

Je commence à avoir quelques pays d’Asie sur ma petite carte du monde, et les gens s’étonnaient toujours de ne pas y voir apparaître le Vietnam. Ça faisait longtemps qu’on m’en parlait, surtout de la fameuse Baie d’Ha Long; c’est donc en avril dernier que j’ai décidé de remédier à la situation en partant avec quelques membres de ma famille. Je suis partie le 1er avril, mais croyez-le ou non,  je vous jure que ce n’est pas une blague : je l’ai fait en voyage organisé !

En fait, je m’incrustais dans un voyage organisé depuis le Québec, question de pouvoir rejoindre ma mère et ma tante sur place, mes partners de voyage par excellence. Je me suis dit que pour une fois, je n’aurais pas à me casser la tête avec la logistique et que je pourrais profiter un peu plus en me laissant guider. En plus, on avait un super guide local et pour une fois je pouvais comprendre un peu plus l’histoire et le contexte du pays que je visitais grâce à lui!

Bref, quelques jours après notre arrivée au Vietnam, nous allions donc embarquer en matinée sur le bateau qui nous ferait traverser ce site mythique faisant d’ailleurs partie du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre beau bateau qui a mis les voiles juste pour se la péter le temps d’une photo!

Pour notre première journée, le ciel était plutôt nuageux et ne nous offrait pas la lumière nécessaire pour profiter de la Baie dans toute sa splendeur. C’était quand même plutôt impressionnant de traverser tous ses îlots (plus de 1500 !), à travers lesquels les bateaux pourraient facilement y jouer à cache-cache, tellement la Baie est vaste.

Notre premier aperçu de la Baie d’Ha Long

Une fois les amarres larguées pour le reste de la journée, nous avons pu faire une première excursion jusqu’à la grotte de Hang Luan. En prenant une petite barque, on passe pas une petite ouverture dans la pierre qui nous mène à un lac au mileu de l’îlot rocheux. C’était tellement beau et on avait tellement cette impression de grandeur que même notre groupe de joyeux lurons a fini par contempler en silence le paysage. Certains se plaisent à dire que ce serait dans cette grotte que James Bond cache son bateau dans  le film Tomorrow Never Dies… même si en vérifiant les sources, on apprend que tout a été filmé en Thailande et non au Vietnam où il est censé se trouver!

L’entrée de Hang Luon

Retour au bateau, un plateau d’ananas bien frais et juteux nous attendait, parfait pour déguster tout en regardant le soleil se coucher sur la Baie. Enfin, je dirais plutôt dévorer à en être malade vu la quantité que j’ai engloutie, même si ce n’est pas encore à ce moment là que j’ai voulu vomir !

Coucher de soleil sur Ha Long

Le lendemain, réveil aux aurores avec une petite session de stretching, tai chi et massage. Le soleil était cette fois au rendez-vous pour la journée!

Lever de soleil sur Ha Long

Après le petit-déjeuner, nous sommes doncs aller visiter Hang Sung Sot, aussi appelée la Grotte des Surprises. C’était la première fois que je visitais une grotte aussi immense, et j’ai bien apprécié la balade qui permettait de l’explorer avec ses lumières colorées qui mettait en valeur les différentes formes et reliefs de la grotte.

On est ensuite retournés au bateau et on a nagivué pour rentrer doucement au port, cette fois avec le soleil pour des photos beaucoup plus satisfaisantes, qui n’ont toutefois pas réussi à capturer toute la beauté et l’immensité du lieu.

 

Mais alors, à quel moment au milieu de tant de beauté ai-je bien pu avoir envie de vomir? Non, ce n’est ni le mal de mer ni les prix prohibitifs du bar à bord qui m’ont donné mal au coeur, mais bien les odeurs de gasoil.

Malheureusement, les bateaux remplis de touristes qui envahissent la Baie sont loin d’être eco-friendly, et l’odeur entêtante du fioul vient un peu gâcher le tableau. J’ai eu beau essayer d’en faire abstraction, après le repas du soir et les fenêtre de la cabine ouvertes, j’ai eu la nausée au point de devoir sortir de table et aller m’appuyer sur la rambarde, tête au-dessus de l’eau et n’osant pas rentrer à ma cabine… Ce n’est pas ce qui nous vient en premier à l’esprit en pensant à Ha Long, non? En attendant, on peut seulement espérer qu’un jour, les bateaux seront plus propres et redonneront tout le charme qui est dû à un tel panorama.

D’ailleurs si vous avez envie de voir de jolies images de la Baie d’Ha Long (sans odeur!), faites comme moi récemment et regardez le (pas très récent) film Indochine. Par contre, je dois dire que je ne sais pas ce que j’ai trouvé le plus beau entre les paysages dans le film et Vincent Perez du haut de ses 27 ans!

Vincent Perez dans le rôle de Jean-Baptise (Indochine) © Jean-Marie Leroy/Sygma/Corbis

Vous pouvez aussi regarder le nouveau King Kong qui y a également été filmé, mais ce sera tout de suite moins glamour…

Dudy (qui n’a pas trouvé Jean-Baptise à Ha Long)

unnamedPour toutes les photos de Ha Long et ses environs, c’est ici!

Et la fois où je faisais un pique-nique sur un glacier

Après avoir visité le bout du monde, je me suis envolée pour El Calafate ou m’attendait ce que je prévoyais être mon plus gros défi de vancances: le Big Ice, alias la randonnée sur le glacier Perito Moreno. Moi qui avais peur de ne pas être à la hauteur physiquement, le Big Ice a pourtant été plus qu’à la hauteur de mes attentes et s’est finalement avéré être le highlight de mon voyage!

Les commentaires étaient plutôt unanimes sur ce tour : malgré le prix et la difficulté physique, il fallait le faire. Et donc, je le fis ! La journée s’annonçait plutôt tristounette, avec des nuages gris et une petite pluie fine… mais ça n’allait pas empêcher que notre premier arrêt au Mirador du Parc National Los Glaciares pour observer le glacier Perito Moreno me laisse un souvenir inoubliable. On s’entend que, en tant que Québécoise, j’en ai vu de la neige et de la glace dans ma vie, et plus que pas assez si vous voulez mon avis ! Mais je n’avais jamais vu de la neige et de glace former un ensemble aussi beau en pleine nature : ce bleu incroyable au travers du blanc formant une masse immense au milieu d’un paysage sans neige… Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est le grondement et le grincement du glacier ! Si les autres touristes le permettent, on regarde le glacier dans le silence, quand tout à coup le « tonnerre » du glacier se fait entendre, et j’en étais hypnotisée!

Vue depuis le Mirador

Vue du Perito Moreno depuis le Mirador

J’ai quitté le mirador, un peu à reculons je dois dire, pour aller prendre le bateau qui nous menait au point d’accès du glacier.

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Enfin, il fallait marcher une bonne heure pour se rendre à notre point de départ, et selon moi, c’était la partie la plus physique car souvent en montée et avec tout le groupe en file indienne et les crampons à la main (pas de place dans mon mini sac à dos). Mais nous longions le glacier, et sa vue et l’anticipation d’y marcher me poussait à aller de l’avant gaiement. J’étais tout de même bien contente d’arriver, tout en sachant que ce n’était que le début de la balade! Nous avons enfilé les crampons, nous nous sommes divisés en plus petits groupes, et malgré ma peur irrationnelle que le glacier ne cède sous mes pas et que je disparaisse dans l’eau glacée, nous avons abordé le Perito Moreno.

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Les formes fantomatiques en longeant le glacier

Après un court topo sur la manière de marcher, grimper ou descendre, je me suis rendue compte que ce n’était pas si difficile que ça après tout! Nous avions donc 3h devant nous pour arpenter les formes du glaciers, traverser ses failles, admirer son horizon, chanter Let It Go en se prenant pour la Reine des Neiges, et juste profiter du fait de se retrouver dans cet endroit si particulier au milieu de nulle part.

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♪ Let it go, let it go… I’m one with the wind and sky! ♪

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Parfois on a quand même besoin d’un petit coup de main!

Une fois bien au centre du glacier, avec la famine qui se faisait sentir, nous avons pu nous installer pour manger nos lunchs assis sur la neige. Le soleil faisait apparition depuis un moment au travers des nuages, alors le temps était plutôt agréable! C’est un sentiment un peu absurde que de se retrouver assise dans la neige au milieu de nulle part, avec mon petit plat de pâtes à la sauce tomate cuisiné la veille… on est loin du pique-nique au Champs de Mars en été!

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De la belle neige et le soleil qui se joint à nous

Nous avons poursuivi notre marche encore un moment, en passant par un tourbillon naturel d’eau au milieu du glacier, et en remplissant nos bouteilles d’eau directement à la source! Quoi de mieux pour se sentir en harmonie avec la nature?

C'est pas le plus pur des bleus ça?

C’est pas le plus pur des bleus ça?

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Quand il n’y a que de la neige et des montagnes autour de toi…

C’est encore un peu à reculons, encore, que nous avons dû nous diriger à nouveau à la limite du glacier: il était temps de quitter la neige et les crampons. La route pour retourner jusqu’au bateau m’a semblé 3 fois plus longue qu’à l’aller, malgré le fait qu’elle était en descente; sans doute mes jambes qui commençaient à me faire la gueule après l’effort! Mais en remontant sur le bateau, une petite surprise nous attendait…

Whisky et chocolat pour terminer laventure

Whisky et chocolat pour terminer l’aventure, quoi de mieux?

En fait si, il y avait moyen de faire mieux: rentrer à l’auberge, prendre une bonne douche, et aller dévorer un excellent repas au Buenos Cruces avec un demi de vin avant d’aller dormir!

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Big Ice = Big Faim!

Ça, c’est ce qu’on appelle une belle journée bien remplie! Je n’avais jamais vécu une telle expérience dans un tel envrionnement, et j’en garde un souvenir inoubliable.

Dudy la Reine des Neiges

unnamedPour toutes les photos du Big Ice et de la ville d’El Calafate, c’est ici!

Et la fois où j’allais au bout du monde prendre une photo avec une bouteille de gel douche

Une des premières choses que j’ai fait une fois mon billet d’avion principal réservé pour l’Argentine, c’était de prendre un vol pour Ushuaïa. En effet, si je passais un mois dans ce pays, je comptais bien le faire de long en large (enfin, de bas en haut !) pour pouvoir profiter de la variété de ses paysages. C’est ainsi qu’après quelques jours de chaleur écrasante dans la capitale, je me retrouvais au bout du monde.

En effet, Ushuaïa est la ville la plus au sud du continent… après, ce sont quelques villages perdus, puis de la neige ! Juste en arrivant, le petit aéroport tout en bois et son air de réception de centre de ski te donne une idée du coin. Le changement de température se fait vite sentir, mais au moins on se dit qu’on n’a pas apporté sa doudoune, ses gants et son bonnet pour rien ! Depuis mon taxi, j’aperçois déjà les montagnes qui nous entourent et le calme de la ville (bon ok, c’était un dimanche aussi…).

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La première journée sera plutôt tranquille vu l’heure d’arrivée et un déjeuner tardif avec mes premiers gnocchis argentins (c’est une des spécialités culinaire en dehors de la viande !). Je longerai ensuite le bord de l’eau, en faisant une petite escale au musée qui n’a rien d’épatant mais quand même bien à voir car un des seuls attrait en ville-même… puis je suis arrivée au fameux panneau « Ushuaïa – End of the World » et c’était parti pour un shooting photo, d’ailleurs j’avais apporté ma bouteille de gel douche Ushuaïa spécialement pour l’occasion ! Je sais, j’ai de drôle de trips mais ça me fait marrer, que voulez-vous!

Se laver avec du gel douche Ushuaïa à Ushuaïa, check!

Se laver avec du gel douche Ushuaïa à Ushuaïa, check!

Le deuxième jour, j’avais réservé la très populaire excursion du Beagle Chanel et des pingouins de l’île Martillo (enfin, ce sont des manchots car ils ne volent pas et ne vivent pas dans l’hémisphère Nord !). Nous avons commencé la croisière avec un peu de pluie qui devenait parfois de la neige, donc malgré le froid et la brume au loin, c’était plutôt joli. Nous avons pu faire des pauses près des îles envahies de lions de mer ou de cormorans, passer devant le « faux phare de la fin du monde » avant d’accoster sur la fameuse île aux pingouins.

Les lions de mer du Canal Beagle

Les lions de mer du Canal Beagle

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Des cormorans et le faux phare de la fin du monde

Le temps s’est gâté alors c’était un peu difficile par moment de prendre des photos ou profiter des centaines de petits manchots de Magellan tout mignons qui nous entouraient ! La pluie et la neige devenait grésil et nous giflait joyeusement le visage et glaçait mes pauvres doigts qui essayaient de tenir ma caméra droite malgré le vent ! C’était la période juste après la naissance des bébés, alors on en voyait beaucoup cachés dans des trous avec leur parent, c’était adorable !

Plein plein plein de manchots!

Plein plein plein de manchots!

Un Manchot Magellan et son poussin

Un Manchot Magellan et son poussin

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Un petit couple de Manchots Magellan

Un peu plus au centre de l’île, on trouvait aussi un nid de Manchots papou. Nous avons eu de la chance ce jour-là, un Manchot Royal était en visite ! Ces derniers vivent normalement plus au sud encore, mais je pense que celui-là avait envie de se la péter avec ses belles taches jaunes à côté de ses copains noir et blanc !

Manchot Royal parmi les Manchots Papou

Le Manchot Royal devant les Manchots Papou

Nous avons dû quitter car la balade sur l’île est limitée à 1h, question de mieux protéger l’île des touristes. Nous avons pu déjeuner à la plus vieille ferme de la région, l’Estancia Harberton. Je n’ai pas été spécialement impressionnée, peut-être en raison de la météo et du fait que j’étais trempée et congelée et que je ne voulais plus bouger de ma chaise près du poêle ! J’ai quand même participé à la visite guidée de leur petit musée sur la faune marine qui était plutôt intéressante, elle. Sur le chemin du retour en bus, nous avons pu nous arrêter pour photographier les fameux arbres penchés, qui nous prouvaient que le vent aurait pu être encore pire ce jour-là !

Il n'y avait pas de vent à ce moment-là...

Il n’y avait pas de vent à ce moment-là…

Le troisième jour, c’est celui où le soleil a daigné venir nous rejoindre au bout du monde. C’était d’ailleurs fort apprécié, car cette journée était dédiée aux promenades dans le Parc National de la Terre de Feu. Avec mes roomies de l’auberge de jeunesse, nous y avons passé la journée à faire les sentiers plus accessibles pour une journée, et on a bien dû marcher un bon 7h au total. Plein de montagnes et de lacs, pas trop de monde, c’était vraiment un superbe endroit pour la randonnée ! Bon, niveau faune, je n’aurai vu qu’un castor canadien et un lièvre européen, alors on y repassera… J’aurais bien aimé y passer une 2e journée pour tenter la montée jusqu’au Cerro Guanaco, mais ce sera pour une prochaine fois !

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Le quatrième jour, j’avais prévu me lever très tôt et faire le Cerro Martial avant mon vol de l’après-midi, mais le bruit de la pluie dans la fenêtre et la vue des arbres à 45 degrés m’ont convaincu de dormir un peu plus… Plus tard, le temps s’était calmé, alors ma roomie et moi sommes parties dans l’optique de faire au moins une partie du sentier. Nous ne savons pas trop comment nous en sommes arrivées là, mais au final nous avons emprunté des sentiers secondaires qui nous ont tout de même permis de rejoindre des miradors avec de jolies vues sur les montagnes, dont le Martial.

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Vue du Mirador Beagle

C’est en revenant et voulant suivre un autre sentier (identifiés par des marques de couleur rouge ou bleu jusque-là) que nous avons réussi à nous perdre (ce qui était pratiquement impossible selon ce blogue lu par la suite). Ne sachant pas vers où nous diriger, nous avons fait le choix logique : suivre de nouvelles marques jaunes ! Ce qui s’avère être le VRAI sentier du Cerro Martial, que nous avons heureusement pris dans le sens de la descente car j’aurais sans doute raté mon vol dans le cas contraire !

Bref, que ce soit pour les amoureux de la nature ou les wannabe-randonneurs comme moi qui ont assez de temps ou de budget en Argentine, c’est vraiment un coin magnifique à voir qui dépaysera complètement, surtout en enchaînant avec El Calafate dont je vous parlerai prochainement. Ce qui est sûr en tous cas, c’est que la fin du monde, ça peut être très beau aussi !

Dudy (qui a survécu à la fin du monde)

unnamedPour toutes les photos d’Ushuaïa, c’est ici!

Et la fois où mon départ était imminent

Fini les décomptes J-X ou le nombre de dodos qu’il reste avant de partir ; dans une heure, je quitte mon appartement (et mon chat) pour mon prochain voyage, chargée de mon sac à dos qui contient toute ma vie pour le prochain mois. Et oui, je suis stressée et j’ai mal au ventre !

Les gens autour de moi me disent toujours qu’avec tous mes voyages, je ne devrais pas être inquiète. Et je ne le suis pas évidemment pour des week-ends à l’étranger ou pas trop loin. Mais quand je pars longtemps et loin, eh bien je dois avouer que oui, je passe par toutes sortes d’émotions ! Et cette fois, c’est mon plus long voyage jusqu’à ce jour, alors je ne vous dit pas tout ce qui me passe par la tête! Est-ce que j’ai tout? Est-ce que j’ai trop? Est-ce que ça va bien se passer? Est-ce que mon itinéraire est réaliste? Est-ce que je vais trouver ça dur de passer Noël sans ma famille ou mes amis? Etc, etc.

Je pars toute seule 1 mois en Argentine (et un peu au Brésil), et là tout de suite, j’ai encore une petite voix qui me dit que je suis un peu folle. Parce que je suis un peu moumoune malgré tout ! Je suis excitée bien sûr, parce que ça fait 10 ans que j’aurais dû aller en Argentine ; j’avais acheté un beau sac à dos de voyage spécialement pour y aller, mais ce voyage qui devait déjà durer un mois à l’époque n’avait jamais eu lieu. Maintenant que je suis prête à partir, j’ai pourtant la boule au ventre !

En même temps, je pense que si je n’étais pas dans tous mes états, ce ne serait pas normal et j’arrêterais de voyager ! Sans ce petit stress qui rend la chose si excitante, à quoi bon ? C’est un peu comme une date qui approche, où tu sais que tu vas embrasser ton kick pour la première fois… Et une fois que tu y es, tu te rends compte que c’est là que tu dois être à ce moment précis et que tout va être ben correct ensuite.

Alors voilà, je pars les mains moites et avec des papillons dans le ventre, mais aussi avec les yeux brillants juste à imaginer tous ces paysages que je vais voir, ce steak argentin que je vais manger, ce vin que je vais boire et les souvenirs que je vais rapporter.

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Je vous revois dans un mois avec plus d’aventures à raconter !

Des besos,

Dudy