Et les fois où on me dit que je suis brave (mais que c’est pas vrai)

Je voyage beaucoup seule. Je me suis rendue compte un jour que, si j’attendais après les autres pour partir, eh bien, j’irais nulle part (ou presque). Quand les gens me demandent avec qui je suis partie à tel ou tel endroit et que je réponds « Personne », on me sort presque invariablement la même chose « Wow, t’es brave ».

Ben non, j’pas brave.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

La première fois que je me suis retrouvée seule en voyage, c’était à Londres. J’avais déjà fait un stage en Equateur et j’avais passé un été en France et en Belgique, mais il y avait toujours quelqu’un qui m’attendait sur place. Même à Londres, je devais rejoindre ma cousine et son copain pour souper car ils s’y trouvaient encore pour une soirée. C’était l’fun, mais une fois séparés, mon périple en solo commençait.

Il faisait noir, il pleuvait, l’arrêt de métro de mon auberge de jeunesse était fermé alors j’avais dû descendre à celui d’avant, et mon plan pour me guider n’était plus trop utile puisque je ne savais pas où j’étais (je n’avais pas de smartphone jadis!). J’ai fini par trouver mon chemin, à mon grand soulagement. Mais du haut de mes 23 ans, je n’avais jamais été en auberge, et je trouvais ça un peu déstabilisant. Je suis arrivée dans ma chambre (il n’y avait encore personne, heureusement) et j’avais juste envie de pleurer. Quelle idée de partir pour Londres toute seule alors que j’avais plein d’amis déjà à Paris ? Je me suis couchée anxieuse et franchement pas dans un bon état d’esprit.

Le lendemain, je me suis réveillée, et le soleil était revenu, accompagné de ma raison. Je me suis dit What the fuck? Je suis à Londres! Une ville qui est réputée pour être cool, la ville de Bridget Jones et de Harry Potter, une ville que tout le monde veut voir! Je suis partie à l’aventure, et j’ai marché jusqu’à ne plus pouvoir marcher du tout. J’ai vu tellement de belles choses qu’au final, mes angoisses de la veille m’ont paru vraiment ridicules. Et j’ai trippé pour le reste de la fin de semaine à me balader dans la ville et assister à un show du Blue Man Group.

Mon premier stop à Londres, direction Hogwarts!

Mon premier stop à Londres, direction Hogwarts!

C’était la première fois que je partais seule en voyage, mais c’était loin d’être la dernière!

Et pour ceux qui pensent encore que c’est une question de bravoure, bah vous avez tort. Ça m’est arrivé encore par la suite, des petits moments d’angoisse où j’ai dû prendre de grandes respirations et me dire que tout allait bien, ce qui était toujours le cas ensuite. Si je pars seule, ce n’est pas par bravoure. C’est parce que souvent, personne ne peut venir avec moi, donc c’est partir seule ou pas du tout.

Mais surtout, c’est parce que mon besoin de partir est plus fort que mon besoin d’être accompagnée, pis c’est tout ce qui compte.

Dudy (en solo)

Par contre, c’est juste compliqué d’avoir des photos de soi quand tu voyages solo qui ne soient pas des selfies ou des reflets dans le miroir!

Par contre, c’est juste compliqué d’avoir des photos de soi quand tu voyages solo qui ne soient pas des selfies ou des reflets dans le miroir!

Et la fois où je passais un dimanche parfait à Trakai

Vous aurez sans doute constaté que je voyage pas mal, et c’est souvent avec un rythme assez soutenu pour essayer de maximiser mon temps lors de mes courts séjours, surtout en Europe. Mais parfois, j’ai envie de prendre ça un peu relax. Et parfois, je me retrouve dans un endroit parfait pour ça, comme lors de mon dernier week-end à Vilnius, où j’ai décidé de faire un petit tour à Trakai pour ma 2journée en Lituanie.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je me lève quand même tôt pour aller prendre le minibus à la gare de Vilnius qui mène à ma prochaine destination. Le tout pour un gros euro! Le samedi avait été pluvieux, mais 30 minutes plus tard, le soleil avait clairement décidé de m’accompagner jusqu’à Trakai. Il est 10h, et la ville me semble déserte. Je monte la rue principale, bordée de ses cottages en bois coloré et de ses églises. Les locaux émergent doucement, mais je profite du calme par cette belle journée d’automne, en faisant un crochet par le lac tout aussi endormi que la ville.

Lac Galvė qui entoure Trakai

Lac Galvė qui entoure Trakai

Une fois arrivée près du Château (l’attraction principale de la ville), il y a un peu plus de gens, mais tout le monde semble heureux d’être là. Je fais un tour, c’est très joli et on a même droit à une reconstitution de combat de chevaliers !

Le Château de Trakai

Le Château de Trakai

Je me dirige ensuite vers un resto recommandé, question de goûter quelques spécialités locales. Je suis un peu déçue par le kininai, qui me rappelle un pâté à la viande dans une forme plus originale. Je me régale des blinai, un type de crêpe de patates farcies avec du porc, et je complète avec des dumpling de porc gratinés… Parce que c’est toujours bon des dumplings ! Le tout agrémenté d’un petit verre de vin, bien sûr. Comme si ce n’était pas assez ou que je ressentais le besoin de faire des provisions pour l’hiver, je me prends un petit dessert de ricotta aux baies.

'Petit lunch léger'

‘Petit lunch léger’

Repue et pleine de félicité, je repars tranquillement en longeant le lac pour retourner au bus. Une charmante balade d’environ 30 minutes, au calme parmi les arbres colorés et le soleil d’automne. Je respire à grande bouffée sachant que, le soir-même, je serai de retour en ville, à Paris. Il n’y avait rien de très spécial à voir le long de cette balade, c’était que pour le bien-être que ça procurait. Et aussi pour digérer un peu !

Parfois, je fais rien de spécial en vacances, mais c’est justement ça qui rend le moment spécial.

Dudy (du dimanche)

unnamed Pour plus de photos de Trakai et Vilnius, c’est ici!

Et la fois où j’ai amené mes linges à vaisselle au Parthénon

J’ai la chance d’avoir encore ma grand-mère paternelle, ma grand-maman Monique. En plus, elle est cool, elle a même son propre Facebook ! Comme toute bonne grand-maman digne de ce nom, elle aime gâter ses petits-enfants. Un jour que je passais la voir dans le temps des fêtes, elle me sort un beau petit kit de linges à vaisselle aux couleurs de Noël ; mais avant de me les donner, elle tenait à s’assurer que je les utiliserais… Cré grand-maman!

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Ben oui, j’allais les utiliser ! J’en avais justement des vieux pas beaux à la maison, alors ça tombait bien! Mais comme elle ne pouvait pas savoir que j’étais vraiment sincère dans ma promesse de les aimer, les chérir, et potentiellement les utiliser pour essuyer ma vaisselle, il fallait bien que je lui prouve.

Son anniversaire de 75 ans arrivait bientôt, et toute ma famille serait réunie pour elle. Sauf moi, qui rate tout, comme d’habitude, parce que je suis à Paris. J’allais donc faire une petite vidéo (question que toute ma famille puisse rire de mon pseudo accent français) pour lui souhaiter bonne fête. Mais bon, c’est un peu plate de faire une vidéo juste pour dire « Bonne fête » alors je voulais le personnaliser un peu.

Revenons-en à nos torchons ; je voulais donc lui prouver que j’étais contente de les avoir, et je partais à Athènes à cette période-là, alors je me suis dit que j’allais les sortir un peu et que ça me ferait une niaiserie à dire dans ma vidéo.

Je les ai donc trimballés avec moi jusqu’au Parthénon, où j’ai fait l’effort (pour une fois!) de demander à un autre touriste de me prendre en photo avec lesdits torchons. Concept pas évident à expliquer sous son regard incrédule, mais ce n’est pas comme si j’allais revoir tout ce beau monde qui me regardait et devait se dire que ce n’est pas pour rien si je voyage seule…

Bref, j’étais contente de montrer fièrement ma photo avec mes linges à vaisselle dans ma vidéo pour ma grand-maman, ce qui établissait officiellement que je les aimais tellement, que je les amenais même avec moi en voyage !

Ce qui est con, c’est que c’est la seule photo que j’ai de moi à Athènes, avec des torchons dans les mains!…

Mes linges à vaisselle et moi, c’est l’amour depuis!

Mes linges à vaisselle et moi, c’est l’amour depuis!

Pas facile d’avoir des photos de soi en voyageant seule… je devrais peut-être investir dans un selfie stick! Mais c’est contre mes principes!

Dudy (qui fait encore la vaisselle avec ses torchons là!)

unnamed Pour toutes les photos d’Athènes, c’est ici!

Et la fois où j’ai cru mourir dans un volcan

Cet été, je suis partie en Indonésie avec mon amie. Je pense qu’elle aurait bien voulu un ratio plage plus élevé que l’itinéraire que je lui ai proposé, mais j’ai quand même insisté pour faire au moins 50/50 en visites et excursions par rapport au temps passé à la plage. Et une chance, parce que même si on a cru mourir au volcan Kawah Ijen, au final, ça aura été notre gros highlight du voyage.

En me renseignant sur le pays, j’avais entendu parler de ce volcan qui permet de voir du feu bleu. C’était assez weird pour piquer ma curiosité et convaincre mon amie de non seulement faire une excursion au Kawah Ijen, mais bien entendu de le faire de nuit pour avoir la chance de voir ce phénomène surréaliste !

Le départ se fait donc à 1h du matin depuis notre hôtel pourri de Banyuwangi, car le but est aussi d’assister au lever de soleil en haut du cratère après y être descendu. Une fois arrivées au pied du volcan, on se rend compte que la montée serait plus ardue et longue qu’on ne le croyait ! Après une heure ou deux (on sait plus, c’était juste long et éprouvant !), on arrive enfin au sommet avec notre guide d‘Ijen Miners Tours qui a été d’une grande aide, et qui nous permet aussi de descendre dans le cratère, une descente pas évidente non plus entre les touristes et le sentier de pierres pas super safe. L’odeur de soufre se faisait déjà sentir depuis un moment, alors on avait sorti nos beaux masques à gaz pour se balader avec style.

Hiking in style

Hiking in style

Une fois en bas, on s’approche du solfatare (c’est la source du soufre, merci Wikipedia !), avec les mineurs qui extraient le minerai dans des conditions vraiment désolantes. Ça fait un peu mal au cœur de les voir travailler si fort, sans masques adéquats alors que les yeux nous brûlent déjà après 5 minutes, pour ensuite transporter des paniers remplis de souffre et pesant plus de 40 kilos à travers ces cons de touristes que nous sommes… et en même temps, je m’émerveille de ces lueurs bleues qui apparaissent derrière la fumée, même si c’est pas aussi net et assez long pour que j’immortalise ça en vidéo ou en photo (d’autres ont réussi mieux que moi, ici par exemple !).

Mais c’est là aussi que j’ai cru mourir dans le fond d’un cratère, en pleine nuit, à l’autre bout du monde.

C’est arrivé tout d’un coup, une bourrasque de vent qui nous a tous plongé dans la fumée de soufre. On ne voit plus rien, parce que ça pique d’abord les yeux et parce qu’on n’a plus d’autre choix que de les fermer ensuite. Moi qui a du mal à faire du snorkeling sans hyper-ventiler, le masque à gaz me faisait un peu le même effet, et dans la fumée complète, il ne filtrait plus grand-chose. On a donc vraiment du mal à respirer, je pense étouffer alors je retire le masque en me bouchant le nez mais en avalant une bonne goulée de fumée qui me brûle la gorge. Mon guide qui me dit de m’accroupir. Je ne sais pas si je vais vomir ou juste arrêter de respirer drette là et mourir bêtement dans mon masque plein de larmes et de morve.

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Heureusement, la fumée a fini par se dissiper. Je suppose que ça n’a même pas duré plus que 30 secondes, peut-être même moins, mais ça m’a paru aussi long que ma montée de l’Adam’s Peak ! J’ai retrouvé mon amie qui en menait autant pas large que moi, et on ne s’est pas trop fait prier pour remonter aussi vite que possible ! On se remettait de nos émotions au fur et à mesure que le ciel s’éclaircissait, et en voyant le paysage qui s’offrait à nous,  on n’avait pas d’autre choix que d’oublier la panique 20 minutes plus tôt. La vue était juste MA-GNI-FI-QUE. Le contraste de couleurs, la joie de respirer à nouveau même si on pue le soufre et qu’on a la gorge qui pique encore, la satisfaction d’être là debout devant l’immensité du volcan et de son lac turquoise, l’envie de contempler ça pour toujours…

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

J’ai cru mourir au fond d’un volcan, mais au final, je me suis sentie crissementvivante à son sommet !

Dudy (qui aime être en vie)

unnamedPlus de photos du Kawah Ijen ici, et plus de photos de l’Indonésie en général ici, ici et !

Et la fois où je mangeais la pizza parfaite

Je pense que la plupart des gens seront d’accord si je dis que c’est bon, de la pizza. Dans mon cas, je spécifierais déjà « oui, mais pas n’importe laquelle ». Les pizzas congelées style Delissio n’ont jamais rien eu de délicieux pour moi, et les pizzas plus « authentiques » des restaurants italiens ont trop souvent une croute trop fine et sèche à mon goût. Rien à voir avec ma bonne pizza de la Pizzeria du Boulevard à Thetford avec sa bonne croute épaisse comme des petits pains ! C’est d’ailleurs celle que je considérais la meilleure au monde (enfin, de mon petit monde à moi), jusqu’à ce que je visite la ville de Naples en Italie, qui serait aussi la ville d’origine de la pizza.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

J’étais un peu sceptique, car les meilleures pizzerias là-bas sont souvent réputées pour leur pizza margherita, une variété que je n’aurais même pas idée de commander au Québec ou à Paris (que du fromage et de la sauce tomate, vraiment ?). J’avais donc prévu au programme deux pizzerias faisant partie du top des tops à Naples. C’était donc la pizzeria Sorbillo VS la pizzeria Da Michele !

Sorbillo

Challenge accepted!

Challenge accepted!

J’arrive juste à temps, 5 minutes avant l’ouverture où une petite foule est déjà attroupée devant la porte. Une fois à l’intérieur, je me retrouve à partager la table d’un autre voyageur solo car l’endroit s’est rempli en 30 secondes. Il y a plein de variétés de pizza au menu, mais question de tester la chose, je choisis ladite margherita (extra fromage, quand même !). Mamma mia ! Le fromage est frais et élastique à souhait, la sauce tomate est fraîche et savoureuse, et la pâte n’est pas trop fine et juste bien cuite à mon goût, et les petites feuilles de basilic viennent en parfumer le tout. Bref, je me régale, et ça tombe bien parce qu’elle est tout de même très grande, cette pizza ! Avec une bouteille d’eau (toujours payant en Italie !), j’en ai pour la modique somme de 6.50€, et y’a plus de place pour le dessert ! Enfin, pas tout de suite après…

Da Michele

C’est sans doute la pizzeria la plus connue internationalement, surtout si vous avez lu ou vu « Eat Pray Love ». C’est la fameuse pizzeria décrite dans le roman d’Elizabeth Gilbert, dont le rôle est aussi tenu par Julia Roberts. C’est donc là qu’elle décrit la meilleure des pizzas au monde, et je voulais en avoir le cœur net. Là-bas, le menu est simple car on a le choix entre deux pizzas uniquement : margherita ou marinara. La seconde étant seulement de la tomate, de l’ail, de l’origan et de l’huile (pas de fromage !!), une fois de plus je me vois dans l’obligation de demander une margherita extra-fromage, per favore. Je dois avouer que je comprends le petit air satisfait de la photo de Julia qui trône sur le mur du restaurant (pas très déco sinon). Elle aussi est vraiment, vraiment bonne… et toujours à un prix aussi doux (7€ comprenant 1l d’eau !).

Pareille que Julia, juste un peu plus sweaty!

Pareille que Julia, juste un peu plus sweaty!

Verdict *roulement de tambour*

Je pense que j’ai une petite préférence pour Sorbillo. Peut-être parce que c’était la première margherita avec laquelle je pouvais me vanter de m’être régalée.  Peut-être parce qu’elle était juste un peu meilleure aussi ! Ce qui est sûr, c’est que les pizzas par la suite me semblent bien tristounettes, et tous les ingrédients du monde ne me feront plus autant saliver que ma petite margherita de chez Sorbillo…

Pizza margherita de Sorbillo

Pizza margherita de Sorbillo

Dudy (l’Italienne)

unnamedPour toutes mes photos de Naples, c’est ici!

Et la fois où je buvais un jus entourée de plein de chats

Quand je voyage, j’achète rarement des bébelles en souvenir ; mais je prends beaucoup de photos. Parmi toutes ces photos, il y a souvent un gros pourcentage de photos de chats. Je l’avoue, j’aime beaucouples chats. Tellement que parfois ça m’inquiète d’être célibataire et de vivre seule avec mon chat et mes quelques kilos en trop ; ça pourrait dégénérer et je pourrais me transformer en crazy cat lady… mais ça c’est une autre histoire pour la rubrique psychologie. Quoique certains diront qu’il faut être un peu bizarre quand même pour aller dans un café de chats !

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je suis partie au Japon le printemps 2013, question de voir les cerisiers en fleur, et parmi toutes les beautés et les curiosités de ce pays, il y avait les neko cafe. Ça se traduit littéralement par café chat. J’en avais entendu parler auparavant, et je trouvais l’idée assez sympathique (évidemment). Question de se mettre en contexte, il faut comprendre qu’au Japon, beaucoup d’appartement interdisent les animaux de compagnie. Pour ceux et celles qui ont un petit animal à la maison, on sait tous le bien fou que ça peut nous faire, et dans une société comme le Japon avec un niveau de stress élevé, la zoothérapie au café du coin a toute sa raison d’être !

Le premier café que j’ai visité, c’est le Cat Cafe Nekokaiji à Kyoto. Dans une grande tour de bureaux, la seule chose qui nous indique qu’on est au bon endroit est la petite patte féline qui nous indique l’étage dans l’ascenseur. A notre arrivée, c’est tout un rituel qui doit être respecté : après avoir déposé nos effets personnels et nos chaussures dans un casier, on doit se laver les mains (oui oui, avant et pas juste après !) et écouter les directives avant de pouvoir entrer. En effet, on ne fait pas ce qu’on veut avec les chats : pas le droit de les réveiller, pas le droit de prendre dans nos bras… bref l’amour ne se commande pas !

asce

Après avoir commandé notre jus d’orange (ce n’était pas encore l’heure de l’apéro…), on se retrouve dans une grande pièce avec des futons tout autour et des petites tables basses. On s’installe, pas trop sûr de ce qu’on est censés faire devant cette douzaine de chats vénérés. On regarde autour, il y a des jeunes qui ont l’air de se contenter de regarder les chats, une vieille habituée qui a l’air complètement zen avec son gros matou orangé sur les genoux… on se rend compte que chacun y va pour des raisons différentes. On s’approche donc du centre, où il y a des arbres à chats et des poufs, question de tenter une approche avec les « bêtes ». C’est indépendant un chat, hein ?

Échantillon de chats

Échantillon des chats

Après maints efforts équipés de petits jouets à plumes, et la peur de penser que des chats ne puissent pas m’aimer, c’est Tampopo, une petite femelle dont le nom veut dire pissenlit, qui viendra se poser sur mes genoux. Victoire ! Puis d’autres viendront et repartiront, tout ça pendant la grosse heure pour laquelle on avait payé. Après avoir traversé la ville au complet à pied, c’était un bon petit moment de détente dans un contexte original.

La joie d'être acceptée par les chats

La joie d’être acceptée par les chats

Depuis 2012 à Paris, deux Cafés des Chats ont vu le jour, comme un peu partout dans le monde (dont à Montréal).  J’y étais allée en préouverture, et peut-être que je suis trop critique parce que j’ai connu ceux du Japon, mais je ne retrouvais pas ce petit quelque chose que j’avais vécu là-bas. Peut-être parce qu’à Paris, tu payes pour prendre un café et voir des chats, alors qu’au Japon, tu payes pour voir des chats et on t’offre le café… A Paris, les meubles étaient massifs, il pleuvait dehors et les gens gardaient leurs chaussures, donc ce n’était pas super pour s’assoir par terre avec les chats, qui sont censés être la raison première de notre visite après tout.

Je sais que tout ça paraît complètement absurde (voir débile) pour quelqu’un qui n’aime pas les chats, mais c’est vraiment relaxant et cute! Dans le cas du Japon, ça permet aussi de prendre des pauses quand on a un circuit chargé, et de découvrir un côté authentique de la vie nippone. J’y ai en effet vu plus de locaux que de touristes ! Et pour ceux qui n’aimeraient pas les chats, il y aussi des bars à lapins ou à hiboux !…

Dudy (crazy cat lady)

Et la fois où je faisais un tour dans le sud de Westeros

Au cours de mes nombreux voyages, il m’arrive de visiter des lieux de tournage. C’est généralement de façon volontaire, par exemple à Londres où j’avais fait mon petit pèlerinage jusqu’à la maison de Bridget Jones, ou encore dans le désert de Tunisie pour voir le village Mos Eisley dans Star Wars. Mais ce qui est encore mieux, c’est quand je visite un endroit qui devient par la suite un lieu de tournage d’un film ou d’une série très cool, par exemple Game of Thrones !    

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

En septembre 2014, j’ai eu la chance de visiter Séville en Espagne. Avec 30 degrés, c’était encore l’été et donc week-end parfait pour découvrir cette superbe ville et ses nombreux charmes, des plus classiques aux plus modernes. En plus on y mange plein de bonnes choses pour pas très cher, mais bon, cet article n’est pas dédié à la bouffe comme celui de Porto !

J’ai donc fait la visite du Real Alcázar de Sevilla, un palais qui date de l’an 844 bien qu’il ait été un peu retapé et modifié depuis. C’est ce qui explique son style unique vu toutes les influences subies au fil du temps. On se croirait plutôt en Turquie qu’en Espagne lorsqu’on le visite d’ailleurs ! Bref, il est vraiment magnifique et ses jardins le sont tout autant.  Mais ce que je ne savais pas encore à ce moment-là mais que j’ai appris peu de temps après, c’est que l’Alcázar allait en fait devenir les Water Gardens de Dorne en vue de la saison 5 de la série Games of Thrones !

Il aura quand même fallu que j’attende 6 mois avant de pouvoir voir le résultat… Et je dois avouer que j’étais un peu trop enthousiaste dès qu’une scène se déroulait dans la plus chaude des régions de Westeros!

Water Gardens of Dorne

Water Gardens of Dorne

Ma photo du Real Alcazar

Ma photo du Real Alcazar

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L’arrestation d’Ellaria Sand

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Donc voilà, j’y étais et peut-être que sans le savoir, j’attendais mon chéri Oberyn Martell?
Oberyn Martell, mon chéri aussi hot que Dorne!

Oberyn Martell, mon chéri aussi hot que Dorne!

Dudy de Dorne

Dudy à l’Alcazar attendant Oberyn

En attendant, j’ai bien envie d’aller à Dubrovnik pour visiter King’s Landing…

Dudy (de Dorne)

unnamedPour toutes les photos de Séville, c’est ici!

Et la fois où je faisais des bulles de savon à Angkor

Quand j’étais petite, en feuilletant une revue (le Lundi ou le 7 Jours, sûrement !), j’étais tombée sur un reportage à propos de la cité d’Angkor. Le sort en était jeté, un jour, j’irai la visiter. Ça a pris du temps, mais en 2010, j’ai fini par réaliser ce rêve au cours d’un voyage de deux semaines au Cambodge.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

On est parfois un peu déçu quand on a plein d’attentes pour quelque chose, mais dans ce cas-ci, j’ai vraiment adoré l’expérience, et le pays en général. Pour une première visite en Asie, ça n’allait pas être la dernière.

Je passe quelques jours dans la capitale à profiter des festivités organisées pour le Bon Om Touk (la fête de l’eau) : des courses de pirogues le jour, et des bateaux illuminés qui descendent la rivière Tonlé Sap avec un feu d’artifice le soir. Magnifique !

Bon Om Touk, la Fête de l’Eau

Bon Om Touk, la Fête de l’Eau

Puis c’est enfin temps de partir pour Siem Reap, la ville principale près des temples d’Angkor. Les festivités ne sont pas encore terminées, alors on profite de l’animation du village et d’un petit fish pedicure agrémenté d’un massage de dos. Le lendemain, il faudra se lever tôt pour assister au lever de soleil aux portes de la cité.

Il fait encore noir, notre chauffeur de tuk tuk nous mène jusqu’au guichet pour acheter le billet d’entrée (l’entrée pour 3 jours est un must même si on n’y reste que 2 jours !). Notre chauffeur nous accompagnera toute la journée de temple en temple,  mais il nous laisse d’abord devant Angkor Wat, le temple principal pour assister au lever de soleil. Ok, honnêtement, ce n’est pas le plus beau lever de soleil de ma vie et une partie de la façade du temple était en rénovation, mais j’étais tellement contente d’être là que ça m’était bien égal !

C’était à la fin du mois de novembre, et même s’il y avait beaucoup de monde, ce n’était pas le chaos non plus et on réussissait à visiter tranquillement et prendre des photos sans attroupements, pour mon plus grand bonheur. Parmi les plus beaux temples visités, il y a Bayon avec ses centaines de visages sculptés,  et le fameux Ta Prohm, celui qu’on voit partout sur les photos avec des arbres qui poussent au travers des cailloux… En dehors des temples les plus connus, on en visite des plus petits mais qui ont tous leur charme… celui qui a l’air d’une petite pyramide maya, le bassin des éléphants, etc. Il faut au moins y passer 2 jours pour bien profiter, ce qui permet aussi d’aller faire la petite randonnée vers la chute de Kbal Spean. C’est vraiment original comme endroit, le lit de la rivière est sculpté, et quand on s’y baigne, un tas de papillons orange viennent ensuite se poser sur nous !

Temple de Ta Prohm

Temple de Ta Prohm

Mais que viennent faire les bulles de savon dans cette histoire ? Et bien en fait, lors d’un voyage en Équateur, j’avais vu un monsieur apporter des petites choses à offrir pendant la visite d’une famille autochtone où il y avait des enfants, et il y avait entre autres une bouteille pour faire des bulles à savon. Les enfantstrippaient et j’avais trouvé que c’était une super idée. Je m’étais donc équipée d’une petite bouteille, spécial princesse Disney, avec l’objectif de faire sourire quelques gamins pendant le voyage. Mais comme je ne suis pas très fan des photos classiques de « moi qui souris devant un bel attrait », je me suis dit que ce serait peut-être beau de prendre des photos dans les temples en faisant des bulles et profiter d’une superbe lumière. Ce sont finalement mes photos préférées de moi de tout le voyage ou presque ! (Je n’en ai malheureusement plus qu’une à vous montrer vu que mon ex garde en otage toutes les autres…)

Faire des bulles à Angko Wat

Faire des bulles à Angko Wat

Avant de repartir, j’étais aussi tombée sur un groupe d’enfants et, question que ça ne profite pas juste à moi, j’ai donc ressorti mes bulles. Moi qui n’a pas trop le tour avec les enfants même chez nous,  ça donné un super moment avec eux, même sans devoir parler ! Après tout, il y a des choses qui sont universelles, comme les sourires et les bulles de savon…

Dudy (l’enfant dans son coeur)

Et la fois où j’ai monté une grosse montagne pendant la nuit

Je ne fais pas trop dans le spirituel en général… je visite bien des temples, des églises, et j’ai lu « Eat Pray Love », mais ça s’arrête à peu près là. Pendant mon séjour au Sri Lanka, j’avais tout de même proposé un petit défi à l’amie qui m’accompagnait : celui de faire la montée du Adam’s Peak.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Pour vous situer, Adam’s Peak est une montagne de plus de 2000 mètres considérée comme un lieu saint par les hindous, les bouddhistes, les musulmans et les catholiques. Pour une fois que tout ce beau monde est d’accord sur quelque chose, je me disais qu’il devait bien y avoir quelque chose de spécial. Là où ça se corse, c’est que c’est aussi un pèlerinage à faire, avec ses quelques milliers de marches. Et moi, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de le faire aussi, question de donner un peu de profondeur à notre voyage.

Le fameux pic d'Adam!

Le fameux pic d’Adam!

Alors avec mon amie, on se prépare mentalement, on prépare même des petits papiers avec les noms de gens qu’on aime en se disant qu’on se prendra en photo avec lesdits papiers pendant la montée, question de faire un pèlerinage d’amour pour eux, enfin quelque chose du genre.

On commence la montée de nuit, car le but est de voir le lever du soleil. On est pleine de motivation, le ciel est rempli d’étoiles et on se dit qu’on est belles et qu’on est capables. Sauf que 3h de montée, avec des marches pas égales, un sac à dos qui finit par peser et la fatigue accumulée pour des filles pas spécialement sportives, je peux vous dire que c’est long. Je pense que ça m’a paru plus long que l’intégralité du Seigneur des Anneaux en version extended !

Quelque part en chemin, on trouve un spot pour faire une pause devant un bouddha et on se dit que c’est le moment de faire notre trip photo pour les gens qu’on aime. Sauf qu’il y a plein de monde, et quand on s’arrête, en sueur, on se met à avoir froid vu l’altitude, et en plus on se sait pas combien de fichues marches il nous reste à monter ! On se regarde, et d’un accord commun, on se dit « f**k  le spirituel ». On voulait juste arriver.

Je n’y croyais presque plus, mais on a fini par atteindre le sommet. J’aurais pu pleurer. Sauf qu’il restait presque 2h encore avant le lever de soleil et, au sommet, c’est en fait un tout petit plateau avec un temple. C’était déjà bondé avec tous les gens qui étaient montés de jour et s’étaient fait un campement pour être aux premières loges. L’aube arrive, mais on ne voit rien derrière tous ces gens et ces téléphones et appareils photos brandis bien haut vers l’Est.

Lever du soleil au sommet de Adam’s Peak

Tout ce beau monde attendait aussi le lever du soleil

Tout ça et je n’aurai pas la possibilité de voir le lever de soleil promis ? Pas question ! Je détecte un bout de muret sur le côté, où il n’y a personne. Je grimpe sur le muret à l’aide d’une poubelle, j’aide mon amie à se hisser avec moi sur notre petit bout de mur, et là, c’était le carré VIP : vue parfaite et au-dessus de tout le monde.

Début du lever de soleil

Début du lever de soleil

Bon, pour être honnête, ce n’était même pas le plus beau lever de soleil que j’ai vu dans ma vie. Mais c’était quand même particulier avec tous ces gens et les coups de tambours qui accompagnaient le spectacle. Ce qui m’a coupé le souffle, c’est la vue qui s’offrait à nous ensuite : à 2000 mètres dans le noir, on ne se rend pas compte de ce qu’on a pu monter, et on ne voit rien en dehors du sentier. Après le lever du soleil, on voyait les montages et les lacs en contrebas, et on réalisait vraiment l’ampleur de notre parcours. On aurait dit une peinture, et les photos ne rendent malheureusement pas le dixième de la beauté du décor.

Notre vue du sommet une fois le soleil levé

Notre vue du sommet une fois le soleil levé

Voilà, nous avions accompli notre défi. Mais vous savez ce qui est plus dur que de monter des marches pendant 3h ? Les redescendre ! Car dès la première marche, nos mollets voulaient exploser. Mais il y en avait encore pour 3h…

Mission accomplie!

Mission accomplie!

Dudy (la fausse sportive)

unnamedPour plus de photo du Sri Lanka, c’est ici, ici et  et aussi! Mais le safari lui est ici!

Et la fois où j’ai mangé comme une cochonne à Porto

Je sais, si on pense à la ville de Porto, on s’imagine plutôt en train de boire que de manger. Mais moi, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt de boire du vin accompagné de chocolat.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Et pendant mon week-end à Porto, mon coup de cœur n’a pas été la dégustation de porto aux Caves Kopke (même si c’était très sympathique), mais plutôt la découverte de la Taberna Santo Antonio !

Dégustation de Porto

Dégustation de Porto

En effet, je suis arrivée à Porto en fin de soirée avec mon amie, et il pleuvait tellement que nous avions juste envie de trouver notre hôtel, aller manger, et rentrer. Sur les bons conseils du réceptionniste, on se dirige vers ce restaurant (qui n’en avait pas vraiment l’air vu de l’extérieur) et on y entre sans trop de conviction. Et c’est là que la magie a commencé ! On se rend compte que l’endroit est géré par une famille (qui parle français en plus !). Le garçon au service et la mère en cuisine. On est accueillies comme si on était de vieux amis, gentiment mais sans chichis, et on nous fait goûter le vinho verde tout en nous expliquant le menu. En effet, pas de menu traduit en anglais pour les touristes. Ici, le menu écrit en portugais change tous les jours en fonction des envies de la mamã. On commence donc avec nos entrées, et notre quart de vin chacune (pas de vinho verde pour moi, ce sera du rouge !). On passe ensuite au plat principal… My God, c’est immense !

J’avais opté pour la francesinha, question de commencer par un plat typique. On pourrait comparer ça un à genre de croque-monsieur (pain, jambon, fromage), servi avec un œuf sur le dessus et plein de sauce. Servi avec des frittes, au cas où ça ne suffirait pas… Mon amie avait quant à elle opté pour un autre classique, lebacalhau (morue) accompagné de arroz de feijão (riz aux haricots). Je ne pourrais pas dire pour le poisson, mais le riz était tellement bon que j’en ai mangé malgré ma propre assiette d’ogresse ! Je pense qu’à ce moment-là, on avait déjà dû déboutonner nos pantalons… Mais quand on nous a offert le dessert, on ne pouvait juste pas refuser.  Cet endroit était reconnu pour sa mousse au chocolat, il y avait même un article de journal sur celle-ci accroché au mur, alors il fallait bien tester !

Notre repas « léger »

Notre repas « léger »

La soirée avançait, et à force de discuter avec le serveur et la mère qui venait s’assurer qu’on se régalait, et de prendre des photos avec eux, on se sentait vraiment comme à la maison. On prend donc le digestif, une eau de vie qui nous a bien arrachés la gueule (même pour des alcoolo comme nous !). Mais il fallait bien quitter à un moment ou à un autre (pour mieux revenir !), alors on finit par demander l’addition : un gros total de 23 euros. On regarde et regarde encore, on se dit qu’ils ont dû oublier quelque chose ! Mais non. Entrée, plat, dessert, quart de vin et digestifs en quantité et qualité ; le tout dans une ambiance des plus chaleureuses pour un gros 11.50 euros par personne.

Porto, je t’ai aimé dès le premier soir !

Dudy (la grosse)

unnamedPour toutes mes photos de Porto, c’est ici!

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