Et la fois où toute chance de devenir végétarienne un jour était anéantie

Je ne sais pas si c’est parce que je suis à la diète que j’ai envie de parler encore de bouffe, ou si c’est la grisaille qui me donne envie de retourner sous le soleil de l’Espagne, mais je vais partager avec  vous mon super week-end de carnivore à Salamanca. Enfin, mon samedi de carnivore, car je dois avouer que le dimanche, j’ai quand même eu besoin de prendre un break de protéines…

Quand je voyage, j’essaie de jeter un coup d’œil sur Internet pour dénicher des restos sympas, ou au moins éviter des attrapes-touristes. Ce n’est pas toujours concluant, mais parfois, c’est aussi le jack pot ! Je peux être un peu difficile sur la bouffe, je ne mange pas de poisson ni de fruits de mer, ce qui peut me limiter. Mais pour de la bonne viande, je suis là ! Et Salamanca avait de quoi me contenter (et me faire grossir !).

Midi : CUZCO Bodega

J’avais lu qu’ils avaient de bon tapas, et ça me semblait l’idéal pour luncher! En voyant les prix sur la carte, j’ai pris peur car je pensais que pour 3.80, j’aurais un petit bout de viande sur un bout de pain (comme j’avais déjà mangé à San Sebastian). Je me lance quand même, je prends deux ou trois trucs avec un petit verre de vin… et je me retrouve avec des morceaux de viande plutôt normale! Mais c’était si bon, si tendre, que je voulais en commander encore et encore! Mais bon, j’ai essayé d’être raisonnable, enfin juste assez pour éviter l’explosion sur les trottoirs de Salamanca! Voici donc un petit aperçu des tapas dégustés:

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Burrito de canard confit

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‘Solomillo Iberico’ avec fromage de chèvre

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Filet de porc à la sauce aux champignons

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‘Pluma Iberica’ au Pedro Ximenez

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J’ai un peu honte, mais j’ai pris un déssert!

On aurait pu croire que je n’aurais jamais plus eu besoin de manger après ce repas, mais il faut croire que j’ai un appétit (ou une gourmandise?) sans limite, et en plus, on mange tard le soir en Espagne alors j’avais eu le temps de bien digérer en découvrant la ville, et faire de la place pour une nouvelle expérience culinaire en soirée!

Soir: Bordadores 12

Je me disais que j’avais eu trop de chance le midi, que le soir ne pourrait pas être aussi bien… mais je faisais erreur! Je me suis régalée à nouveau: entrée, plat et… non pas de dessert, je n’en pouvais plus! Mais du bon vin, quand même! Voici donc de quoi ça avait l’air:

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Un délicieux risotto aux asperges en entrée

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Une savoureuse pièce de boeuf qui n’aurait jamais dû finir

Après ça, je me suis roulée jusqu’à l’hôtel, le ventre plein et les papilles régalées. Et la conviction que même si je le voulais par principe, jamais je ne pourrais me passer de manger de la viande…

Dudy (la carnivore)

unnamedPour toutes mes photos de Salamanca qui ne sont pas que de la bouffe, c’est ici!

 

 

Et la fois où j’ai mangé comme une cochonne à Porto

Je sais, si on pense à la ville de Porto, on s’imagine plutôt en train de boire que de manger. Mais moi, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt de boire du vin accompagné de chocolat.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Et pendant mon week-end à Porto, mon coup de cœur n’a pas été la dégustation de porto aux Caves Kopke (même si c’était très sympathique), mais plutôt la découverte de la Taberna Santo Antonio !

Dégustation de Porto

Dégustation de Porto

En effet, je suis arrivée à Porto en fin de soirée avec mon amie, et il pleuvait tellement que nous avions juste envie de trouver notre hôtel, aller manger, et rentrer. Sur les bons conseils du réceptionniste, on se dirige vers ce restaurant (qui n’en avait pas vraiment l’air vu de l’extérieur) et on y entre sans trop de conviction. Et c’est là que la magie a commencé ! On se rend compte que l’endroit est géré par une famille (qui parle français en plus !). Le garçon au service et la mère en cuisine. On est accueillies comme si on était de vieux amis, gentiment mais sans chichis, et on nous fait goûter le vinho verde tout en nous expliquant le menu. En effet, pas de menu traduit en anglais pour les touristes. Ici, le menu écrit en portugais change tous les jours en fonction des envies de la mamã. On commence donc avec nos entrées, et notre quart de vin chacune (pas de vinho verde pour moi, ce sera du rouge !). On passe ensuite au plat principal… My God, c’est immense !

J’avais opté pour la francesinha, question de commencer par un plat typique. On pourrait comparer ça un à genre de croque-monsieur (pain, jambon, fromage), servi avec un œuf sur le dessus et plein de sauce. Servi avec des frittes, au cas où ça ne suffirait pas… Mon amie avait quant à elle opté pour un autre classique, lebacalhau (morue) accompagné de arroz de feijão (riz aux haricots). Je ne pourrais pas dire pour le poisson, mais le riz était tellement bon que j’en ai mangé malgré ma propre assiette d’ogresse ! Je pense qu’à ce moment-là, on avait déjà dû déboutonner nos pantalons… Mais quand on nous a offert le dessert, on ne pouvait juste pas refuser.  Cet endroit était reconnu pour sa mousse au chocolat, il y avait même un article de journal sur celle-ci accroché au mur, alors il fallait bien tester !

Notre repas « léger »

Notre repas « léger »

La soirée avançait, et à force de discuter avec le serveur et la mère qui venait s’assurer qu’on se régalait, et de prendre des photos avec eux, on se sentait vraiment comme à la maison. On prend donc le digestif, une eau de vie qui nous a bien arrachés la gueule (même pour des alcoolo comme nous !). Mais il fallait bien quitter à un moment ou à un autre (pour mieux revenir !), alors on finit par demander l’addition : un gros total de 23 euros. On regarde et regarde encore, on se dit qu’ils ont dû oublier quelque chose ! Mais non. Entrée, plat, dessert, quart de vin et digestifs en quantité et qualité ; le tout dans une ambiance des plus chaleureuses pour un gros 11.50 euros par personne.

Porto, je t’ai aimé dès le premier soir !

Dudy (la grosse)

unnamedPour toutes mes photos de Porto, c’est ici!

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Et la fois où j’ai mangé une grosse araignée pas belle

Quand je pars en voyage, j’essaie toujours de me dépasser à un niveau quelconque, parce que je suis un peu moumoune dans la vie, alors je me lance des petits défis, aussi banals qu’ils puissent sembler pour certains. Et je m’assure de bien en parler autour de moi avant de partir, question de bien me mettre la pression et de ne pas pouvoir faire marche arrière. C’est comme ça que je me suis retrouvée à manger une mygale au Cambodge.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je suis comme à peu près tout le monde par rapport aux araignées : je trouve ça dégueulasse et ça m’écœure d’en trouver chez moi, même petites. Mais avant de partir, j’avais appris que les mygales étaient une spécialité locale, servies même dans les restaurants gastronomiques du pays. Bien évidemment, j’ai commencé à me vanter devant mes collègues de travail que j’allais en manger une, et plus ils me disaient que j’étais folle, plus j’en remettais une couche. Toujours facile à dire quand t’es en train de manger tranquillement ton steak-frites à la cantine…

Dès les premiers jours de mon voyage, je me retrouve devant une table remplie de bibittes prêtes-à-manger et plus dégueulasses les unes que les autres, étalées comme dans un présentoir à bonbons : les fameuses mygales, des espèces de cloportes, des petits serpents piquées sur un bâton, etc. J’avoue que devant ce tableau, je me suis bien dégonflée et que j’ai dit à mon ami « Ok, peut-être pas tout de suite… ».

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Deux semaines plus tard, je me sens cheap de ne toujours pas être passée à l’action. Le soleil décline déjà et je repars le soir-même. Je fais le tour du marché à Phnom Penh, qui est en train de fermer, en demandant « Spiders ? » à tout le monde. La seule réponse positive a été d’une femme qui m’a présenté un sac plastique bien remplis et qui grouillait encore… ça n’allait pas être possible ! Je retourne donc à l’hôtel avec mon ami pour attendre le tuk tuk qui devait nous conduire une heure plus tard à l’aéroport pour rentrer à Paris, la queue entre les jambes devant mes collègues qui n’avaient pas cru à mon audace avec raison. Je m’en voulais de ne pas avoir réussi à relever le seul défi que je m’étais donné pendant ce voyage.

Alors dans un élan soudain de détermination, j’ai demandé au premier tuk tuk du bord de m’amener au Palais Royal. Je savais qu’il y avait toujours des vendeurs installés là-bas… je me retrouve donc à nouveau confrontée à une belle table pleine de délicatesses locales. Pour un gros 25 cennes US, on me remet une belle grosse mygale frite dans un petit sac plastique. Sur le chemin de retour, j’avoue que je m’inquiète un peu du moment fatidique ou je devrai mettre ça dans ma bouche. On s’y prend comment d’ailleurs, avec ces grandes pattes qui partent dans tous les sens ?

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Photo de Jonk

Je commence donc justement par une patte, pour avoir une idée. Bon, c’est crunchy et on goûte presque juste l’huile à friture… mais il reste le corps, ça va pas être tout gluant ça ? C’est ce que j’ai découvert tandis que mon ami filmait l’expérience (ça prenait des preuves quand même, non ?). Ce n’était pas si mal que ça finalement, c’était croustillant partout, et la seule chose qui finit par écœurer est le goût d’huile (je n’avais pas de petite sauce au poivre comme dans les restaurants moi !).

Comme disait la plupart des gens après avoir vu la vidéo : « Que tu y aies goûté, ok. Mais pourquoi tu l’as mangé au complet ? ». Bonne question. Parce que même si c’était moins pire que ce à quoi je m’attendais, et qu’on ne peut pas le voir sur la vidéo… j’avais les mains qui shakaient ben raide pendant que je la mangeais ! Et même après cette expérience, je suis toujours aussi écoeurée de trouver des petites bibittes chez nous…

Question de finir en beauté, je vous fais cadeau de la vidéo, en tenant à spécifier que je mange pas toujours la bouche ouverte comme ça, c’était juste pour ajouter une touche de drama!

À la vôtre!

Spider Dudy