Et la fois où je déjeunais au sommet

Je ne suis pas très sportive à la base, mais je peux marcher longtemps quand je visite un nouvel endroit, et j’aime aussi me donner des petits défis. Pendant mon séjour dans les Balkans, j’avais donc planifié faire la randonnée du mont Vrmac, entre les villes de Kotor et Tivat. Mais en arrivant à Kotor, et en contemplant les montagnes autour, je les trouvais tout à coup bien hautes et moi bien petite! Et j’avoue que j’étais un peu stressée car j’avais trouvé peu d’information en ligne sur cet itinéraire à part le fait que ça prenait entre 6 et 8 heures, et j’avais le sentiment que j’allais m’y égarer toute seule et mourir de faim (bon, j’exagère un peu mais quand même!).

Le défi: le Mont Vrmac

J’ai eu la chance de louer un appartement chez des gens super sympas (la photo juste au-dessus a d’ailleurs été prise juste devant), j’ai donc eu un lift en scooter jusqu’à la base du sentier vers 8h du matin. Et le propriétaire m’a aussi rassurée que c’était facile et que j’avais juste besoin d’une grande bouteille d’eau (et pas nécessairement de toute la bouffe dans mon sac)! Mais bon, on ne sait jamais…

Le début du sentier depuis Kotor qui mène à l’ancien Fort Vrmac n’est pas évident à repérer, il se trouve près d’une entrée de propriété privée et pour l’éviter j’ai gravi une pente de gros cailloux avant de tomber sur un sentier bien délimité ensuite. C’est la partie qui monte le plus, mais comme c’est en zigzag, ce n’était pas trop difficile. Et la vue sur la baie de Kotor était déjà plutôt pas mal, ce qui donne un bon petit boost de motivation pour continuer! Sur le chemin, que le bruit de la nature, et une rencontre avec quelques chèvres!

Première étape: sentier en zigzag menant au Fort Vrmac depuis Kotor

Ces chèvres savent apprécier un point de vue de qualité!

Vue depuis la première partie de la montée

Une fois au sommet, il y a quelques campeurs, mais je me concentre plutôt sur une petite exploration du fort abandonné. La porte est grillagée, mais on peut facilement y entrer par une des fenêtres. Il vaut mieux avoir une lampe de poche (dans mon cas la fonction lampe de poche de mon smartphone!) car il y a quand même des trous et c’est très sombre par endroit. Il n’y a rien de spécial à y voir, mais c’est quand même amusant (et un peu creepy?) d’y faire un tour!

Le Fort Vrmac, vestige de l’Empire austro-hongrois

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L’une des casemates fabriquées par Škoda, qui contenait un canon PH M05 de 10 cm (merci Wikipedia!)

La partie suivante était plutôt facile, un sentier assez large et des arbres tout autour, et quelques bâtiments abandonnés. On es déjà bien en hauteur, et on a souvent de belles vues dégagées des deux côtés de la montagne avant d’arriver à l’antenne radio qu’on peut voir facilement depuis Kotor. Encore un petit effort, et ça y est, c’est le sommet!

La vue y est presque de 360 degrés: la baie de Kotor, ses montagnes, sa verdure… le panorama est à couper le souffle!  Et je suis là, seule au sommet, à contempler toute cette beauté qui semble n’être réservée que pour moi à cet instant précis!

Une petite plate-forme en béton s’y trouve, alors je m’y installe pour mon pique-nique au sommet comme une VIP dans un resto où on m’aurait réservé la meilleure place.

Pas mal comme vue pour luncher, non?

J’en tire 3 conclusions:

1) Ce moment sera définitivement un de mes plus beaux souvenirs de mes 2 semaines dans les Balkans.
2) J’ai effectivement pris trop de bouffe avec moi!
3) Y’a vraiment de la mouche au sommet, et elles sont vraiment insistantes et ça gâche juste un tantinet le moment!

C’est un peu difficile de quitter cet endroit, mais je ne suis qu’à la moitié du parcours alors il faut bien m’y résoudre! Après un court shooting photo et un dernier coup d’œil sur cette vue splendide, je poursuis mon chemin. Je ferai deux nouvelles rencontres sur la route: une vache (au sommet??) et un serpent!

Au cours de la descente, je suis passée par une petit village perdu au milieu de la montagne, avec une petite église et une vue sur la ville de Tivat en contrebas.

J’avais prévu prendre le sentier qui se terminait justement à Tivat, mais vu mon passage au village de Gornja Lastva,  c’était plus simple et logique de poursuivre avec la route asphaltée qui se rend jusqu’à Donja Lastva – elle reste tout de même agréable car au milieu de la montagne et avec de jolies petites fleurs sauvages autour.

Fin de la randonnée à Donja Lastva

Voilà, plus de 18 kilomètres plus tard, j’avais terminé (les 5h ne comprennent pas le temps passé au sommet). Moi qui appréhendais un peu la difficulté de ce parcours, je l’ai trouvé au final relativement facile à parcourir et suivre. Cela ne m’empêchait pas d’avoir les jambes mortes et d’avoir apprécié avoir Google Map pour me rassurer de temps en temps!

Bref, je pense que cette randonnée mériterait un peu plus de publicité, car elle est vraiment super – la difficulté n’étant pas très élevée pour ce qu’on y gagne en beauté des paysages! En même temps, j’étais bien contente  que ce ne soit pas si populaire et d’avoir eu le sommet de la montagne juste pour moi!

Dudy la hiker-amateur

unnamedPour toutes les photos de Kotor (dont toutes celles de la randonnée), c’est ici!

 

Et la fois où j’étais sur les traces d’Indiana Jones et la Dernière Croisade

J’avais envie de visiter la Jordanie depuis un bon moment déjà, mais je repoussais toujours ce projet, en espérant finir par trouver quelqu’un pour m’y accompagner… mais je ne trouvais pas ! Toutefois, pour célébrer la visite de mon 50e pays, j’avais envie de faire les choses en grand, et je me suis dit qu’au final, c’était maintenant ou jamais, en solo s’il le fallait! Une amie s’est finalement jointe à l’expédition, et c’est avec elle que j’allais découvrir l’une des Sept Nouvelles Merveilles du Monde!

On commence donc l’aventure en après-midi, et je suis déjà toute excitée à l’idée d’être si près du but ! Depuis l’accueil des visiteurs, il faut encore marcher un peu avant d’arriver à l’entrée du Siq, et c’est là que le spectacle commence. C’est déjà très impressionnant de marcher le long de ce petit sentier, avec les falaises qui nous entourent et nous font sentir si petits ! Le Siq fait environ 1.2 km, donc on a bien le temps d’en profiter – entre deux calèches qui y circulent à toute allure, à mon grand désespoir (et sans doute celui des chevaux). J’ai déjà envie de prendre plein de photos des rochers, même si ça ne peut jamais rendre hommage à la réalité et la grandeur du Siq !

Dudy dans le Siq

J’avance encore, un peu fébrile, quand tout-à-coup, j’y suis: j’aperçois la Trésorerie entre les parois du Siq. J’avais tellement attendu ce moment, un peu comme quand je visitais Angkor, que les larmes me montent aux yeux et je suis trop émue pour émettre des sons autre que « pffffff » d’admiration. C’est juste magnifique, et tellement improbable comme architecture ! Et je contemple cette merveille de mes propres yeux!

Quand tu arrives, c’est comme une giffle de bonheur!

El Khazneh (la Trésorerie)

J’en arrive même presque à oublier les autres touristes, les vendeurs et le pauvre chameau qui sert à faire des photos pour les touristes. J’ai du mal à lâcher des yeux la Trésorerie, mais Petra recèle bien d’autres beautés, alors nous poursuivons notre route. De toute façon, on ne peut pas vraiment entrer dans la Trésorerie, sauf si on est Indiana Jones à la recherche du Graal… j’avoue que j’ai eu une petite déception, la façade ne cache ni un temple, ni le chevalier gardien du Graal !

Indy devant le temple du Graal (enfin, El Khazneh, la Trésorerie!)

Il était trop tard pour compléter le sentier principal jusqu’au Monastère ce jour-là, alors nous avons pris le sentier secondaire des tombeaux, puis entrepris la montée jusqu’au sommet de la falaise pour voir la Trésorerie de haut, une vue assez sympathique je dois dire ! C’est aussi là qu’on a rencontré un des fameux Jack Sparrow de Petra, mais ça, je vous en reparlerai dans un prochain article ! On a quand même fini par redescendre alors que le soleil se couchait déjà, et au moment de retraverser le Siq, la nuit était tombée et nous avons dû fait le chemin du retour au clair de lune et à la lumière de nos smartphones, sans personne autour, ce qui était assez sympathique au final.

Un des tombeaux de Petra

Vue sur El Khazneh (la Trésorerie) depuis le sommet du sentier des tombeaux

Le lendemain, nous avons commencé avec la petite randonnée du « back trail », un sentier où il vaut mieux être accompagné mais qui permet d’arriver directement au Monastère « par le haut », et donc d’éviter de revenir sur ses pas sur le sentier principal de Petra (et éviter une bonne montée). Encore une fois, je suis sous le charme; on voit toujours des images de la Trésorerie quand on parle de Petra, mais beaucoup moins du Monastère qui est pourtant tout aussi impressionnant!

Al Dayr (le Monastère)

De là, on commence donc à redescendre le long du sentier principal pour contempler les autres merveilles du site (un temple, une église Byzantine…). Comme rien ne nous arrête et qu’il est encore tôt, on entreprend le sentier du Haut Lieu du Sacrifice. On se perd un peu au début car les indications ne sont pas très claires, et en plus on faisait un peu le chemin en sens inverse de la majorité des gens, mais on finit par se retrouver et le chemin devient plus clair! Sur la toute, une petite pause thé est de mise, pour se donner un peu d’énergie avec toutes ces marches qui nous attendent. Une fois au sommet, on a toute la satisfaction de notre effort (pour les sportives que nous sommes…) et la vue sur les montagnes tout autour est une belle récompense.

Paysage pendant la montée vers le Haut Lieu du Sacrifice

Dudy au sommet de Petra!

Les tombeaux vus depuis le Haut Lieu du Sacrifice

Vue pendant la descente du Haut Lieu du Sacrifice

On peut enfin redescendre, se rafraîchir avec un petit jus frais au restaurant faisant face à la Trésorerie et qui permet de l’admirer une dernière fois avant de repartir.
J’ai trouvé le Siq tout aussi beau sur le chemin du retour, malgré mes pieds fatigués. Mais c’est tout de même le cœur serré que je suis repartie et l’envie de dire « Voir Petra et mourir ».

Mais bon, le désert m’attendait…

Dudy Jones and her 50th Crusade

unnamedPour toutes les photos de la Jordanie, il y a la Partie 1 et la Partie 2!

Et la fois où je faisais un pique-nique sur un glacier

Après avoir visité le bout du monde, je me suis envolée pour El Calafate ou m’attendait ce que je prévoyais être mon plus gros défi de vancances: le Big Ice, alias la randonnée sur le glacier Perito Moreno. Moi qui avais peur de ne pas être à la hauteur physiquement, le Big Ice a pourtant été plus qu’à la hauteur de mes attentes et s’est finalement avéré être le highlight de mon voyage!

Les commentaires étaient plutôt unanimes sur ce tour : malgré le prix et la difficulté physique, il fallait le faire. Et donc, je le fis ! La journée s’annonçait plutôt tristounette, avec des nuages gris et une petite pluie fine… mais ça n’allait pas empêcher que notre premier arrêt au Mirador du Parc National Los Glaciares pour observer le glacier Perito Moreno me laisse un souvenir inoubliable. On s’entend que, en tant que Québécoise, j’en ai vu de la neige et de la glace dans ma vie, et plus que pas assez si vous voulez mon avis ! Mais je n’avais jamais vu de la neige et de glace former un ensemble aussi beau en pleine nature : ce bleu incroyable au travers du blanc formant une masse immense au milieu d’un paysage sans neige… Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est le grondement et le grincement du glacier ! Si les autres touristes le permettent, on regarde le glacier dans le silence, quand tout à coup le « tonnerre » du glacier se fait entendre, et j’en étais hypnotisée!

Vue depuis le Mirador

Vue du Perito Moreno depuis le Mirador

J’ai quitté le mirador, un peu à reculons je dois dire, pour aller prendre le bateau qui nous menait au point d’accès du glacier.

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Enfin, il fallait marcher une bonne heure pour se rendre à notre point de départ, et selon moi, c’était la partie la plus physique car souvent en montée et avec tout le groupe en file indienne et les crampons à la main (pas de place dans mon mini sac à dos). Mais nous longions le glacier, et sa vue et l’anticipation d’y marcher me poussait à aller de l’avant gaiement. J’étais tout de même bien contente d’arriver, tout en sachant que ce n’était que le début de la balade! Nous avons enfilé les crampons, nous nous sommes divisés en plus petits groupes, et malgré ma peur irrationnelle que le glacier ne cède sous mes pas et que je disparaisse dans l’eau glacée, nous avons abordé le Perito Moreno.

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Les formes fantomatiques en longeant le glacier

Après un court topo sur la manière de marcher, grimper ou descendre, je me suis rendue compte que ce n’était pas si difficile que ça après tout! Nous avions donc 3h devant nous pour arpenter les formes du glaciers, traverser ses failles, admirer son horizon, chanter Let It Go en se prenant pour la Reine des Neiges, et juste profiter du fait de se retrouver dans cet endroit si particulier au milieu de nulle part.

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♪ Let it go, let it go… I’m one with the wind and sky! ♪

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Parfois on a quand même besoin d’un petit coup de main!

Une fois bien au centre du glacier, avec la famine qui se faisait sentir, nous avons pu nous installer pour manger nos lunchs assis sur la neige. Le soleil faisait apparition depuis un moment au travers des nuages, alors le temps était plutôt agréable! C’est un sentiment un peu absurde que de se retrouver assise dans la neige au milieu de nulle part, avec mon petit plat de pâtes à la sauce tomate cuisiné la veille… on est loin du pique-nique au Champs de Mars en été!

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De la belle neige et le soleil qui se joint à nous

Nous avons poursuivi notre marche encore un moment, en passant par un tourbillon naturel d’eau au milieu du glacier, et en remplissant nos bouteilles d’eau directement à la source! Quoi de mieux pour se sentir en harmonie avec la nature?

C'est pas le plus pur des bleus ça?

C’est pas le plus pur des bleus ça?

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Quand il n’y a que de la neige et des montagnes autour de toi…

C’est encore un peu à reculons, encore, que nous avons dû nous diriger à nouveau à la limite du glacier: il était temps de quitter la neige et les crampons. La route pour retourner jusqu’au bateau m’a semblé 3 fois plus longue qu’à l’aller, malgré le fait qu’elle était en descente; sans doute mes jambes qui commençaient à me faire la gueule après l’effort! Mais en remontant sur le bateau, une petite surprise nous attendait…

Whisky et chocolat pour terminer laventure

Whisky et chocolat pour terminer l’aventure, quoi de mieux?

En fait si, il y avait moyen de faire mieux: rentrer à l’auberge, prendre une bonne douche, et aller dévorer un excellent repas au Buenos Cruces avec un demi de vin avant d’aller dormir!

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Big Ice = Big Faim!

Ça, c’est ce qu’on appelle une belle journée bien remplie! Je n’avais jamais vécu une telle expérience dans un tel envrionnement, et j’en garde un souvenir inoubliable.

Dudy la Reine des Neiges

unnamedPour toutes les photos du Big Ice et de la ville d’El Calafate, c’est ici!

Et la fois où j’allais au bout du monde prendre une photo avec une bouteille de gel douche

Une des premières choses que j’ai fait une fois mon billet d’avion principal réservé pour l’Argentine, c’était de prendre un vol pour Ushuaïa. En effet, si je passais un mois dans ce pays, je comptais bien le faire de long en large (enfin, de bas en haut !) pour pouvoir profiter de la variété de ses paysages. C’est ainsi qu’après quelques jours de chaleur écrasante dans la capitale, je me retrouvais au bout du monde.

En effet, Ushuaïa est la ville la plus au sud du continent… après, ce sont quelques villages perdus, puis de la neige ! Juste en arrivant, le petit aéroport tout en bois et son air de réception de centre de ski te donne une idée du coin. Le changement de température se fait vite sentir, mais au moins on se dit qu’on n’a pas apporté sa doudoune, ses gants et son bonnet pour rien ! Depuis mon taxi, j’aperçois déjà les montagnes qui nous entourent et le calme de la ville (bon ok, c’était un dimanche aussi…).

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La première journée sera plutôt tranquille vu l’heure d’arrivée et un déjeuner tardif avec mes premiers gnocchis argentins (c’est une des spécialités culinaire en dehors de la viande !). Je longerai ensuite le bord de l’eau, en faisant une petite escale au musée qui n’a rien d’épatant mais quand même bien à voir car un des seuls attrait en ville-même… puis je suis arrivée au fameux panneau « Ushuaïa – End of the World » et c’était parti pour un shooting photo, d’ailleurs j’avais apporté ma bouteille de gel douche Ushuaïa spécialement pour l’occasion ! Je sais, j’ai de drôle de trips mais ça me fait marrer, que voulez-vous!

Se laver avec du gel douche Ushuaïa à Ushuaïa, check!

Se laver avec du gel douche Ushuaïa à Ushuaïa, check!

Le deuxième jour, j’avais réservé la très populaire excursion du Beagle Chanel et des pingouins de l’île Martillo (enfin, ce sont des manchots car ils ne volent pas et ne vivent pas dans l’hémisphère Nord !). Nous avons commencé la croisière avec un peu de pluie qui devenait parfois de la neige, donc malgré le froid et la brume au loin, c’était plutôt joli. Nous avons pu faire des pauses près des îles envahies de lions de mer ou de cormorans, passer devant le « faux phare de la fin du monde » avant d’accoster sur la fameuse île aux pingouins.

Les lions de mer du Canal Beagle

Les lions de mer du Canal Beagle

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Des cormorans et le faux phare de la fin du monde

Le temps s’est gâté alors c’était un peu difficile par moment de prendre des photos ou profiter des centaines de petits manchots de Magellan tout mignons qui nous entouraient ! La pluie et la neige devenait grésil et nous giflait joyeusement le visage et glaçait mes pauvres doigts qui essayaient de tenir ma caméra droite malgré le vent ! C’était la période juste après la naissance des bébés, alors on en voyait beaucoup cachés dans des trous avec leur parent, c’était adorable !

Plein plein plein de manchots!

Plein plein plein de manchots!

Un Manchot Magellan et son poussin

Un Manchot Magellan et son poussin

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Un petit couple de Manchots Magellan

Un peu plus au centre de l’île, on trouvait aussi un nid de Manchots papou. Nous avons eu de la chance ce jour-là, un Manchot Royal était en visite ! Ces derniers vivent normalement plus au sud encore, mais je pense que celui-là avait envie de se la péter avec ses belles taches jaunes à côté de ses copains noir et blanc !

Manchot Royal parmi les Manchots Papou

Le Manchot Royal devant les Manchots Papou

Nous avons dû quitter car la balade sur l’île est limitée à 1h, question de mieux protéger l’île des touristes. Nous avons pu déjeuner à la plus vieille ferme de la région, l’Estancia Harberton. Je n’ai pas été spécialement impressionnée, peut-être en raison de la météo et du fait que j’étais trempée et congelée et que je ne voulais plus bouger de ma chaise près du poêle ! J’ai quand même participé à la visite guidée de leur petit musée sur la faune marine qui était plutôt intéressante, elle. Sur le chemin du retour en bus, nous avons pu nous arrêter pour photographier les fameux arbres penchés, qui nous prouvaient que le vent aurait pu être encore pire ce jour-là !

Il n'y avait pas de vent à ce moment-là...

Il n’y avait pas de vent à ce moment-là…

Le troisième jour, c’est celui où le soleil a daigné venir nous rejoindre au bout du monde. C’était d’ailleurs fort apprécié, car cette journée était dédiée aux promenades dans le Parc National de la Terre de Feu. Avec mes roomies de l’auberge de jeunesse, nous y avons passé la journée à faire les sentiers plus accessibles pour une journée, et on a bien dû marcher un bon 7h au total. Plein de montagnes et de lacs, pas trop de monde, c’était vraiment un superbe endroit pour la randonnée ! Bon, niveau faune, je n’aurai vu qu’un castor canadien et un lièvre européen, alors on y repassera… J’aurais bien aimé y passer une 2e journée pour tenter la montée jusqu’au Cerro Guanaco, mais ce sera pour une prochaine fois !

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Le quatrième jour, j’avais prévu me lever très tôt et faire le Cerro Martial avant mon vol de l’après-midi, mais le bruit de la pluie dans la fenêtre et la vue des arbres à 45 degrés m’ont convaincu de dormir un peu plus… Plus tard, le temps s’était calmé, alors ma roomie et moi sommes parties dans l’optique de faire au moins une partie du sentier. Nous ne savons pas trop comment nous en sommes arrivées là, mais au final nous avons emprunté des sentiers secondaires qui nous ont tout de même permis de rejoindre des miradors avec de jolies vues sur les montagnes, dont le Martial.

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Vue du Mirador Beagle

C’est en revenant et voulant suivre un autre sentier (identifiés par des marques de couleur rouge ou bleu jusque-là) que nous avons réussi à nous perdre (ce qui était pratiquement impossible selon ce blogue lu par la suite). Ne sachant pas vers où nous diriger, nous avons fait le choix logique : suivre de nouvelles marques jaunes ! Ce qui s’avère être le VRAI sentier du Cerro Martial, que nous avons heureusement pris dans le sens de la descente car j’aurais sans doute raté mon vol dans le cas contraire !

Bref, que ce soit pour les amoureux de la nature ou les wannabe-randonneurs comme moi qui ont assez de temps ou de budget en Argentine, c’est vraiment un coin magnifique à voir qui dépaysera complètement, surtout en enchaînant avec El Calafate dont je vous parlerai prochainement. Ce qui est sûr en tous cas, c’est que la fin du monde, ça peut être très beau aussi !

Dudy (qui a survécu à la fin du monde)

unnamedPour toutes les photos d’Ushuaïa, c’est ici!

Et la fois où j’ai marché pendant 3 jours

Après vous avoir raconté mon vol en montgolfière à Bagan, je poursuis avec une autre histoire sur mon voyage au Myanmar. En effet, il y avait encore une nouveauté pour moi dans cette aventure : un trek de trois jours pour se rendre de Kalaw au Lac Inle. Pour moi qui aime bien mon petit confort minimum – toilette, douche et lit, c’était un nouveau challenge!

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves le 21-04-2016*

Faute de temps pour ce voyage, j’ai dû enchaîner ce trek après une nuit en bus depuis la capitale. Arrivée en plein milieu de la nuit dans la petite ville de Kalaw, je trouve le seul café ouvert pour manger un morceau, avant de trouver un hôtel qui daignera bien me laisser une chambre (pré-utilisée pour un gros 3€!) pour 1h ou 2, question de prendre une dernière douche chaude avant le départ – vous aurez compris que je redoute un peu l’hygiène dans les 72h à venir !

Je retrouve donc l’agence Eversmile, qui formera deux groupes de 12 personnes (un peu plus gros qu’à l’habitude en raison de la fin de saison). Moi qui n’ai pas trop l’esprit de communauté, je sens que ce sera déjà un challenge de me taper un tel groupe pendant trois jours… Après avoir fait ses réserves de papier de toilette – on nous avertit qu’il n’y en aura pas en route, c’est le grand départ !

La première journée commence doucement, les paysage ne m’impressionnent pas encore, mais la marche est tout de même sympathique. Heureusement, car 6-7 heures de balade nous attendent! Pour la pause déjeuner, on était plutôt choyés, c’était bon et généreux, je ne comprends toujours pas pourquoi j’avais entendu de mauvais commentaires sur la bouffe au Myanmar. Mais c’est vraiment en fin de journée (le soleil se couche tôt quand même) que je commence à apprécier le décor, avec le soleil qui décline sur les champs de riz et les montagnes.

Jour 1

Jour 1

On arrive enfin à notre premier hôtel 5 étoiles… je rigole, c’est chez l’habitant que nous passerons la nuit. Une maison en bois, avec à l’étage un tas de matelas (enfin, épaisseur tapis de yoga, on s’entend !) et des couvertures. La nuit tombe vite et la seule « douche » (un bac rempli d’eau avec un petit bol en plastique pour verser l’eau) ne suffit pas pour tout notre groupe avant qu’il ne fasse noir et froid. Ce soir, ce sera une douche aux lingettes humides ! La grande fan de camping en moi doit prendre sur elle, surtout du fait de ne pas pouvoir se laver les cheveux. Faut dire que la marche se fait au gros soleil et souvent dans des sentiers poussiéreux. Mais bon, c’est l’aventure !

La nuit chez l’habitant

La nuit chez l’habitant

Le deuxième jour, je me réveille avec le soleil avant tout le monde (enfin, sauf la famille qui nous accueille, bien entendu). J’apprécie ce moment de tranquillité, qui donne l’impression d’être vraiment seule et loin de tout. Après un bon petit déjeuner, c’est reparti pour un autre 6-7 heures de marche. Les paysages me semblent plus beaux cette journée-là, et je papote un peu avec notre gentille guide sur sa vie et son pays. Bref, c’est une belle journée, mais bien fatigante aussi !

Jour 2

Jour 2

Le soir, je prendrai la douche la plus pittoresque de ma vie : non seulement c’est encore un bac d’eau, mais contrairement à celle de la veille qui était tout de même isolée, cette fois le bac se trouve entre 4 murs de planches pas trop étanches, pratiquement dans le milieu de la cour. Bref, de là où on dormait à l’étage, si quelqu’un avait eu la bonne idée de sortir sur le balcon, il aurait eu droit à tout un show !

Douche à gauche, toilette à droite…

Douche à gauche, toilette à droite…

Le 3e jour, on se réveille une fois de plus à l’aube. Les paysages sont très différents ce jour-là, tandis que nous approchons de notre destination. Nous avons tout de même quelques heures de marche encore devant nous, bien sûr ! A l’heure du lunch, on retrouve un peu plus la civilisation pour manger dans un vrai resto. Ensuite, c’est en bateau que nous traversons le lac Inle pour atteindre la ville de Nyaung Shwe. Ce qu’il y a de particulier sur ce lac, ce sont les pêcheurs et leur façon de se tenir en équilibre tout au bout de leur embarcation ! Après une petite heure de traversée, c’est la fin officielle du trek.

Maisons sur pilotis du lac Inle

Maisons sur pilotis du lac Inle

Pêcheurs du lac Inle

Pêcheurs du lac Inle

Je peux enfin rejoindre mon hôtel, et sous une vraie douche bien chaude, oublier les ampoules, les muscles des jambes endoloris, les coups de soleil, ces trois jours de toilettes turques, et effacer toutes ces traces de poussière sur mon corps. Ce qui ne s’effacera pas toutefois, ce sont les souvenirs de cette excursion inoubliable!

Dudy (la fausse roots sportive)

unnamed Pour toutes les photos de la randonnée, c’est ici!

Et la fois où j’ai monté une grosse montagne pendant la nuit

Je ne fais pas trop dans le spirituel en général… je visite bien des temples, des églises, et j’ai lu « Eat Pray Love », mais ça s’arrête à peu près là. Pendant mon séjour au Sri Lanka, j’avais tout de même proposé un petit défi à l’amie qui m’accompagnait : celui de faire la montée du Adam’s Peak.

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Pour vous situer, Adam’s Peak est une montagne de plus de 2000 mètres considérée comme un lieu saint par les hindous, les bouddhistes, les musulmans et les catholiques. Pour une fois que tout ce beau monde est d’accord sur quelque chose, je me disais qu’il devait bien y avoir quelque chose de spécial. Là où ça se corse, c’est que c’est aussi un pèlerinage à faire, avec ses quelques milliers de marches. Et moi, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de le faire aussi, question de donner un peu de profondeur à notre voyage.

Le fameux pic d'Adam!

Le fameux pic d’Adam!

Alors avec mon amie, on se prépare mentalement, on prépare même des petits papiers avec les noms de gens qu’on aime en se disant qu’on se prendra en photo avec lesdits papiers pendant la montée, question de faire un pèlerinage d’amour pour eux, enfin quelque chose du genre.

On commence la montée de nuit, car le but est de voir le lever du soleil. On est pleine de motivation, le ciel est rempli d’étoiles et on se dit qu’on est belles et qu’on est capables. Sauf que 3h de montée, avec des marches pas égales, un sac à dos qui finit par peser et la fatigue accumulée pour des filles pas spécialement sportives, je peux vous dire que c’est long. Je pense que ça m’a paru plus long que l’intégralité du Seigneur des Anneaux en version extended !

Quelque part en chemin, on trouve un spot pour faire une pause devant un bouddha et on se dit que c’est le moment de faire notre trip photo pour les gens qu’on aime. Sauf qu’il y a plein de monde, et quand on s’arrête, en sueur, on se met à avoir froid vu l’altitude, et en plus on se sait pas combien de fichues marches il nous reste à monter ! On se regarde, et d’un accord commun, on se dit « f**k  le spirituel ». On voulait juste arriver.

Je n’y croyais presque plus, mais on a fini par atteindre le sommet. J’aurais pu pleurer. Sauf qu’il restait presque 2h encore avant le lever de soleil et, au sommet, c’est en fait un tout petit plateau avec un temple. C’était déjà bondé avec tous les gens qui étaient montés de jour et s’étaient fait un campement pour être aux premières loges. L’aube arrive, mais on ne voit rien derrière tous ces gens et ces téléphones et appareils photos brandis bien haut vers l’Est.

Lever du soleil au sommet de Adam’s Peak

Tout ce beau monde attendait aussi le lever du soleil

Tout ça et je n’aurai pas la possibilité de voir le lever de soleil promis ? Pas question ! Je détecte un bout de muret sur le côté, où il n’y a personne. Je grimpe sur le muret à l’aide d’une poubelle, j’aide mon amie à se hisser avec moi sur notre petit bout de mur, et là, c’était le carré VIP : vue parfaite et au-dessus de tout le monde.

Début du lever de soleil

Début du lever de soleil

Bon, pour être honnête, ce n’était même pas le plus beau lever de soleil que j’ai vu dans ma vie. Mais c’était quand même particulier avec tous ces gens et les coups de tambours qui accompagnaient le spectacle. Ce qui m’a coupé le souffle, c’est la vue qui s’offrait à nous ensuite : à 2000 mètres dans le noir, on ne se rend pas compte de ce qu’on a pu monter, et on ne voit rien en dehors du sentier. Après le lever du soleil, on voyait les montages et les lacs en contrebas, et on réalisait vraiment l’ampleur de notre parcours. On aurait dit une peinture, et les photos ne rendent malheureusement pas le dixième de la beauté du décor.

Notre vue du sommet une fois le soleil levé

Notre vue du sommet une fois le soleil levé

Voilà, nous avions accompli notre défi. Mais vous savez ce qui est plus dur que de monter des marches pendant 3h ? Les redescendre ! Car dès la première marche, nos mollets voulaient exploser. Mais il y en avait encore pour 3h…

Mission accomplie!

Mission accomplie!

Dudy (la fausse sportive)

unnamedPour plus de photo du Sri Lanka, c’est ici, ici et  et aussi! Mais le safari lui est ici!