Et la fois où je visitais le royaume des chats

Une des questions qui revient le plus souvent à propos de mes voyages, c’est de savoir quelle ville ou pays j’ai préféré… et à chaque fois, je ne sais pas quoi répondre car chaque endroit a son petit quelque chose, chaque voyage apporte quelque chose de différent. Toutefois, une ville a su se faire une petite place toute spéciale dans mon coeur et semble vouloir se hisser parmi mes favorites: Istanbul. 

J’ai visité Istanbul pour la première fois en juillet 2009, et j’y suis retournée en mai 2014. C’est rare que je visite 2 fois le même endroit, mais je vous avoue avoir eu un gros coup de coeur pour cette ville. C’est peut-être dû à son architecture qui nous transporte vers les Mille et Une Nuits, ou à ce moment où je regardais le soleil se coucher sur les mosquées en fumant la chicha sur le pont Galata, ou aux gens sympathiques qui tentaient toujours de nous aider même s’ils ne parlaient pas ma langue, ou aux roses de toutes les couleurs qui égayent les jardins… ou peut-être, serait-ce dû à tous les chats?

Dudy au cours de sa première visite à Istanbul

Je me rappelle en avoir vu beaucoup lors de ma première visite; je me rappelle surtout de celui qui était carrément venu se poser sur mes genoux alors que j’étais assise dans un parc – j’étais charmée!

Le genre de situation qui peut m’immobiliser très longtemps…

J’étais contente de voir que non seulement ils étaient nombreux, mais ils étaient aussi plutôt en forme. En effet, on peut apercevoir régulièrement des bols d’eau et de croquettes un peu partout dans les rues qui leur sont destinés. Une ville qui fait attention à ses chats, c’est une ville que je peux difficilement ne pas aimer!

Quelques chats de la ville…

On les trouve partout, et partout ils sont rois!

En y retournant la 2e fois avec ma petite maman (autre fan incontestée des chats), si j’ai pu constater que mon amour pour la ville était toujours aussi fort, j’ai bien eu l’impression que la population féline avait quant à elle explosée! Ce qui n’était pas pour me déplaire, bien entendu. Je pense que le plus impressionnant était au parc Maçka Demokrasi où il y en avait vraiment partout! Sur la photo suivante, il y en a déjà 8 de visibles, ça vous donne une idée du nombre de chat au mètre carré. C’est assez impressionnant, non?

Véritable parc à chats!

Le souvenir le plus mignon que je garde, c’est ce monsieur qui tranchait sa viande de kebab et qui de temps en temps faisait « accidentellement » tomber un morceau par terre, comme si de rien n’était, au plus grand bonheur du chat qui s’y trouvait! On voit bien que s’occuper des chats fait parti de la routine pour les locaux.

Finalement, je sais bien qu’on en trouve partout des chats, mais je n’en avais jamais autant vu que dans cette ville. C’est vraiment un phénomène, au point qu’un film-documentaire a été réalisé sur les chats d’Istanbul: « Kedi« .  Pour les amoureux des chats, c’est vraiment à regarder, idéalement avec son chat sur les genoux!

Visionnement de « Kedi » avec Monsieur Travis, mon gros kedi à moi!

De mon côté, après le visionnement, je redoublais d’amour pour les chats et pour Istanbul!

Dudy (la crazy cat lady)

unnamedPour toutes les photos d’Istanbul, c’est ici!

PS: Voici la bande-annonce officielle de Kedi!

Et la fois où je buvais un jus entourée de plein de chats

Quand je voyage, j’achète rarement des bébelles en souvenir ; mais je prends beaucoup de photos. Parmi toutes ces photos, il y a souvent un gros pourcentage de photos de chats. Je l’avoue, j’aime beaucouples chats. Tellement que parfois ça m’inquiète d’être célibataire et de vivre seule avec mon chat et mes quelques kilos en trop ; ça pourrait dégénérer et je pourrais me transformer en crazy cat lady… mais ça c’est une autre histoire pour la rubrique psychologie. Quoique certains diront qu’il faut être un peu bizarre quand même pour aller dans un café de chats !

*Texte à l’origine publié pour Les Rockalouves*

Je suis partie au Japon le printemps 2013, question de voir les cerisiers en fleur, et parmi toutes les beautés et les curiosités de ce pays, il y avait les neko cafe. Ça se traduit littéralement par café chat. J’en avais entendu parler auparavant, et je trouvais l’idée assez sympathique (évidemment). Question de se mettre en contexte, il faut comprendre qu’au Japon, beaucoup d’appartement interdisent les animaux de compagnie. Pour ceux et celles qui ont un petit animal à la maison, on sait tous le bien fou que ça peut nous faire, et dans une société comme le Japon avec un niveau de stress élevé, la zoothérapie au café du coin a toute sa raison d’être !

Le premier café que j’ai visité, c’est le Cat Cafe Nekokaiji à Kyoto. Dans une grande tour de bureaux, la seule chose qui nous indique qu’on est au bon endroit est la petite patte féline qui nous indique l’étage dans l’ascenseur. A notre arrivée, c’est tout un rituel qui doit être respecté : après avoir déposé nos effets personnels et nos chaussures dans un casier, on doit se laver les mains (oui oui, avant et pas juste après !) et écouter les directives avant de pouvoir entrer. En effet, on ne fait pas ce qu’on veut avec les chats : pas le droit de les réveiller, pas le droit de prendre dans nos bras… bref l’amour ne se commande pas !

asce

Après avoir commandé notre jus d’orange (ce n’était pas encore l’heure de l’apéro…), on se retrouve dans une grande pièce avec des futons tout autour et des petites tables basses. On s’installe, pas trop sûr de ce qu’on est censés faire devant cette douzaine de chats vénérés. On regarde autour, il y a des jeunes qui ont l’air de se contenter de regarder les chats, une vieille habituée qui a l’air complètement zen avec son gros matou orangé sur les genoux… on se rend compte que chacun y va pour des raisons différentes. On s’approche donc du centre, où il y a des arbres à chats et des poufs, question de tenter une approche avec les « bêtes ». C’est indépendant un chat, hein ?

Échantillon de chats

Échantillon des chats

Après maints efforts équipés de petits jouets à plumes, et la peur de penser que des chats ne puissent pas m’aimer, c’est Tampopo, une petite femelle dont le nom veut dire pissenlit, qui viendra se poser sur mes genoux. Victoire ! Puis d’autres viendront et repartiront, tout ça pendant la grosse heure pour laquelle on avait payé. Après avoir traversé la ville au complet à pied, c’était un bon petit moment de détente dans un contexte original.

La joie d'être acceptée par les chats

La joie d’être acceptée par les chats

Depuis 2012 à Paris, deux Cafés des Chats ont vu le jour, comme un peu partout dans le monde (dont à Montréal).  J’y étais allée en préouverture, et peut-être que je suis trop critique parce que j’ai connu ceux du Japon, mais je ne retrouvais pas ce petit quelque chose que j’avais vécu là-bas. Peut-être parce qu’à Paris, tu payes pour prendre un café et voir des chats, alors qu’au Japon, tu payes pour voir des chats et on t’offre le café… A Paris, les meubles étaient massifs, il pleuvait dehors et les gens gardaient leurs chaussures, donc ce n’était pas super pour s’assoir par terre avec les chats, qui sont censés être la raison première de notre visite après tout.

Je sais que tout ça paraît complètement absurde (voir débile) pour quelqu’un qui n’aime pas les chats, mais c’est vraiment relaxant et cute! Dans le cas du Japon, ça permet aussi de prendre des pauses quand on a un circuit chargé, et de découvrir un côté authentique de la vie nippone. J’y ai en effet vu plus de locaux que de touristes ! Et pour ceux qui n’aimeraient pas les chats, il y aussi des bars à lapins ou à hiboux !…

Dudy (crazy cat lady)