Et la fois où j’étais sur les traces d’Indiana Jones et la Dernière Croisade

J’avais envie de visiter la Jordanie depuis un bon moment déjà, mais je repoussais toujours ce projet, en espérant finir par trouver quelqu’un pour m’y accompagner… mais je ne trouvais pas ! Toutefois, pour célébrer la visite de mon 50e pays, j’avais envie de faire les choses en grand, et je me suis dit qu’au final, c’était maintenant ou jamais, en solo s’il le fallait! Une amie s’est finalement jointe à l’expédition, et c’est avec elle que j’allais découvrir l’une des Sept Nouvelles Merveilles du Monde!

On commence donc l’aventure en après-midi, et je suis déjà toute excitée à l’idée d’être si près du but ! Depuis l’accueil des visiteurs, il faut encore marcher un peu avant d’arriver à l’entrée du Siq, et c’est là que le spectacle commence. C’est déjà très impressionnant de marcher le long de ce petit sentier, avec les falaises qui nous entourent et nous font sentir si petits ! Le Siq fait environ 1.2 km, donc on a bien le temps d’en profiter – entre deux calèches qui y circulent à toute allure, à mon grand désespoir (et sans doute celui des chevaux). J’ai déjà envie de prendre plein de photos des rochers, même si ça ne peut jamais rendre hommage à la réalité et la grandeur du Siq !

Dudy dans le Siq

J’avance encore, un peu fébrile, quand tout-à-coup, j’y suis: j’aperçois la Trésorerie entre les parois du Siq. J’avais tellement attendu ce moment, un peu comme quand je visitais Angkor, que les larmes me montent aux yeux et je suis trop émue pour émettre des sons autre que « pffffff » d’admiration. C’est juste magnifique, et tellement improbable comme architecture ! Et je contemple cette merveille de mes propres yeux!

Quand tu arrives, c’est comme une giffle de bonheur!

El Khazneh (la Trésorerie)

J’en arrive même presque à oublier les autres touristes, les vendeurs et le pauvre chameau qui sert à faire des photos pour les touristes. J’ai du mal à lâcher des yeux la Trésorerie, mais Petra recèle bien d’autres beautés, alors nous poursuivons notre route. De toute façon, on ne peut pas vraiment entrer dans la Trésorerie, sauf si on est Indiana Jones à la recherche du Graal… j’avoue que j’ai eu une petite déception, la façade ne cache ni un temple, ni le chevalier gardien du Graal !

Indy devant le temple du Graal (enfin, El Khazneh, la Trésorerie!)

Il était trop tard pour compléter le sentier principal jusqu’au Monastère ce jour-là, alors nous avons pris le sentier secondaire des tombeaux, puis entrepris la montée jusqu’au sommet de la falaise pour voir la Trésorerie de haut, une vue assez sympathique je dois dire ! C’est aussi là qu’on a rencontré un des fameux Jack Sparrow de Petra, mais ça, je vous en reparlerai dans un prochain article ! On a quand même fini par redescendre alors que le soleil se couchait déjà, et au moment de retraverser le Siq, la nuit était tombée et nous avons dû fait le chemin du retour au clair de lune et à la lumière de nos smartphones, sans personne autour, ce qui était assez sympathique au final.

Un des tombeaux de Petra

Vue sur El Khazneh (la Trésorerie) depuis le sommet du sentier des tombeaux

Le lendemain, nous avons commencé avec la petite randonnée du « back trail », un sentier où il vaut mieux être accompagné mais qui permet d’arriver directement au Monastère « par le haut », et donc d’éviter de revenir sur ses pas sur le sentier principal de Petra (et éviter une bonne montée). Encore une fois, je suis sous le charme; on voit toujours des images de la Trésorerie quand on parle de Petra, mais beaucoup moins du Monastère qui est pourtant tout aussi impressionnant!

Al Dayr (le Monastère)

De là, on commence donc à redescendre le long du sentier principal pour contempler les autres merveilles du site (un temple, une église Byzantine…). Comme rien ne nous arrête et qu’il est encore tôt, on entreprend le sentier du Haut Lieu du Sacrifice. On se perd un peu au début car les indications ne sont pas très claires, et en plus on faisait un peu le chemin en sens inverse de la majorité des gens, mais on finit par se retrouver et le chemin devient plus clair! Sur la toute, une petite pause thé est de mise, pour se donner un peu d’énergie avec toutes ces marches qui nous attendent. Une fois au sommet, on a toute la satisfaction de notre effort (pour les sportives que nous sommes…) et la vue sur les montagnes tout autour est une belle récompense.

Paysage pendant la montée vers le Haut Lieu du Sacrifice

Dudy au sommet de Petra!

Les tombeaux vus depuis le Haut Lieu du Sacrifice

Vue pendant la descente du Haut Lieu du Sacrifice

On peut enfin redescendre, se rafraîchir avec un petit jus frais au restaurant faisant face à la Trésorerie et qui permet de l’admirer une dernière fois avant de repartir.
J’ai trouvé le Siq tout aussi beau sur le chemin du retour, malgré mes pieds fatigués. Mais c’est tout de même le cœur serré que je suis repartie et l’envie de dire « Voir Petra et mourir ».

Mais bon, le désert m’attendait…

Dudy Jones and her 50th Crusade

unnamedPour toutes les photos de la Jordanie, il y a la Partie 1 et la Partie 2!

Et la fois où je visitais le royaume des chats

Une des questions qui revient le plus souvent à propos de mes voyages, c’est de savoir quelle ville ou pays j’ai préféré… et à chaque fois, je ne sais pas quoi répondre car chaque endroit a son petit quelque chose, chaque voyage apporte quelque chose de différent. Toutefois, une ville a su se faire une petite place toute spéciale dans mon coeur et semble vouloir se hisser parmi mes favorites: Istanbul. 

J’ai visité Istanbul pour la première fois en juillet 2009, et j’y suis retournée en mai 2014. C’est rare que je visite 2 fois le même endroit, mais je vous avoue avoir eu un gros coup de coeur pour cette ville. C’est peut-être dû à son architecture qui nous transporte vers les Mille et Une Nuits, ou à ce moment où je regardais le soleil se coucher sur les mosquées en fumant la chicha sur le pont Galata, ou aux gens sympathiques qui tentaient toujours de nous aider même s’ils ne parlaient pas ma langue, ou aux roses de toutes les couleurs qui égayent les jardins… ou peut-être, serait-ce dû à tous les chats?

Dudy au cours de sa première visite à Istanbul

Je me rappelle en avoir vu beaucoup lors de ma première visite; je me rappelle surtout de celui qui était carrément venu se poser sur mes genoux alors que j’étais assise dans un parc – j’étais charmée!

Le genre de situation qui peut m’immobiliser très longtemps…

J’étais contente de voir que non seulement ils étaient nombreux, mais ils étaient aussi plutôt en forme. En effet, on peut apercevoir régulièrement des bols d’eau et de croquettes un peu partout dans les rues qui leur sont destinés. Une ville qui fait attention à ses chats, c’est une ville que je peux difficilement ne pas aimer!

Quelques chats de la ville…

On les trouve partout, et partout ils sont rois!

En y retournant la 2e fois avec ma petite maman (autre fan incontestée des chats), si j’ai pu constater que mon amour pour la ville était toujours aussi fort, j’ai bien eu l’impression que la population féline avait quant à elle explosée! Ce qui n’était pas pour me déplaire, bien entendu. Je pense que le plus impressionnant était au parc Maçka Demokrasi où il y en avait vraiment partout! Sur la photo suivante, il y en a déjà 8 de visibles, ça vous donne une idée du nombre de chat au mètre carré. C’est assez impressionnant, non?

Véritable parc à chats!

Le souvenir le plus mignon que je garde, c’est ce monsieur qui tranchait sa viande de kebab et qui de temps en temps faisait « accidentellement » tomber un morceau par terre, comme si de rien n’était, au plus grand bonheur du chat qui s’y trouvait! On voit bien que s’occuper des chats fait parti de la routine pour les locaux.

Finalement, je sais bien qu’on en trouve partout des chats, mais je n’en avais jamais autant vu que dans cette ville. C’est vraiment un phénomène, au point qu’un film-documentaire a été réalisé sur les chats d’Istanbul: « Kedi« .  Pour les amoureux des chats, c’est vraiment à regarder, idéalement avec son chat sur les genoux!

Visionnement de « Kedi » avec Monsieur Travis, mon gros kedi à moi!

De mon côté, après le visionnement, je redoublais d’amour pour les chats et pour Istanbul!

Dudy (la crazy cat lady)

unnamedPour toutes les photos d’Istanbul, c’est ici!

PS: Voici la bande-annonce officielle de Kedi!

Et la fois où je faisais un pique-nique sur un glacier

Après avoir visité le bout du monde, je me suis envolée pour El Calafate ou m’attendait ce que je prévoyais être mon plus gros défi de vancances: le Big Ice, alias la randonnée sur le glacier Perito Moreno. Moi qui avais peur de ne pas être à la hauteur physiquement, le Big Ice a pourtant été plus qu’à la hauteur de mes attentes et s’est finalement avéré être le highlight de mon voyage!

Les commentaires étaient plutôt unanimes sur ce tour : malgré le prix et la difficulté physique, il fallait le faire. Et donc, je le fis ! La journée s’annonçait plutôt tristounette, avec des nuages gris et une petite pluie fine… mais ça n’allait pas empêcher que notre premier arrêt au Mirador du Parc National Los Glaciares pour observer le glacier Perito Moreno me laisse un souvenir inoubliable. On s’entend que, en tant que Québécoise, j’en ai vu de la neige et de la glace dans ma vie, et plus que pas assez si vous voulez mon avis ! Mais je n’avais jamais vu de la neige et de glace former un ensemble aussi beau en pleine nature : ce bleu incroyable au travers du blanc formant une masse immense au milieu d’un paysage sans neige… Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est le grondement et le grincement du glacier ! Si les autres touristes le permettent, on regarde le glacier dans le silence, quand tout à coup le « tonnerre » du glacier se fait entendre, et j’en étais hypnotisée!

Vue depuis le Mirador

Vue du Perito Moreno depuis le Mirador

J’ai quitté le mirador, un peu à reculons je dois dire, pour aller prendre le bateau qui nous menait au point d’accès du glacier.

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Enfin, il fallait marcher une bonne heure pour se rendre à notre point de départ, et selon moi, c’était la partie la plus physique car souvent en montée et avec tout le groupe en file indienne et les crampons à la main (pas de place dans mon mini sac à dos). Mais nous longions le glacier, et sa vue et l’anticipation d’y marcher me poussait à aller de l’avant gaiement. J’étais tout de même bien contente d’arriver, tout en sachant que ce n’était que le début de la balade! Nous avons enfilé les crampons, nous nous sommes divisés en plus petits groupes, et malgré ma peur irrationnelle que le glacier ne cède sous mes pas et que je disparaisse dans l’eau glacée, nous avons abordé le Perito Moreno.

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Les formes fantomatiques en longeant le glacier

Après un court topo sur la manière de marcher, grimper ou descendre, je me suis rendue compte que ce n’était pas si difficile que ça après tout! Nous avions donc 3h devant nous pour arpenter les formes du glaciers, traverser ses failles, admirer son horizon, chanter Let It Go en se prenant pour la Reine des Neiges, et juste profiter du fait de se retrouver dans cet endroit si particulier au milieu de nulle part.

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♪ Let it go, let it go… I’m one with the wind and sky! ♪

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Parfois on a quand même besoin d’un petit coup de main!

Une fois bien au centre du glacier, avec la famine qui se faisait sentir, nous avons pu nous installer pour manger nos lunchs assis sur la neige. Le soleil faisait apparition depuis un moment au travers des nuages, alors le temps était plutôt agréable! C’est un sentiment un peu absurde que de se retrouver assise dans la neige au milieu de nulle part, avec mon petit plat de pâtes à la sauce tomate cuisiné la veille… on est loin du pique-nique au Champs de Mars en été!

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De la belle neige et le soleil qui se joint à nous

Nous avons poursuivi notre marche encore un moment, en passant par un tourbillon naturel d’eau au milieu du glacier, et en remplissant nos bouteilles d’eau directement à la source! Quoi de mieux pour se sentir en harmonie avec la nature?

C'est pas le plus pur des bleus ça?

C’est pas le plus pur des bleus ça?

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Quand il n’y a que de la neige et des montagnes autour de toi…

C’est encore un peu à reculons, encore, que nous avons dû nous diriger à nouveau à la limite du glacier: il était temps de quitter la neige et les crampons. La route pour retourner jusqu’au bateau m’a semblé 3 fois plus longue qu’à l’aller, malgré le fait qu’elle était en descente; sans doute mes jambes qui commençaient à me faire la gueule après l’effort! Mais en remontant sur le bateau, une petite surprise nous attendait…

Whisky et chocolat pour terminer laventure

Whisky et chocolat pour terminer l’aventure, quoi de mieux?

En fait si, il y avait moyen de faire mieux: rentrer à l’auberge, prendre une bonne douche, et aller dévorer un excellent repas au Buenos Cruces avec un demi de vin avant d’aller dormir!

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Big Ice = Big Faim!

Ça, c’est ce qu’on appelle une belle journée bien remplie! Je n’avais jamais vécu une telle expérience dans un tel envrionnement, et j’en garde un souvenir inoubliable.

Dudy la Reine des Neiges

unnamedPour toutes les photos du Big Ice et de la ville d’El Calafate, c’est ici!